Il y a des gains pour le Québec à élire Mulcair

Le chef du NPD, Thomas Mulcair
Photo: Jacques Nadeau Le Devoir Le chef du NPD, Thomas Mulcair

Je suis indépendantiste ; je suis de gauche ; je suis contre le multiculturalisme canadien ; je suis contre le pétrole ; je suis pour une assemblée constituante citoyenne non partisane et non instrumentalisée par un parti aspirant à gouverner ; je ne suis membre d’aucun parti ; je ne défends aucun parti ; mais je suis pragmatique ; je considère qu’une élection sert à désigner ceux qui vont exercer le pouvoir et non à faire profession de foi ; c’est pourquoi je vais vraisemblablement voter NPD.

MM. Roche et Gill ont beau être des universitaires respectés (quoique souvent controversés), leur texte me paraît rempli de demi-vérités, comme tous les textes partisans. Permettez-moi d’en relever quelques-unes.

Je voterai pour le NPD non pour contribuer à la construction d’un Canada de gauche (on n’en est pas là !), mais pour éviter que le Québec ait à subir les politiques de droite de Harper : militarisme, justice punitive, appui inconditionnel à Israël, tout pétrole, déni des GES, intégrisme moral, mépris des scientifiques, des travailleurs saisonniers, des chômeurs, de l’information, du Parlement, démantèlement de Radio-Canada, etc.

Il est indéniable que, même si le NPD demeure un parti fédéraliste, multiculturaliste, faiblement social-démocrate et complaisant sur certains pipelines, et si son chef Mulcair a un passé peu rassurant pour les Québécois francophones, en attendant que le Québec soit indépendant, il y a des gains nets pour le Québec à élire le NPD sur le plan de la fiscalité, de la politique internationale, de l’environnement, des mesures sociales, du droit de retrait du Québec avec compensation, du fédéralisme asymétrique, de la représentation québécoise, etc.

Aucun parti politique ni canadien ni québécois, Québec solidaire compris, ne remet vraiment en question le néolibéralisme. À ce titre, MM. Roche et Gill n’ont qu’un choix : ne pas voter du tout, ni au fédéral ni au provincial.

La défense du Québec, c’est de plus en plus clair avec un Canada qui a décidé de nous ignorer et de se passer de nous (nous en avons eu une preuve de plus lors de la clôture des Jeux panaméricains de Toronto), ne se fera pas à Ottawa mais à Québec. C’est à Québec que Duceppe devrait aller s’il veut être utile au Québec plutôt que de se complaire à flatter l’ego des indépendantistes inconditionnels (et le sien !).

J’aimerais bien qu’on m’indique où et quand les syndicats se sont positionnés clairement en faveur d’une assemblée constituante citoyenne et non partisane pour permettre au peuple québécois de définir lui-même le pays et les institutions démocratiques qu’il veut. Dans les deux autres cas mentionnés d’ailleurs (QS et Oui-Québec), la proposition de constituante est si accessoire qu’elle risque fort d’être instrumentalisée au service de l’indépendance ou d’un programme partisan de gouvernement.

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Le déclencheur

« Bon nombre de progressistes se réclamant de l’indépendance s’apprêtent à appuyer le NPD aux élections fédérales de l’automne. Voter pour le Bloc québécois leur apparaît comme une menace à l’objectif qui consiste à congédier le gouvernement conservateur. […] Ils se justifient en soutenant que le Bloc aurait “ joué son rôle historique ” et que le peuple québécois aurait pris à son égard une décision définitive en 2011. […] Nous ne souscrivons pas à cette analyse. Si compréhensible soit la hâte de se débarrasser du gouvernement Harper, le combat politique ne peut se limiter à ce projet. »

— Michel Roche et Louis Gill, «Le dilemme des progressistes indépendantistes», Le Devoir, 27 juillet 2015
74 commentaires
  • Hélène Paulette - Abonnée 30 juillet 2015 00 h 30

    Excusez-moi monsieur Bouchard...

