Pierre Karl et la culture du pays

Édouard Lock
Photo: Jacques Grenier Le Devoir Édouard Lock

Nous pouvons témoigner de l’amour profond de Pierre Karl Péladeau pour la culture québécoise. Bachelier en philosophie de l’UQAM, il poursuit sa scolarité de maîtrise à l’Université Paris VIII, puis son droit à l’UdeM. Parlons ici du citoyen, de son rapport et de son apport à notre foyer culturel.

Il est idéateur du projet Éléphant, mémoire du cinéma québécois, entièrement financé par Québecor, dont les profits sont remis aux créateurs. Ce modèle de préservation de notre patrimoine cinématographique fait l’envie de bien des pays. En France, c’est essentiellement l’État qui joue ce rôle.

Mécène, grand cinéphile, il a soutenu tant le Festival de cinéma de la ville de Québec que le Festival des films du monde de Montréal et le Festival du nouveau cinéma de Montréal. C’est avec passion qu’il a encouragé la relève en aidant, entre autres, le concours Ma première Place des Arts, l’Académie de musique du Québec et le festival Vue sur la relève. Il a sauvé le plus ancien théâtre professionnel francophone d’Amérique, le Rideau vert.

Il a commandité plusieurs compagnies théâtrales, comme le Groupe de la Veillée, Sibyllines, théâtre de création et l’Usine C. Il a offert des bourses « hommages » à plusieurs créateurs ; la Fondation des artistes a reconnu son exceptionnelle contribution. Il a investi temps et argent pour la Fondation René-Lévesque et la Fondation Lionel-Groulx.

Dans son engagement culturel, les régions, pour lui, ont autant d’importance que les grands centres urbains. Il a été le premier à commanditer les Correspondances d’Eastman. Il s’est engagé à assurer la pérennité de l’espace Félix-Leclerc à l’île d’Orléans et à soutenir le Festival international de la poésie de Trois-Rivières.

Il a également contribué au rayonnement de la musique, des musées, des arts visuels et de la danse, que ce soit le Festival de musique émergente en Abitibi-Témiscamingue, le Musée de la Gaspésie, Jonquière en musique, le Festi Jazz international de Rimouski, la Fête de la musique de Tremblant ou encore le Salon du livre du Saguenay–Lac-Saint-Jean.

Québecor, alors sous son leadership, chiffre à plusieurs centaines de millions de dollars ses activités liées directement aux arts et à la culture québécoise, ainsi qu’à leur promotion.

Pierre Karl ne fait pas que parler, investir ou contribuer à la création d’emplois dans notre culture. Ce ne sont pas que des mots ou de l’argent ; ses actions sont les meilleures preuves de son attachement à celle-ci. Pierre Karl est mélomane. Il fréquente les théâtres et scènes musicales du Québec ; il assiste aux lancements de livre, vernissages, spectacles de danse, de musique, de poésie… Il s’en nourrit et s’en inspire.

Comme l’exprime si bien Victor-Lévy Beaulieu, Pierre Karl allie comme nul autre une volonté de puissance pragmatique à la connaissance et à la passion culturelles, des qualités qui marquent depuis toujours son engagement à l’égard du Québec.

Pour Pierre Karl, la culture est et sera toujours une priorité. Nous reconnaissons la contribution exceptionnelle de Pierre Karl Péladeau au développement et au rayonnement de la culture québécoise dans toute sa diversité.

*Ont signé ce texte:

