cache information close 

Lettres: Hommage à ceux qui sont désavoués quand ça brasse!

Aujourd'hui, James Gabriel doit avoir la nausée, la même envie de vomir qu'a dû ressentir Léon Lafleur avant de sombrer. La même aussi que subissent chaque jour à petite dose, les cadres qui doivent négocier avec des barbares protégés de façon inconditionnelle par leur syndicat et qu'on laisse tomber lâchement dès que cela brasse un peu.

Les élus et les dirigeants ont tendance à oublier ceux qui étaient là pour soutenir leurs principes et faire avancer leur cause avant que cela ne brasse. Ils ont tendance à oublier le travail de ceux qui étaient au front hier et les jours précédents. Ils ont tendance à oublier qu'hier vous étiez là et que cela brassait juste un peu moins qu'aujourd'hui.

Monsieur Gabriel et autres désavoués, rappelez-vous le cri des oies au printemps, l'odeur des fleurs sauvages quand le soleil se couche en août, le sourire de votre petit dernier..., rappelez-vous que les petits bonheurs sont aussi importants que les grands et qu'en soit cela devrait être suffisant pour aimer la vie.