    Mais c'est du déjà vu... Le Québec a voté massiivement pour le NPD et ça nous a valu un Harper majoritaire. Au mieux le Québec sera l'opposition officielle... L'histoire nous dit qu'alors nous serons mieux servis par le Bloc que par le NPD qui n'a rien fait pour nous depuis quatre ans.

    • Johanne St-Amour - Inscrite 30 juillet 2015 09 h 23

      Effectivement Mme Paulette. Roméo Bouchard s'évertue sur Facebook à convaincre tout un chacun de son opinion allant même jusqu'à qualifier les gens de trop partisans parce qu'ils tiennent à voter pour le Bloc plutôt que pour Mulcair. Cela en est fatigant!

      Et oui, les Québécois ont voté pour le NPD la dernière fois: et qu'est-ce que cela a changé pour les Québécois: nada! L'existence du Bloc est encore nettement justifié à mon avis. Roméo Bouchard oublie lui, entre autres possibilités, que le Bloc a déjà été l'opposition officielle.

    • Raymond Labelle - Abonné 30 juillet 2015 12 h 55

      Le vote NPD a eu peu d'effet concret car le parti conservateur a été élu majoritaire. Remplacez les députés du NPD par des députés du Bloc, et vous avez encore un gouvernement conservateur majoritaire. Ça c'est pour les dernières élections.

      Quant aux élections qui viennent, on ne peut pas être certain d'avance qu'il y aura un gouvernement conservateur majoritaire. Un gouvernement du NPD semble même possible...surtout avec l'appui du Québec. Mais on est ici dans la prévision.

      Ce qui est certain. Le Bloc ne peut former le gouvernement. Il est plus difficile pour le NPD ou le PLC de s'allier au Bloc pour contrer les conservateurs que de s'allier entre eux. Le Bloc, pour justifier son existence, en l'absence d'indépendance à l'horizon, dit qu'il défendra "les intérêts du Québec" et devra donc défendre les politiques du gouvernement Couillard, dont le gros du mandat recoupera le prochain mandat fédéral et dont les actions relèvent de la juridiction provinciale de toute façon.

      Il s'agit d'une élection fédérale pour élire le gouvernement fédéral. Le plus logique est de voter pour le parti dont le programme de gouvernement fédéral est le plus près de ce que vous croyez meilleur dans l'administration de la juridiction fédérale.

    • Christian Montmarquette - Abonné 30 juillet 2015 13 h 14

      «L'histoire nous dit qu'alors nous serons mieux servis par le Bloc que par le NPD qui n'a rien fait pour nous depuis quatre ans.»-Hélène Paulette

      Mme Paulette,

      Le Bloc québécois n'a pas le monopole de la défense des intérêts du Québec; surtout pas quand on sait que Duceppe a déclaré qu'il était disposé à faire alliance avec Harper et que le Bloc avait appuyé l'ignoble C-51 avant de faire volte-face écrasé sous une mer de protestations.

      Et concernant ladite défense des intérêts du Québec, voici quelque éléments qui devraient contrecarrer les préjugés :

      Durant les quatre dernières années, le NPD a lutté avec acharnement contre les politiques conservatrices telles que :

      L'abolition des services à Postes Canada
      Le saccage de l'assurance-emploi
      Les compressions à Radio-Canada et dans la sécurité ferroviaire,
      La fin de la protection des lacs et des rivières,
      Le port de Cacouna
      Le musellement des scientifiques
      Le projet de loi C-51
      La diminution et suppression des subventions aux organismes de défenses des droits et libertés, droits des Autochtones, droits des femmes.
      La diminution et suppression des subventions aux groupes écologistes et aux mouvements de coopération internationale.
      La politique guerrière de Stephen Harper
      Les politiques économique et sociale régressives
      Les actes antisyndicaux et antitravailleurs
      L'atteinte à notre démocratie en discréditant nos institutions démocratiques et leur loi électorale.