Alain Labonté, auteur, communication
Alexandra Jurjan, compositrice et DJ
Alexandre Belliard, auteur-compositeur-interprète
Alexandre Craig Préfontaine, comédien
André Cyr, comédien
André Nadeau, comédien
Andrée Ferretti, écrivaine
Anne Millaire, metteuse en scène, pédagogue
Annie Horth, styliste, directrice artistique
Audrey Benoît, auteure
Catherine Trudeau, photographe
Chantal Francke, comédienne, auteure
Chantal Renaud, scénariste
Charly Pop, humoriste
Claude Fournier, cinéaste
Claude Gauthier, auteur, compositeur, interprète
Danièle Lorain, comédienne, chanteuse, auteure
Danielle Côté, recherchiste-médias
Denis Robitaille, agent d'artistes
Denise Filiatrault, actrice, metteuse en scène, directrice de théâtre
Denise Robert, productrice
Denys Arcand, cinéaste, historien
Édouard Lock, chorégraphe, cinéaste
Emmanuel Reichenbach, auteur
Emmanuelle Bressan, artiste arts visuels
Éric Lapointe, auteur-compositeur-interprète
Evelyne Rompré, comédienne
Flavie Payette-Renouf, réalisatrice
France Castel, actrice, animatrice
Francine Morand, comédienne
Françoise Faucher, comédienne
Gaëtan Dostie, président médiathèque littéraire G. D.
Geneviève Bujold, actrice
German Gutierrez , documentariste
Gilles Toupin, écrivain
Guylaine Laliberté, auteure, professeure de théâtre
Hugo Giroux, comédien
Isabelle Boulay, interprète
Isabelle Gaumont, comédienne, auteure
Isabelle Laurier, comédienne
Isabelle Le Pain, auteure
Jacques Lanctôt, auteur
Janine Sutto, comédienne
Jean-Bernard Hébert, producteur et comédien
Jean-Phillippe Dion, animateur, producteur
Jean-Sébastien Lozeau, auteur et réalisateur
Jean-Yves Dolbec, directeur de production
Joël Côté, acteur
Joëlle Morin, comédienne
Julie Snyder, animatrice et productrice de télévision
Karine Beauchamp, chanteuse, comédienne
Klaude Roussel, concepteur de costumes
Liliana Komorowska, actrice, documentariste, productrice
Lise Thouin, comédienne
Louis Boudreault , artiste peintre
Louise Latraverse, actrice, blogueuse
Louise Lecavalier, danseuse, chorégraphe
Luc Provost, (alias Mado Lamotte)
Luce Pelletier, conceptrice de costumes
Lyne Cadieux, chanteuse
Manon Leriche, documentariste, scénariste
Marc-François Blondin, comédien
Marcel Tessier, auteur, chroniqueur, historien
Margot Campbell, comédienne
Marie Chouinard, danseuse, chorégraphe
Marie Vien, scénariste
Marie-Anne Alepin, comédienne, productrice
Marie-Eve Soulard La Ferrière, comédienne
Marie-Josée Beaudreau, productrice, comédienne
Martin Fecteau, artiste
Martin Proulx, humoriste et auteur
Michel Barrette, animateur, comédien
Patricia Charbonneau, directrice de production
Patricia Tulasne, actrice
Patrick Baby, comédien
Patrick Franck Sirois, producteur, réalisateur
Pauline Bressan, artiste peintre
Pierre Calvé, parolier 
Pierre Harel, poète, musicien, cinéaste et scénariste
Pierre Leblanc, sculpteur
Pierre Létourneau, auteur-compositeur-interprète, animateur
Pierre Marcotte, président fondation des artistes
Pierre Thibault, architecte
Pierre Trudel, journaliste sportif, animateur radio
Raymond Lévesque, auteur-compositeur-interprète
Renée Claude, chanteuse, actrice
Richard Petit, président Artisti
Richard Z. Sirois, animateur, humoriste
Robert Lavoie, comédien, pédagogue
Roger Frappier,  producteur, cinéaste
Rosie-Anne Bérubé-Bernie, chanteuse opéra et étudiante en théâtre
Sacha-Olivier Auclair, concepteur sonore
Sébastien Trahan, réalisateur-producteur
Serge Postigo, comédien, metteur en scène
Sophie Lorain, actrice
Stéphane E. Roy, comédien, auteur
Stéphane Venne, auteur-compositeur-arrangeur musical
Sylvie Payette, auteure
Thérèse Tanguay-Dion, animatrice, conférencière 
Véronique Claveau, chanteuse, imitatrice Bye Bye
Victor-Lévy Beaulieu, auteur, éditeur
Xavier Dolan, acteur, cinéaste

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75 commentaires
  • Marcel (Fafouin) Blais - Abonné 29 avril 2015 05 h 42

    … yahou !

    « Comme l’exprime si bien Victor-Lévy Beaulieu, Pierre Karl allie comme nul autre une volonté de puissance pragmatique à la connaissance et à la passion culturelles » (Collectif 101)

    De cette « volonté de puissance », ou « essence la plus intime de l'être » (A, expression de Nietzsche), PKP constitue tout un modèle à valoriser, d’autant plus qu’il demeure comme présent activement aux préoccupations du Québec en matières de cultures et d’affirmation identitaire ; une volonté qui, s’inscrivant des pas de son père (Pierre), fait bouger plusieurs autres passionnéEs !

    Bravo et …

    … yahou ! - 29 avril 2015 -

    A http://fr.wikipedia.org/wiki/Volont%C3%A9_

  • Pierre Hélie - Inscrit 29 avril 2015 06 h 21

    Merci!!!

