Vers une «révolution PKP»?

Il est trop tôt pour juger si Pierre Karl Péladeau bouleversera le système politique québécois et mènera le Québec vers un nouveau cycle.
Photo: Jacques Nadeau Archives Le Devoir Il est trop tôt pour juger si Pierre Karl Péladeau bouleversera le système politique québécois et mènera le Québec vers un nouveau cycle.

La candidature de Pierre Karl Péladeau à la direction du Parti québécois semblait inscrite dans le ciel, horizon céleste où elle laisse désormais entrevoir quelques éclaircies bleutées au milieu de son habituelle teinte grisâtre. Pourtant, aussi prévisible ait-elle été, la chose ébranle déjà les structures mêmes de l’espace politique québécois. Les péquistes ont retrouvé momentanément le sourire, certains semblant même avoir récupéré le fameux poing levé en guise de symbole d’approbation militante incarnant la détermination sans faille. Force est d’admettre que l’homme dérange. La tentative d’exécution parlementaire pilotée par libéraux et caquistes a de quoi renforcer l’impression d’une certaine crainte du côté du camp canadien. À ce stade-ci, l’offre politique de Pierre Karl Péladeau est davantage connue qu’hier mais l’est moins que demain.

Décomplexer l’indépendantisme

Le 30 novembre 2014, à Saint-Jérôme, la campagne de Pierre Karl Péladeau était lancée. Plusieurs observateurs ont souligné ce qui semblait relever de l’évidence : PKP s’inscrit dans un indépendantisme décomplexé, assez inusité depuis Jacques Parizeau. En plus d’interpréter le résultat électoral du 7 avril comme un échec de la pédagogie souverainiste de la discrétion absolue, il répéta ensuite dans les médias que la gouvernance de la province de Québec ne l’intéressait pas.

L’arrivée de PKP dans la course a interrompu le concours de calendriers qui se déroulait sous nos yeux. Pour PKP, l’indépendance semble résider dans la construction réelle et effective du pays québécois, campant la définition des intérêts du Québec en dehors du cadre provincial. C’est l’élaboration d’une doctrine d’ensemble que semblait prôner Péladeau. La géopolitique des énergies, centrale pour la construction de tout rapport de force, semble faire office de creuset central de la vision de Pierre Karl Péladeau. Alors qu’une publicité libérale — retirée depuis — laissait entendre que PKP n’aurait pas pour première priorité « la santé, l’économie ou l’éducation », mais bien la souveraineté, le principal intéressé renverse la logique en faisant de la quatrième option le cadre nécessaire au développement des trois premières. À quand le slogan « la souveraineté ou l’austérité » ?

Du même souffle, PKP nous laisse miroiter une volonté de rompre avec le messianisme référendaire, rappelant qu’il ne s’agit que d’une modalité, indispensable, certes, mais ne sachant incarner à elle seule un projet d’une telle envergure. Le référendum n’est dès lors plus un « grand soir » inaugurant le pays des merveilles, mais une consultation ratifiant une réalité déjà en vigueur, constituant le résultat d’une somme. En faisant la critique du péquisme traditionnel, qui limitait la souveraineté au niveau abstrait du référendum, qui s’était muté en objectif propre, Péladeau souhaite apparemment sortir l’indépendance du registre de l’événementiel pour l’inscrire dans celui du réel, celui du processus. Il lui incombera cependant de mettre un contenu sur la rhétorique. Plusieurs militants indépendantistes s’interrogent quant au plan d’action détaillé du candidat. Il est aisé de leur rétorquer que la stratégie ouverte est un des effets les plus détestables du cadre étapiste dont a hérité le PQ en 1974, tout comme il est facile de les comprendre : les indépendantistes, trop souvent, ont eu à signer des chèques en blanc au nom du nécessaire ralliement à un vaisseau amiral dont la fidélité réelle à leur projet est trop souvent à géométrie variable.

Comprendre «l’effet»

Il est trop tôt pour juger si Pierre Karl Péladeau bouleversera le système politique québécois et mènera le Québec vers un nouveau cycle. Il n’est cependant pas ardu de constater qu’il est en position pour le faire, qu’il peut potentiellement bouleverser le jeu.