      De même que la dégradation de l'image du Canada à l'internationale en se retirant du protocole de Kyoto, en mettant fin à son rôle de maintien de la paix.

      Christian Montmarquette

    • Johanne St-Amour - Inscrite 30 juillet 2015 17 h 06

      Le Bloc ne défendra pas les intérêts du Québec selon les politiques du gouvernement Couillard. Vous êtes allé chercher ça un peu loin! Déjà, le Bloc se positionne contre le partenariat transpacifique alors que Philippe Couillard est pour!!!

      Je défendrai mes convictions et voterai donc Bloc québécois pour un vote authentique comme le disait si bien Denis Monière dans ces pages
      http://www.ledevoir.com/politique/canada/443272/vo

    • Raymond Labelle - Abonné 30 juillet 2015 21 h 56

      À Mme St-Amour.

      Illustrons par un exemple. Le Bloc avait défendu l'idée indéfendable que l'amiante était un produit sécuritaire et ce, avec constance et régularité. Pourquoi? Parce qu'il s'agissait du point de vue du gouvernement du Québec (le gouvernement Charest) qui favorisait l'exploitation de la mine Jeffrey. Comme le Bloc "défend les intérêts du Québec"... En ce sens, le Bloc a fait un travail de bon soldat.

      C'est la seule façon qu'a le Bloc de justifier son existence, en l'absence d'indépendance ou de référendum dans un horizon prévisible. Et que faire si le PQ n’est pas au pouvoir à Québec?

      Pour ce qui est du pipeline, la position du Bloc est proche de celle du NPD: seulement si sécuritaire. La position du Bloc est que, c'est au gouvernement provincial de décider. En ce sens, il a raison: le gouvernement provincial a le pouvoir de bloquer le projet, en tout cas c'est ce qu'affirmait Martine Ouellet pendant la course à la chefferie, et ça se défend. Il ne faut pas sous-estimer les pouvoirs du Québec dans le régime actuel. Mais si le gouvernement du Québec a ce pouvoir, pourquoi le Bloc?

      Quoiqu'il en soit, si éventuellement le gouvernement du Québec prend position pour le pipeline, à la condition que des normes environnementales strictes soient imposées, le Bloc, dans la défense des intérêts du Québec, devrait faire comme il a fait dans le dossier de l'amiante et prendre la même position.

    • Raymond Labelle - Abonné 30 juillet 2015 22 h 16

      À Mme Saint-Amour. Le NPD a pris une position ferme sur la nécessité de maintenir la gestion de l'offre dans le cadre des négociations relatives au PTP:

      http://www.npd.ca/nouvelles/le-npd-sera-un-allie-f

      Une chose malheureuse: si le gouvernement actuel négocie une entente avant les élections, il sera difficile pour quiconque, y compris le Bloc, de remettre la pâte à dents dans le tube.

      Quel est le meilleur calcul: risquer d'avoir un gouvernement NPD résolu à protéger ce système (gestion de l’offre), ou risquer d'avoir un gouvernement conservateur (en votant pour le Bloc plutôt que pour le NPD), même minoritaire, qui serait moins ferme sur la protection de ce système?

      Poser la question, c'est y répondre.

      Il est difficile pour les partis d'opposition de renverser un gouvernement minoritaire immédiatement après les élections.

      C'est encore plus difficile pour le NPD et le PLC s'ils doivent s'allier avec le Bloc, honni dans le ROC, et structurellement indifférent au fonctionnement des institutions fédérales.

    • Christian Montmarquette - Abonné 31 juillet 2015 07 h 39


      «Déjà, le Bloc se positionne contre le partenariat transpacifique»-Johanne St-Amour

      Je vous ferez remarquer Mme St-Amour, qu'en matière de pétrole, l'approche du Bloc, s révèle finalement semblable à la position du NPD.