    Enfin des gens qui se lèvent pour arrêter la campagne de salissage mur à mur (ou de gauche à droite, si vous voulez), voire de diabolisation de M. Péladeau. Peut-être qu'un jour, des gens dans les rangs syndicaux se lèveront et admettront qu'il y avait dans les conflits de travail désastreux de Québécor et Vidéotron deux côtés à la médaille; mais comme les enfants, les adultes détestent perdre la face... Pour le meilleur ou pour le pire, M. Péladeau est la seule personne que je vois qui peut encore aspirer à faire du Québec un pays. Pendant que plusieurs au PQ et chez les autres indépendantistes essaient de saborder ce qui reste de navire, les fédéralistes eux ont compris que tous, mais vraiment tous les coups sont permis, et de gauche à droite on tire dans la même direction.

    • Christian Montmarquette - Abonné 29 avril 2015 11 h 39


      À Pierre Hélie,

      «Enfin des gens qui se lèvent pour arrêter la campagne de salissage mur à mur (ou de gauche à droite..) » - Pierre Hélie


      - Euh...

      Vous connaissez beaucoup des gens «de droite» qui salissent PKP?

      Pas moi en tous cas.

      Je dirais même que c'est tout le contraire..

      Quand on voit les Landry, Chevrette, Duhaime et qui plus est, «Monsieur Austérité» lui-même, Nicolas Marceau appuyer PKP..

      http://www.ledevoir.com/politique/quebec/400644/bu

    • Pierre Hélie - Inscrit 29 avril 2015 14 h 27

      M. Montmarquette,

      D'accord que c'est surtout à gauche, mais les accusations de nationalisme ethnique et de mauvais administrateur viennent aussi de la droite. M. David, du Devoir, qui n'est certainement pas de gauche, dénigre continuellement M. Péladeau. Le PQ a toujours été un parti très hétérogène politiquement, pensez seulement que Jacques Brassard était député dans le même gouvernement que Gérald Godin.

    • Cyril Dionne - Abonné 29 avril 2015 19 h 20

      Je suis d'accord avec vous M. Hélie. Je suis fier d'être francophone aujourd'hui.

      Et pour nos solitaires, continuez à rêver de votre fantasme marxiste à la cubaine. Personne n'est avec vous, à pas de nos casseurs de l'UQAM et le Parti "liberal" du "Quebec". Bien bon vous fasse.

    • Céline A. Massicotte - Inscrite 29 avril 2015 20 h 22

      M. Hélie "Peut-être qu'un jour, des gens dans les rangs syndicaux se lèveront et admettront qu'il y avait dans les conflits de travail désastreux de Québécor et Vidéotron deux côtés à la médaille; mais comme les enfants, les adultes détestent perdre la face... Pour le meilleur ou pour le pire, M. Péladeau est la seule personne que je vois qui peut encore aspirer à faire du Québec un pays. 100 pour 100 d'accord" Pour ma part, j'irais même jusqu'à dire que que Péladeau aura été le seul à avoir la volonté et le courage pour réaliser notre projet d'indépendance.

      Quant au syndicats... après avoir vu comment ils se sont conduits, comment ils se conduisent encore à l'égard des femmes qui essaient de travailler dans le monde de la construction ayant suivi les formations qui convenaient, sans parler de leur infestation par moultes magouilleux, ils n'ont vraiment pas pas de leçons à donner à Péladeau, ni à qui que ce soit d'ailleurs....

      Que vive le Québec libre, enfin!!!

    • Céline A. Massicotte - Inscrite 30 avril 2015 05 h 36

      M. David, selon vous, serait de droite et il dénigre continuellement Péladeau... qui de toute façon est peut-être plutôt à droite, je dis bien peut-être. Vous avez vraiment une drôle de vision des choses! Mais pour ce qui est du P. q... ben ça va.

    • Christian Montmarquette - Abonné 30 avril 2015 08 h 10

      .

      «Personne n'est avec vous, à pas (sic) de nos casseurs de l'UQAM »-Cyril Dionne

      Au fur et à mesure que je déconstruis ses affirmations gratuites, Cyril Dionne trouve le moyen d'en inventer d'autres..

      Or donc mon cher Monsieur Dionne,

      Outre le fait que c'est le Parti québécois que les citoyens sont en train de larguer avec une baisse historique de «319 583» votes en 2014, le pire résultat du PQ depuis 1970, alors que Québec Solidaire est un des seuls partis a n'avoir jamais cessé de progresser depuis sa fondation.

