Lettres: Difficile bénévolat

Lettre à Alain Stanké - Je termine la lecture de votre texte («L'insondable abîme de notre générosité») en page Idées du Devoir du 8 janvier. Je trouve triste que notre société en soit rendue là. Continuez à donner, M. Stanké, comme j'espère que d'autres continueront à le faire. Je trouve votre idée de dons de livres extraordinaire.

De nos jours, il est même difficile de donner de son temps... J'ai voulu, il y a environ dix ans, accompagner des personnes âgées seules et malades d'un hôpital en leur faisant la lecture de romans à haute voix. Je me proposais aussi pour coiffer et maquiller les dames. Résultat: on m'a dit que je ne pouvais pas donner le temps que je voulais (environ deux heures par semaine) ni le donner au moment où je le voulais. Le bénévolat, à cet endroit, c'était le mardi, et l'activité était déjà organisée: un bingo! Dommage, j'aurais profité de cette expérience. De plus, j'aurais sans doute réconforté des personnes seules.