      « Rien ne devrait pouvoir se faire «tant qu'il n'y a pas un feu vert environnemental..» - Gilles Duceppe.» - Le Soleil, 26 juillet 2015

      - Cm

    • Raymond Labelle - Abonné 31 juillet 2015 09 h 38

      Vous aurez compris que l'acronyme PTP dans mon intervention ci-dessus est pour "Partenariat Trans-Pacifique". Dans cette intervention, je mentionnais que le NPD avait la même position que le Bloc sur cette question (avec lien à la déclaration officielle du NPD à ce sujet).

      Je mentionnais aussi que mieux valait risquer d'avoir un gouvernement qui adopte cette position plutôt que de faire élire les conservateurs en appuyant le Bloc plutôt que le NPD.

  • Denis Paquette - Abonné 30 juillet 2015 00 h 44

    Le renvoyer dans ses terres ce politicien optu

    QU'est ce qui presse le plus, ni le NPD ni le Bloc , mais foutre Harper dehors, voila la vraie priorité, que ce soit a propos du Québec ou du Canada, c'est un catastrophe, voila pourquoi il est la priorité, le renvoyer dans ces terres, ce politicien optu

    • Gilbert Turp - Abonné 30 juillet 2015 08 h 43

      Il me semble que vous confondez urgence (dans votre cas, se débarasser de Harper) et priorité (dans mon cas, contrer le pipeline et autres désastres environnementaux et faire aboutir la souveraineté du Québec).

      L'ennui avec les urgences, c'est qu'il y en a toujours, et que d'urgence en urgence, on finit par remettre à plus tard ou à perdre de vue nos priorités.

    • Sylvain Deschênes - Abonné 30 juillet 2015 09 h 04

      Ce ne sont pas les Québécois qui mettent Harper au pouvoir.
      Nous n'avons rien à y voir ni pour le maintenir ni pour le foutre dehors. C'est le Canada dont on doit se débarrasser.

    • Sylvain Auclair - Abonné 30 juillet 2015 10 h 01

      Optu? Ça veut dire quoi?

    • Raymond Labelle - Abonné 1 août 2015 08 h 41

      À M. Turp.

      La Colombie-Britannique a bloqué le projet de pipeline sur son territoire. Il n'y a pourtant pas de BC Block (ou l'équivalent) aux Communes et ce gouvernement provincial n'est pas indépendantiste. La juridiction provinciale a le pouvoir de le faire. Pas besoin de Bloc pour ça, ni de faire l'indépendance.

      Curieusement, le PQ ne reconnaît même pas la juridiction du Québec pour interdire le pipeline sur son territoire - ses déclarations officielles sur le pipeline ne font que regretter la juridiction qu'a le gouvernement fédéral, et ne disent rien de sa position sur le fond (ferait-il quelque chose pour s'y opposer s'il était au gouvernement? Mystère...)

      Pourtant, le candidat à la chefferie Lisée s'était formellement opposé au passage d'un pipeline sur le territoire, et proposait de régir strictement le passage du pétrole par d'autres modes. Il ne semblait pas se poser de questions sur la possibilité du gouvernement québécois de ce faire dans le régime actuel (http://jflisee.org/le-quebec-et-le-petrole-pour-un ).

      Mais le PQ a choisi PKP, dont on ne sait pas grand-chose de la position sur la question. Au début, il affirmait que seul le fédéral avait juridiction, que l'on ne pouvait rien faire dans le régime actuel, ce qui n'est pas exact, puis c'est devenu plus flou.

      Au Québec, seul QS est clairement et résolument contre ce projet.