      Bien loin de n'avoir «personne avec nous» Québec Solidaire de nombreux appuis d'artistes importants et de figures de proues du Québec tels que :

      Richard Desjardins, Yvon Deschamps; Judie Richard; Dan Birgras; Dany Laferrière; Laure Waridel; Paul Amarani, Karen Young, Christian Vanasse des Zapartistes. de même le professeur Léo-Paul Lauzon et le regretté Michel Chartrand

      À ces derniers ajouter 350,000 votes, 11,000 membres; 126 candidats et candidates; 3 députés-es et 12% des intentions de votes.

      Ma question à vous maintenant Monsieur Dionne:

      - À partir de quel moment, selon vos propres critères, un parti politique est-il est en droit de refuser d'accepter qu'on lui dise «personne n'est avec vous»?

      Christian Montmarquette

      .

    • Jacques Boulanger - Inscrit 30 avril 2015 08 h 46

      À Christian Montmarquette : « Vous connaissez beaucoup des gens «de droite» qui salissent PKP ? ». Allez sur le site de Radio-Can ou les sites de Radio-poubelles, vous en avez plein.

    • Christian Montmarquette - Abonné 30 avril 2015 09 h 20


      «Allez sur le site de Radio-Can ou les sites de Radio-poubelles, vous en avez plein.» - Jacques Boulanger

      Dans le constexte de cet article, je faisais référence aux personnages publics et non aux commentaires que l'on trouve sur les fils de débats.

      Mais, je reconnaitrez que PKP a aussi reçu, quoiqu'en moindre proportions, des critiques, à mon avis fort méritées de gens d'affaires, comme celle de Mitch Garber à «Tout le monde en parle» :

      «Depuis qu’il est le PDG et qu’il est en charge de Québecor, la performance est très mauvaise. La croissance est un des pires taux de croissance de toutes les compagnies dans le domaine des communications et médias au Canada et en Amérique du Nord » - Mitch Garber

      Référence : Mitch Garber

      http://ici.radio-canada.ca/tele/tout-le-monde-en-p

      .

    • Pierre Hélie - Inscrit 30 avril 2015 13 h 49

      Un dernier commentaire de ma part. Je suis allergique à ces étiquettes de gauche et droite qui à mon avis ne font rien avancer. Je préfère penser en terme de progressiste ou non, comme Ralph Nader aux USA, un combattant (dans le sens noble du mot) qui refuse de tomber dans l'idéologie et, par pragmatisme, comprend que pour faire avancer les affaires il faut être capable de faire des alliances avec des gens qui ne sont pas a priori "dans notre camp". Par exemple, pour faire augmenter le salaire minimum à un niveau décent (ce qu'Obama n'a pas le courage, ou le goût, de défendre), il s'est allié avec des républicains fiscalement très conservateurs (dont certains du Tea Party) et des milliardaires qui comprennnent que le système actuel fait indirectement payer aux contribuables une portion du salaire de leurs employés. Il n'est pas non plus a priori contre les entreprises, et est capable de féliciter les employeurs responsables comme Ray Anderson qui était interviewé dans le documentaire "The Corporation". Je ne vois malheureusement pas cette ouverture d'esprit au Québec...

    • Jacques Gagnon - Inscrit 30 avril 2015 14 h 16

      Monsieur Montmarquette est tellement désespéré qu'il compte les appuis de l'au-delà. En effet, vous faites bien d'envisager une destinée posthume à QS car sur cette terre, vous ne le verrez pas.

    • Christian Montmarquette - Abonné 30 avril 2015 19 h 35


      «Monsieur Montmarquette est tellement désespéré qu'il compte les appuis de l'au-delà. » -Jacques Gagnon


      Ce sont les péquistes qui devraient être désespérés avec baisse historique de «319 583» votes en 2014. Le pire résultat du PQ depuis 1970! .alors que Québec Solidaire est un des seuls partis a n'avoir jamais cessé de progresser depuis sa fondation.


      Et d'autre part,


      Le PQ ne cesse de se targuer d'être le «Parti de René Lévesque» (ce qu'il n'est plus depuis des décennies!) Je ne vois pas pourquoi je ne donnerais pas la référence de Michel Chartrand, alors qu'au contraire, QS endosse toujours le «revenu minimum garanti» qui était le projet même de Michel Chartrand.

      Au moins QS demeure fidèle aux idées sociale-démocrates de ses inspirateurs, lui. Ce qui est loin d'être le cas du PQ.

      Et vous devriez faire de même, par solidarité pour les centaines de milliers de Québécois qui ne mangent pas à leur faim au Québec et dont les péquistes semblent de foutre comme le dernier de leurs soucis.

      «Les banques alimentaires débordées; 1,6 million de demandes par mois au Québec» :

      http://www.ledevoir.com/societe/actualites-en-soci

      .