Peut-on expliquer uniquement l’« effet PKP » par la posture décomplexée qu’il porte et par la nouveauté qu’il incarne au sein d’une société politiquement sclérosée ? Si ces données sont fondamentales, il est impossible de passer sous silence ce que la figure représente à la lumière des structures mêmes du Québec. Le fonctionnement des élites québécoises érige la négation de soi comme condition d’ascension sociale. Monter dans la hiérarchie sociale est synonyme, pour plusieurs, d’adopter le comportement du parvenu, qui consiste à nier progressivement ses propres origines pour se projeter dans le global. Le Québec Inc, symbole de la réussite du Québec moderne, n’a pas démontré d’exceptionnelles capacités de cohésion et la bourgeoisie d’affaires n’a présentement aucune vision de l’intérêt national. Dans une telle mesure, l’arrivée en politique d’un homme venant du milieu tout en rompant avec son modèle, peu intimidé par les chiffres et par la haute finance, tout en levant le poing pour l’indépendance, explique l’ouragan.

Les droits de la base

Les enquêtes d’opinion montrent que PKP détient la position du meilleur capitaine, mais on ignore toujours vers où le navire péquiste naviguera. Le chef ne détient pourtant pas une fonction divine, et le fantasme judéo-chrétien du sauveur a mené jadis à l’avènement, au PQ, de nombreux messies récalcitrants. La direction péquiste devra cesser de craindre sa base militante. Dès lors, le moment PKP pourrait se muter en véritable révolution politique.

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69 commentaires
  • Michel Vallée - Inscrit 30 décembre 2014 01 h 24

    « La chose ébranle déjà les structures mêmes de l’espace politique québécois...»»

    ... simplement en raison de l'agitation des médias : à mon avis, Couillard ou PKF, c'est aussi nuancé que blanc-bonnet et bonnet-blanc.

    En ce qui me concerne, pour ce qui est de l'Indépendance c'est la fin des haricots : le PQ nous a fait manquer le train (sauf en ce qui a trait à l’épisode Parizeau, lequel fut injustement crucifié)

    • Gaétan Fortin - Inscrit 30 décembre 2014 10 h 43

      Â propos de «l'épisode Parizeau», il est bon de préciser que celui-
      ci se dirigeait vers la catastrophe. Jusu'à...

      Jusqu'à son invitation (contrainte) à Lucien Bouchard !

    • Christian Montmarquette - Abonné 30 décembre 2014 11 h 27

      Parizeau avait peut-être éprouvé des problèmes stratégiques; mais sans lui, le référendum n'aurait pas eu lieu. Et de toutes manières, Parizeau s'est incliné.

    • Christian Montmarquette - Abonné 30 décembre 2014 11 h 38


      Pierre Karl Péladeau est un ennemi du peuple et un ennemi des travailleurs, drapé dans la vertu souverainiste pour mieux nous faire avaler la pilule de l'austérité et les politiques néolibérales de graissage des entreprises et de coupures des services publics.

      Sans compter que lorsqu'on sait que PKP a financé le Parti libéral, ça donne aussi à douter de sa prétendu grande foi souverainiste..

      À quand, un leader syndical plutôt qu'un leader patronal pour diriger le pays? Le peuple n'en serait que mieux servi.

      -Cm

    • Pierre Labelle - Inscrit 30 décembre 2014 14 h 59

      Je trouve que vous lancez la serviette un peu trop rapidement monsieur Vallée. Je milite pour l'indépendance depuis le milieu des années 60, et je suis très loin de même seulement penser à abandonner, oh oui très très loin. Vous parlez de Parizeau, et Lévesque lui...., j'ai connus les deux et travaillé avec eux, comme avec beaucoup d'autres qui avaient autant de valeur, comme Garon, Charron, madame Payette, Guy Jorron entre autres. L'indépendance d'un pays n'est pas l'affaire d'une personne mais celle de tout un peuple, alors tant que les indépendantistes ne penseront qu'à trouver "LE SAUVEUR", nous resterons des colonisés dépendants.

    • Sol Wandelmaier - Inscrite 30 décembre 2014 15 h 20

      PKP au barricades...en révolutionnaire?!

      Est-ce que j'hallucine ou bien les péquistes ne veulent pas voir la réalité d'un personnage qui n'a fait que lever le poing jusqu'à présent? un personnage qui n'a aucun plan, aucun concept de ce que pourrait être un QC indépendant et qui pense qu'il peut sortir vainqueur d'un rapport de force avec le ROC?