  • Yves Côté - Abonné 30 juillet 2015 04 h 18

    Autobus ou charrette

    Monsieur Bouchard, je pense que vous allez donc voter à moitié, tout au plus et au meilleur des cas, pour le Québec.
    C'est pas beaucoup. Surtout pas assez...
    Pour pouvoir diriger un autobus vers la droite ou vers la gauche, je pense qu'il vaut mieux devenir propriétaire de la compagnie d'autobus.
    Pas propriétaire uninominal, je suis de gauche donc d'accord avec vous là-dessus, mais propriétaire quand même...
    Avec tant d'autres Québécois, que le véhicule de notre destin collectif n'appartiendra qu'à nous seuls.
    Votre choix est respectable, mais puisque vous nous donnez ce matin à réfléchir ensemble autour de votre lettre, je vous dis ce que j'en pense : c'est une erreur.
    Le Bloc en a fait aussi ?
    Vraii. Mais quel est le total d'une erreur plus des erreurs ?
    Ce choix m'apparaît avoir l'inconvénient premier d'entretenir l'avantage que possèdent nos adversaires politiques sur nous, de décider que nous ne sommes bons qu'à nous asseoir au fond d'une vieille charrette monarchique brinquebalante... Tous passivement, j'allais écrire sagement, alors que les autres passagers décident du trajet et de la destination à imposer au chauffeur de la société "Ottawa Political Transportation".
    Moi, je pense qu'il vaut mieux d'abord s'unir tous en démocratie pour mettre le Canada à sa place. Cette place étant selon moi, hors d'un Québec républicain.
    Quitte pour le coup, à gauche mais aussi à droite, à en avoir quelques petits boutons d'insatisfaction qui irritent notre propre sensibilité... Après tout, la solidarité peut aller jusqu'à savoir que tous nous aurons à nous gratter un peu par la suite des choses...
    Plutôt que d'estimer que nous Québécois pouvons faire une différence au Canada, unissons-nous tous pour un pays d'abord. Ensuite, nous causerons ensemble pour orienter ses propres politiques. N'est-ce pas une mesure de garantie de notre sens démocratique ?
    "Tel tout pays normal", aurait peut-être ajouté Monsieur Parizeau ?

    Vive le Québec libre, Monsieur !

    • Christian Montmarquette - Abonné 30 juillet 2015 09 h 06

      « Unissons-nous tous pour un pays d'abord. Ensuite, nous causerons ensemble pour orienter ses propres politiques.» - Yves Côté

      Les péquistes semblent toujours aussi incapables de marcher et de mâcher de la gomme en même temps.

      Mais quelle est donc cette logique à deux sous, que de prétendre qu’il n’est pas permis, ou pas possible, de faire de la politique axée sur le débat gauche-droite en même temps que sur l’axe fédéraliste-souverainiste ? Et tout ça, pendant que le Parti québécois ne cesse d’imposer ou d’appuyer des politique d’austérité de droite, en même temps qu’il prétend qu’il voudrait faire taire le débat gauche-droite ?

      Une simple analyse démontre que cette pseudo logique péquiste ne tient pas la route et ne sert qu’à tenter de discréditer la lutte de gauche et la lutte sociale. D’autant plus qu’en refusant la lutte gauche-droite d’ici l’indépendance, on risque de détruire le Québec réel au profit du coup du de dés d’un Québec virtuel.

      Christian Montmarquette

    • Sylvain Auclair - Abonné 30 juillet 2015 12 h 19

      Monsieur Montmarquette,
      Pourquoi faudrait-il par avance décider de se passer de l'appui de ceux qui sont pour l'indépendance mais contre un certain projet politique? Parce que, ne vous en déplaise, le Québec indépendant sera démocratique et voguera sans doute entre la gauche, le centre et la droite, quoi que ces termes puissent vouloir dire dans cinquante ou cent ans.

    • Raymond Labelle - Abonné 30 juillet 2015 12 h 58

      Tant que l'indépendance n'est pas faite, nous sommes en régime fédéral.

      Il s'agit d'une élection fédérale. Le plus logique est de voter pour le parti qui propose un programme de gouvernement de la juridiction fédérale qui correspond le plus à ses valeurs.

    • Christian Montmarquette - Abonné 30 juillet 2015 17 h 22

      «Pourquoi faudrait-il par avance décider de se passer de l'appui de ceux qui sont pour l'indépendance mais contre un certain projet politique?»-Sylvain Auclair

      Alors, expliquez-moi pourquoi faudrait-il endurer les politiques de néolibérales de droite d'austérité du PQ d'ici l'indépendance, et ce, c'est si jamais l'indépendance est acceptée?