  • Christian Montmarquette - Abonné 29 avril 2015 06 h 33

    «80%» des artistes crèvent de faim et le PQ n'a jamais rien fait pour eux»

    « 80% » des artistes crèvent de faim sont précaires ou pauvres, et le PQ n'a jamais levé le petit doigt pour changer cet état de fait.

    Si je puis comprendre qu'un libéral de droite comme Stéphane Venne, appuie Péladeau.. Ou encore, que d'autres artistes qui ne veulent pas risquer de se mettre à dos ce magna omniprésent des médias au Québec. Il m'est beaucoup plus difficile de comprendre qu'un homme de gauche comme Raymond Lévesque qui a appuyé QS depuis des années change subitement de camps. Tout comme France Castel qui appuyait aussi QS semble aussi vouloir jouer aujourd'hui à la girouette politique.

    Mais les deux bras me tombent de voir un Xavier Dolan qui semblait pourtant être une personne aguerrie politiquement suite à la lettre qu’il avait écrite pour soutenir la grève étudiante en 2012, appuyer un néolibéral comme Pierre Karl Péladeau, champion des locks-outs toutes catégories au Québec, et qui plus est, par extension, un PQ qui s’est toujours croisé les bras devant la pauvreté et la grande précarité vécues par des milliers d’artistes. Pire encore, qui s’est sans cesse attaqué aux plus démunis de notre société.

    Il faut croire que la seule perspective d’une indépendance encore très aléatoire dispose de ce pouvoir de faire perdre tout sens moral aux plus avertis d’entre nous. Franchement consternant.

    Mince consolation toutefois,

    On notera deux grands absents de la liste habitiuelle des appuis péquistes, soit ceux de Michel Rivard et de Paul Piché, qui n’y apparaissent pas. Un constat tout à leur honneur. Car il en faut du courage pour des gens dont le métier dépend en grande partie des médias pour se dissocier du propriétaire de la moitié d’entre-eux.

    À noter aussi, que des gens comme André Ferretti et Marcel Tessier ne sont pas des artistes. À croire que «Monsieur Média» lui-même, ait éprouvé quelques difficultés à atteindre son propre objectif d'obtenir l'appui de 101 véritables artistes au Québec.

    Christian Montmarquette

    • Richard Génois Chalifoux - Inscrit 29 avril 2015 09 h 56

      Au ras des pâquerettes

      Que le mouvement souverainiste ait un mécène comme les fédéralistes en ont toujours eu, voilà soudain que c’est une honte. Pour les partisans de QS, la solidarité ça reste vraiment au ras des pâquerettes.

    • Gilbert Turp - Abonné 29 avril 2015 10 h 07

      Les gens de culture comprennent peut-être quelque chose au-delà de la lutte des classes que vous ne pouvez ou ne voulez pas voir.

    • Richard Maltais Desjardins - Abonné 29 avril 2015 10 h 24

      Monsieur Montmarquette,

      pourquoi vous acharner ainsi contre le plus grand bienfaiteur de notre culture nationale ? Elle a bien besoin de la charité de ce monsieur, même s'il n'en a en grande partie les moyens que grâce au concours plus que charitable de notre Caisse de dépôt au sauvetage de ses entreprises.

      Vous ne devez pas appartenir au monde des arts pour ne pas avoir compris que c'est tout ce qu'elle mérite, notre culture : la charité bien ordonnée et sélective de mécènes qui retapent des vieilles vues ou fournissent des violoncelles gratis aux jeunes virtuoses pour se payer à bon compte une respectabilité... et pour récupérer les récalcitrants.

      En culture, la dignité, ce n'est pas de cracher dans le manger, c'est de dire merci merci... surtout quand l'aumône vient de ceux de notre camp, bien entendu.

    • Christian Montmarquette - Abonné 29 avril 2015 11 h 28


      À Richard Maltais Desjardins,

      «Pourquoi vous acharner ainsi contre le plus grand bienfaiteur de notre culture nationale ?» - Richard Maltais Desjardins

      Le minimum qu'on puisse dire, c'est que PKP est d'abord et avant tout «un exploiteur» de la culture nationale qui d’ailleurs ne s'en prive pas pour rentabiliser ses dizaines de journaux à potins.

      La culture québécoise n'aurait aucunement besoin de la charité privée du mécénat, si le PQ s'était convenablement occupé de ses artistes et de la culture au Québec, cet enfant pauvre de l'État, constamment négligé autant par les péquistes que par les libéraux.


      - Cm

    • Christian Montmarquette - Abonné 29 avril 2015 12 h 23

      À Richard Génois Chalifoux au Devoir :

      «Que le mouvement souverainiste ait un mécène comme les fédéralistes en ont toujours eu, voilà soudain que c’est une honte.» - À Richard Génois Chalifoux

      Ce n'est pas «une honte».

      C'est inéquitable, artistiquement abusif et totalement insuffisant.

      Je n'ai pas plus de respect pour le mécénat fédéraliste que pour le mécénat péquiste.

      Bien au contraire, tout ce que cela démontre, c'est que le PQ fonctionne exactement comme le système fédéral et qu'un tel mécénat va directement contre la liberté d'expression, puisqu'il inféode les artistes qui en profitent à ceux qui leur donnent le biberon.

      Ce qu'il faut, c'est un budget digne de ce nom au Ministère de la Culture, capable de soutenir nos artistes et nos production; sans que ce soit le choix arbitraire d'un milliardaire qui décide de qui recevra des fonds et qui n'en recevra pas.

      Christian Montmarquette

      Ex-membre de l'Union des Artistes (UDA)
      Membre fondateur de Québec Solidaire

    • Claude Champagne - Inscrit 29 avril 2015 12 h 50

      Et quelles sont les politiques culturelles de Québec Solidaire pour faire en sorte que ces 80% ne crèvent plus de faim ? Pouvez-vous nous les énumérer brièvement, svp ? Merci.

    • Serge Morin - Inscrit 29 avril 2015 13 h 17

      Le jupon dépasse Monsieur!
      Vous ne rameuterez pas beaucoup de gens dans votre petit parti régional avec vos cris

    • André Chevalier - Abonné 29 avril 2015 13 h 36

      Avec votre dichotomie gauche-droite artificielle, vous n'y allez pas à peu près dans votre dénigrement simpliste!

    • Léonel Plasse - Abonné 29 avril 2015 13 h 51

      Pas très fort comme argumentation.

    • Christian Montmarquette - Abonné 29 avril 2015 14 h 05

      À Claude Champagne,

      «Et quelles sont les politiques culturelles de Québec Solidaire pour faire en sorte que ces 80% ne crèvent plus de faim ?» - Claude Champagne

      Commençons par le plus important :

      L'abolition de l'aide sociale et l'adoption du revenu minimum décent et garanti au dessus du seuil de pauvreté et indexé au cout de la vie; avec le droit de travailler pour complèter son revenu et améliorer son sort.

      - Ça vous va comme début ?

      Et non seulement ça vaut pour les artistes, mais ça vaut pour tout les citoyens de 18 ans et plus.

      Christian Montmarquette

      Ex-membre de l'Union des Artistes (UDA)
      Membre fondateur de Québec Solidaire

    • Nicole D. Sévigny - Abonnée 29 avril 2015 16 h 05

      @christian montmarquette
      C'est votre hargne qui vous perdra monsieur...
      et votre partisanerie, qui vient de faire "une sortie publique", nous renseigne assez bien sur l'état des lieux.
      Nous sommes tous des Québécois...un peu de panache et de civilité.

    • Christian Montmarquette - Abonné 29 avril 2015 18 h 10


      «C'est votre hargne qui vous perdra monsieur...» - Nicole D. Sévigny

      Je vous ferai remarquer que vous êtes mal placée pour donner des leçons sur la manière de gagner Mme Sévigny. Puisque c'est le Parti québécois qui est le champion des perdants, avec une drop historique de «319 583» votes (le pire score du PQ depuis 1970!) aux dernières élections générales, alors que Québec Solidaire est un des seuls partis qui n'a jamais cessé de progressé depuis sa fondation en 2006.

      Question de hargne, qui, en ce qui me concerne est d'avantage de la colère et de l'indignation, vous devriez réserver la vôtre pour vous indigner vous aussi contre les millions de citoyens que le PQ a abandonné dans la misère avec un revenu totalement inacceptable tenant de la violence économique se situant entre 500$ et 600$ par mois durant les 20 ans ou il a détenu le pouvoir et ou il aurait pu changer les choses et qu'il n'a rien fait, sauf s'attaquer d'avantage aux plus vulnérables par des coupures sauvages dans l'aide sociale et dans les services aux personnes handicapée, pendant qu'il donnait du même souffle, des subventions princières et des exemptions d'impôts à des banques et des multinationales déjà riches à craquer.

      Référence :

      «Les banques alimentaires débordées; 1,6 million de demandes par mois au Québec» :

      http://www.ledevoir.com/societe/actualites-en-soci

      .