      Référence :

      «LE BUDGET MARCEAU ; « Austérité préélectorale à Québec» :

      http://www.ledevoir.com/politique/quebec/400644/bu

      .

    • Richard Maltais Desjardins - Abonné 30 juillet 2015 22 h 42

      « quelle est donc cette logique à deux sous, que de prétendre qu’il n’est pas permis, ou pas possible, de faire de la politique axée sur le débat gauche-droite en même temps que sur l’axe fédéraliste-souverainiste ? »

      Monsieur Montmarquette, j'ajouterais que non seulement c'est permis ou même possible, mais encore que c'est nécessaire, au sens où le débat sur la question nationale doit nécessairement se faire en même temps selon l'axe gauche-droite. Ceux qui prétendent le contraire acceptent déjà que leur autobus (pour reprendre l'image de monsieur Côté sans lui faire procès d'intention) emprunte les voies tracées par les courants politiques dominants, quelque effort qu'ils mettent à faire abstraction du cours néolibéral des choses, qui ne les inquiète pas tant, on dirait...

      Le PQ de René Lévesque aurait très bien pu se contenter du rôle de successeur naturel des bleus de l'Union Nationale en poussant juste un peu plus avant les ardeurs nationalistes traditionnelles, comme Daniel Johnson père l'avait fait. Au lieu de quoi il s'est fait le porteur non seulement d'un projet de pays mais d'abord d'un projet de société alternatifs.

  • Luc Archambault - Abonné 30 juillet 2015 06 h 29

    Gauche néo-autocrate = 0 démocrate

    Le NPIDI valide l'État illégitime du Canada qui n'a jamais obtenu pour ses Actes constituants le clair OUI référendaire des Québécois,es. Cette validation de la négation de la souveraineté démocratique constituante du Peuple ne peut en aucun cas être progressiste. Il n'y a de progrès que démocratique. L'État du Canada s'impose au Québec, par-dessus la tête démocratique constituante des Québécois,es. Cet État est démocratiquement illégitime.
    Former un gouvernement qui accepte de se gouverner et de gouverner Le Peuple en vertu d'une légalité constituante illégitime qui n'est pas celle du Peuple ne peut que nier toute espèce de légitimité démocratique. Le NPIDI comme les autres entend bien participer à cette négation, aucun démocrate ne peut valider une telle chose.
    On ne peut se dire démocrate et valider ce qui est le contraire de la démocratie. Tout démocrate qui est face à un État de clair déni démocratique se doit de participer au renversement démocratique de tel État de non-droit démocratie, non pas encourager un parti de gauche néo-autocrate canadian qui valide l'État illégitime du Canada.
    Que valent « les gains », environnementaux, fiscaux, sociaux, quand on vit dans un État qui nie la primauté démcoratique de la souveraineté constituante du Peuple ? Rien du tout. Comme l'a compris Charles de Gaulle en juin 1940. L'Histoire lui a donné raison et a donné tort à la gouvernance collabo d'un État qui s'impose d'autorité impériale par-dessus la tête démocratique constituante du Peuple.

  • Christine Rychlik - Inscrite 30 juillet 2015 07 h 38

    Se tirer dans le pied

    Mulcair menbre d'Alliance Québec, un mouvement pour contester la loi 101. Mulcair comme premier ministre, je passe.

    • Christian Montmarquette - Abonné 30 juillet 2015 08 h 52

      Quand on étudie un programme de parti politique Mme Rychlik.. Il n’est pas interdit de considérer d’autres éléments que le seul élément linguistique, comme entre autres choses, le fait que le NPD veut abolir la loi sur la clarté référendaire des libéraux qui exigeait plus que 50% + 1 des votes pour reconnaître l’indépendance du Québec.

      - Cm

    • Patrick Boulanger - Abonné 30 juillet 2015 10 h 57

      Vous omettez de souligner un aspect de la carrière de M. Mulcair qui semble méconnu des gens si je me fie aux commentaires sur ce site : " Thomas Mulcair, chef du Nouveau Parti démocratique, a tenu de sérieuses discussions avec le Parti conservateur en 2007 en vue de se joindre à l’équipe de conseillers de Stephen Harper. ". Ouch! Si c'était M. Duceppe ou M. Péladeau qui s'était offert de la sorte je connais un commentateur sur ce site qui ne se gênerait pas à faire des amalgames douteux avec une telle information.

      Voir: http://www.ledevoir.com/politique/canada/443976/mu

    • Patrick Boulanger - Abonné 30 juillet 2015 10 h 57

      Vous omettez de souligner un aspect de la carrière de M. Mulcair qui semble méconnu des gens si je me fie aux commentaires sur ce site : " Thomas Mulcair, chef du Nouveau Parti démocratique, a tenu de sérieuses discussions avec le Parti conservateur en 2007 en vue de se joindre à l’équipe de conseillers de Stephen Harper. ". Ouch! Si c'était M. Duceppe ou M. Péladeau qui s'était offert de la sorte je connais un commentateur sur ce site qui ne se gênerait pas à faire des amalgames douteux avec une telle information.

      Voir: http://www.ledevoir.com/politique/canada/443976/mu

    • Christian Montmarquette - Abonné 30 juillet 2015 12 h 24

      Pour autant que je sache, ce sont les conservarteurs qui ont approché Mulcair pour l'avoir comme conseiller; une offre que Mulcair à refuser.

    • Jacques Audet - Inscrit 30 juillet 2015 13 h 31

      Mulcair aurait jonglé avec l'idée de se joindre aux conservateurs, mais vous oublier de mentionner que le Bloc a été fondé par des conservateurs et qu'un de ces conservateurs, Lucien Bouchard, a dirigé le PQ. Arrêterez-vous de soutenir le Bloc et le PQ pour cette raison?

    • Gilles Théberge - Abonné 30 juillet 2015 15 h 57

      Pour autant que l'on sache peu importe qui a fait les premiers pas, l'essentiel étant que c'est sur une divergence financière que Mulcair a renoncé à se joindre aux conservateurs.

      Harper 1 Mulcair zéro!

    • Patrick Boulanger - Abonné 30 juillet 2015 22 h 04

      @ M. Montmarquette

      " Pour autant que je sache, ce sont les conservarteurs qui ont approché Mulcair pour l'avoir comme conseiller; une offre que Mulcair à refuser." (M. Montmarquette)?

      M. Montmarquette, si l'article dit vrai, M. Mulcair aurait eu de " sérieuses discussions " au sujet de se joindre au parti de M. Harper. Ce n'est pas rien comme affirmation. Si MM. Péladeau et Duceppe aurait fait de même, auriez-vous cette même réaction à nous offrir?

    • Patrick Boulanger - Abonné 31 juillet 2015 06 h 00

      @ M. Montmarquette

      M. Montmarquette, M. Mulcair a refusé de se joindre à l'équipe de M. Harper pour une question... d'argent ou de politique environnementale. Ce n'est pas rien cette histoire-là!

    • Christian Montmarquette - Abonné 31 juillet 2015 07 h 48


      La grande famille péquiste et les conservateurs..

      Si on veut jouer à ce petit jeu-là, alors sachons que, non seulement, le Bloc québécois a été fondé par des conservateurs, mais que Pierre Karl Pélaeau a nommé l'ancien chef conservateur Brian Mulroney, président de Québécor et qu'il aussi parrain de ses enfants!

      - Cm

    • Christian Montmarquette - Abonné 31 juillet 2015 10 h 06


      À Patrick Boulanger,

      « M. Mulcair a refusé de se joindre à l'équipe de M. Harper pour une question... d'argent ou de politique environnementale.»