    • Richard Génois Chalifoux - Inscrit 29 avril 2015 19 h 29

      Si on avait condamné comme vous le faites tous les mécènes de ce monde, il n’y aurait pas 80% des artistes qui crèvent de faim; il n’y aurait plus d’artistes du tout.
      Quand on pelte trop de nuages, on finit par n’y voire que du brouillard.

    • Richard Maltais Desjardins - Abonné 29 avril 2015 22 h 31

      Monsieur Génois Chalifoux, si on remplaçait le mécénat par un authentique respect collectif pour les arts, pour les artistes et les personnes qu'ils et elles sont, il n'y aurait plus personnes qui crèverait de faim. Le mécénat à cet effet pervers de justifier la misère de tous en faisant miroiter les perspectives d'un salut individuel, en ces terres de toutes les opportunités. Tant qu'on pourra se convaincre de cette manière que chacun peut s'en sortir par la vertu de ses efforts et de la bienveillance des autres, effectivement, la misère générale des artistes sera considéré comme un état normal...

    • Céline A. Massicotte - Inscrite 30 avril 2015 06 h 41

      À M. Montmarquette, 6h.33.

      Vous écrivez " Il m'est beaucoup plus difficile de comprendre qu'un homme de gauche comme Raymond Lévesque qui a appuyé QS depuis des années change subitement de camps. Tout comme France Castel qui appuyait aussi QS semble aussi vouloir jouer aujourd'hui à la girouette politique." Je vous ferai remarquer que nous sommes en démocratie et que donc changer de parti n'est pas un crime, et de loin. Votre partisannerie vous aveugle.

      Si on est indépendantiste, on peut difficilement croire c'est Q s qui fera l'indépendance, à moins d'être très très optimiste. La co-chef qui cèdera bientot sa place parle d'indépendance, mais Khadir qui reviendra, parlait plutôt du Moyen-orient en plus de lancer ses bottines; bon, faut bien rire un peu!

      Après avoir quitter le P. q. et plus d'une fois, j'ai quitté Option nationale, pour revenir au P. q, car à mon avis Péladeau est le seul, et ça inclut les "anciens" à pouvoir nous mener directement à l'indépendance. Aucun autre chef n'a tenu un tel discours, et tous parlaient de souveraineté, un terme froid et pompeux. Quand à son point levé, il n'a effrayé que des mouches, et servi Couillard alors que Marois ployait devant lui, sans mot.

      Vivement le Québec libre, libre de son destin.

    • Chantale Desjardins - Abonnée 30 avril 2015 08 h 06

      Ils n'appuient pas le PQ mais M. Peladeau qui est un mécene.

    • Jacques Boulanger - Inscrit 30 avril 2015 08 h 54

      « Pire encore, qui s’est sans cesse attaqué aux plus démunis de notre société », si vous parlez des locks-outs au Journal de Montréal et de Québec, sachez que leurs journalistes étaient parmi les mieux payés de la profession. Alors, parlez de démunis dans ce contexte, on repassera.

    • Christian Montmarquette - Abonné 30 avril 2015 09 h 01


      «Votre partisannerie vous aveugle. » - Céline A. Massicotte

      Madame Massicotte,

      Ma «partisannerie» politique comme vous dites, que je considère personnellement comme «une conviction» et dont on suppose par vos propos que vous vous en croyez immunisée, ne m'aveugle pas, elle m'éclaire; puisque j'ai ouvertement pris acte de ces désistements politiques, contre lesquels je n'ai fais aucun commentaire, outre le fait de les trouver à la fois étonnants et à mon sens inexpliqués. Puisqu'aucun changement fondamental ne s'est produit au Parti québécois, sauf le débarquement en trombe d'un milliardaire novice en politique, qui, contrairement à Québec Solidaire, refuse toujours de s'engager à faire un référendum dans un premier mandat.

      D'autre part,

      Quand vous tentez de vous attaquer à Amir pour avoir participé à une action politique contre le président américain Georges Bush, soit-dit en passant, un des pires président états-uniens de l'histoire, qui a carrément menti à ses citoyens en justifiant une guerre assassine justifiées par une prétendue présence d'armes de destruction massive qui n'ont jamais existées aux dires même de l’Organisation des Nations Unies..

      Doit-on en comprendre que de votre côté, vous appuyiez les politiques militaires et les manières de faire de l'impérialiste Georges Bush? Et que votre conception du Québec serait celle d'un État qui doit se refuser de se prononcer sur les grandes questions internationales pour se confiner strictement aux questions provinciales?