      En ce qui me concerne, je milite pour un parti de «porte-parole» et non un parti de chef. Et je n'aime pas trop faire de la politique ad hominem.

      Ce qui me motive, ce sont d'abord et avant tout les programmes des partis politiques, bien avant les hommes et les chefs.

      Si le Parti libéral avait inscrit dans son programme l'abolition de l'aide sociale et l'instauration du Revenu minimum décent garanti, j'aurais peut-être considéré de voter pour le Parti libéral.

      Ceci dit, ce qui compte n'est-il pas les positions que Mulcair et le NPD défendent aujourd'hui?

      - Cm

    • Christian Montmarquette - Abonné 31 juillet 2015 10 h 21

      «Si MM. Péladeau et Duceppe aurait fait de même, auriez-vous cette même réaction à nous offrir?» - Patrick Boulanger

      1) Bien pire que ça, Gilles Duceppe s'est dit «actuellement» prêt à faire alliance avec les conservateurs.

      2) Pierre Karl Péladeau a donné 1000$ en 2006 et 500$ en 2008 au Parti conservateur du Canada.

      Référence :

      «L’évolution politique de Pierre Karl Péladeau» - Alec Castongay. 10 juil. 2015

    • Patrick Boulanger - Abonné 31 juillet 2015 18 h 02

      @ M. Montmarquette

      " Ceci dit, ce qui compte n'est-il pas les positions que Mulcair et le NPD défendent aujourd'hui? " (M. Montmarquette)

      Oui, mais cela n'enlève rien au fait que la nouvelle est tout sauf banale.

      Quant à votre deuxième commentaire M. Montmarquette, vous évitez de répondre à la question.

    • Patrick Boulanger - Abonné 31 juillet 2015 18 h 28

      @ M. Montmarquette

      J'aurais plutôt dû dire précédemment : ce n'est pas banale et c'est méprisable de la part du chef d'un parti social-démocrate.

    • Christian Montmarquette - Abonné 1 août 2015 08 h 01


      «J'aurais plutôt dû dire précédemment : ce n'est pas banale et c'est méprisable de la part du chef d'un parti social-démocrate.»-Patrick Boulanger

      1) Mucair n'était au NPD au moments de ces discussions.

      2) Ce comportement n'est pas différent d'un PKP qui a financé le Parti conservateur ET le Parti libéral; ou d'un Gilles Duceppe disposé à faire alliance avec les conservateurs.

      3) Ce sont les programmes et les positions des partis politiques qui devraient guider le choix les électeurs et non les attaques ad hominem.

      - Cm

    • Patrick Boulanger - Abonné 1 août 2015 17 h 48

      @ M. Monmarquette

      " Mucair n'était au NPD au moments de ces discussions. "?

      M. Montmarquette, il est vrai que cela fait en sorte que ce que M. Mulcair a fait au moment qu'il n'était pas à la tête du NPD est moins pire comparativement s'il l'avait fait pendant qu'il était chef. Cela étant dit, ce qu'il a fait demeure méprisable comme discussion. Et je suis certain que vous êtes d'accord avec moi là-dessus.

      " Ce comportement n'est pas différent d'un PKP qui a financé le Parti conservateur ET le Parti libéral; ou d'un Gilles Duceppe disposé à faire alliance avec les conservateurs. " (M. Montmarquette)?

      Je veux bien vous croire sur parole là-dessus (et dans une certaine mesure cela ne me surprend pas du tout). Toutefois, je me demande pourquoi vous me parlez de cela. Je ne suis pas une meneuse de claque pour le PQ ou le BQ.

      " Ce sont les programmes et les positions des partis politiques qui devraient guider le choix les électeurs et non les attaques ad hominem. " (M. Montmarquette)?

      Effectivement, je suis d'accord avec vous là-dessus.

      M. Montmarquette, si c'était le chef du PQ ou du BQ qui s'était offert de la sorte au PCC vous auriez à mon avis très (!) probablement récupé cette nouvelle-là pour déchirer à plusieurs (!) reprises votre chemise.