      - Cm

    • Jacques Boulanger - Inscrit 30 avril 2015 09 h 04

      Mais je rêve-là ! « L'abolition de l'aide sociale et l'adoption du revenu minimum décent et garanti au dessus du seuil de pauvreté et indexé au cout de la vie; avec le droit de travailler pour complèter son revenu et améliorer son sort. » C'est le paradis ça, mais qui paie la note ?

      Et avez-vous un exemple dans le monde où l'on trouve cette Nirvana ?

    • Christian Montmarquette - Abonné 30 avril 2015 13 h 41

      «Mais je rêve-là ! « L'abolition de l'aide sociale et l'adoption du revenu minimum décent...» -Jacques Boulanger

      Cher Monsieur Boulanger,

      Je comprends mal votre étonnement, quand on sait que, d'une part, «60%» des Allemands vivent, non pas de revenus de travail, mais de «revenus de transferts». Et que d'autre part, les études gouvernementales elles-mêmes démontrent que, et je cite :

      «La pauvreté coûte à l’ensemble de la société québécoise entre 15,7 et 17,0 milliards de dollars annuellement, soit entre 5,8 % et
      6,3 % du PIB» *(Voir la référence ci-dessous.)

      ...et qui plus est qu'il en coûte la moitié du prix pour combattre la pauvreté que de la laisser en place; ce qui correspond en partant à une économie de près de «8 milliards» par année! notamment en frais de santé et autre programme sociaux coûteux et inefficaces.

      Or donc, le revenu minimum garanti évalué à 4 milliards par Québec Solidaire, en éliminant le coût de l'aide sociale, soit environ 4.2 milliards par année en plus de 8 milliards par année de pression sur le système de santé du à la pauvreté serait parfaitement installable; et peut-être même à «coût nul», sans compter toute les nouvelles activité économiques en découlant, puisque les citoyens au revenu minimum réinjectent immédiatement leurs revenus dans l'économie.

      Il y a 80 ans on croyait que jamais Lindbergh ne traverserait l'Atlantique et pourtant..

      En 1939, les femmes n'avaient pas le droit de vote au Québec.

      Il n'y avait pas d'assurance-chômage jusqu'en 1940.

      En 1963, il n'y aavait pas de Ministère de l'Éducation et d'éducation gratuite aux Québec.

      En 1965, les pensions de vieillesse n'existaient pas.

      En 1966, pas d'allocations familiales

      En 1968, pas système de santé gratuit au Québec

      Etc.

      Sachez donc, s que toutes ces avancés sociale, aujourd'hui normales, ont été dénoncées en leur temps comme des rêves utopiques.

      Référence :

      «LES COÛTS DE LA PAUVRETÉ AU QUÉBEC
      SELON LE MODÈ

    • Christian Montmarquette - Abonné 30 avril 2015 17 h 49

      À Jacques Boulanger,

      La référence ayant dépassé la case, je vous la reposte ici :

      Étude pour le gouvernement du Québec du «Centre d'étude sur l'exclusion» «Les coûts de la pauvreté au Québec selon le modèle Nathan Laurie » :

      http://www.cepe.gouv.qc.ca/publications/pdf/cepe_c


      « L'utopie d'hier est la réalité d'aujourd'hui»

      .

    • Christian Montmarquette - Abonné 30 avril 2015 17 h 49

      À Jacques Boulanger,

      La référence ayant dépassé la case, je vous la reposte ici :

      Étude pour le gouvernement du Québec du «Centre d'étude sur l'exclusion» «Les coûts de la pauvreté au Québec selon le modèle Nathan Laurie » :

      http://www.cepe.gouv.qc.ca/publications/pdf/cepe_c


      « L'utopie d'hier est la réalité d'aujourd'hui»

      .

  • Martin Richard Mouvement Action Chômage Montréal - Abonné 29 avril 2015 07 h 26

    Touchant

    Ah ! L'amour de ces comiques-trouppiers pour l'extrême-droite patronale... Émouvant.

    • Pierre M de Ruelle - Inscrit 29 avril 2015 10 h 08

      Je doute fort que Mr Marc Laviolette puissant ténor syndicaliste d'extreme gauche et qui appuie haut et fort Mr Pierre Karl Péladeau, soit de votre avis.... Peut etre que Québec Solidaire serait plus en harmonie avec vos choix politiques...Ils ont besoin de gens comme vous.

  • Chantale Desjardins - Abonnée 29 avril 2015 07 h 36

    La culture avant tout

    La culture d'un peuple est le premier atout pour un peuple avec l'éducation. Couillard le dit mais n'agit pas. Grand parleur, petit faiseur...