      PKP est connu pour avoir la mèche courte, ne pas être habituer à décider par concensus dans une équipe, à être super-vulnérable à la critique ( n'a jamais eu l'occasion de former une capsule protectrice ou d'épaissir son épiderme); connu pour être un piêtre orateur et manquer du charisme nécéssaire pour entrainer les foules...

      Et il devrait réussir là oû des politiciens bien plus expérimentés ont échoué..D'oû vient ce délire?

  • Catherine-Andrée Bouchard - Abonnée 30 décembre 2014 02 h 09

    L'austérité ou la souveraineté

    C'est vraiment dommage pour le peuple québécois qui après en avril avoir clairement fait comprendre son désintéressement des choses référendaires va retourner sa veste et choisir l'indépendantisme car il en a trop marre de l'austérité abusive des libéraux.

    Pourquoi toujours l'un ou l'autre.

    On ne pourrait pas rêver d'éviter la tension en oubliant ces questions de séparation mais tout de même élire un gouvernement qui prend soin du peuple.

    Ce n'est pas une noble raison de former un pays qu'en voulant se venger de la mauvaise gestion du seul autre parti.

    Mais bien que personne ne croit à l'influence des Péladeau comme moi, je ne crois pas qu'il obtiendra son pays. René Lévesque avait cent fois plus de charisme et il a quand même échoué.

    Qu'il essaie, ça ne fera rien d'autre que de recréer pour des mois des conflits ou le peuple se trouve sérieusement divisé et encore des dépenses inconsidérées en propagande de toute sorte.

    Je ne sais quand le PQ se décidera à baisser les bras, peut-être enfin après le fiasco de PKP, mais j'ai extrêmement hâte qu'on laisse ces vieux litiges émotifs et historiques derrière nous et qu'on voit émerger un nouveau parti solide qui vise l'épanouissement de notre province au sein du Canada tout en prenant soin des plus démunis, de l'éducation, de la santé et de la culture.

    Austérité ou souveraineté? Humanité s'il vous plait.

    • Patrick Boulanger - Abonné 30 décembre 2014 09 h 12

      L'austérité ou la souveraineté?

      Mme Bouchard, si le PQ était au pouvoir il s'addonnerait probablement à l'austérité. Ce parti appuie le retour à l'équilibre budgétaire pour 2015-2016 et je ne crois pas qu'il choisirait en grande partie des solutions progressistes pour y arriver (augmenter substentiellement les impôts des particuliers, augmenter le taux d'imposition des entreprises, augmenter les redevances minières, etc.). Présentement ce parti-là a le beau jeu puisqu'il peut jouer les indignés face aux coupures des libéraux tout en ayant de bonnes chances de reprendre le pouvoir avec des finances équilibrées dans quelques années (et se montrer généreux par la suite). En coulisse, je me demande même si les élus péquistes (ex. : PKP) applaudissent les libéraux par rapport à l'austérité.

      Par ailleurs, je ne sais pas si vous le savez, mais il n'y a pas que des raisons émotives et historiques pour faire l'indépendance. Pouvoir signer tous les traités que l'on veut, voter toutes les lois que l'on désire et faire ce qui nous semble bon avec l'argent du trésor public, ce sont des choses que les Québécois et les Québécoises vont pouvoir faire le jour où ils vont être enfin indépendants.

    • François Ricard - Inscrit 30 décembre 2014 09 h 23

      "...l'épanouissement de notre province au sein du Canada ..."
      Bien plutôt le ratatinement de notre culturel au sein de ce Canada multiculturel.
      Nous étions, à Ottawa, 75 contre 223.
      Maintenant, nous sommes 78 contre 260.
      Nous avons l'occasion de gueuler. Ils ont le pouvoir de décision.
      En politique, le minoritaire n'a jamais raison.

    • Catherine-Andrée Bouchard - Abonnée 30 décembre 2014 09 h 57

      M. Boulanger, ce que vous dites est très songé et c'est vrai que je ne partage pas cette frénésie d'etre maître de nos lois, celles du Canada me conviennent tout à fait mais je peux comprendre que plusieurs partagent cet engouement et qu'il est légitime.

      Cependant il y a une tonne de raisons qui font de la souveraineté un plan qui serait très néfaste et sur lesquels le PQ se ferme complètement les yeux.

      Et cette ambiance de confrontation perpétuelle, ce n'est pas respirable.

      Je suis une pacifiste férue et je suis très fière de mon pays le Canada sauf pour le sable bitumineux mais de toute façon le PQ faisait aussi de la propagande pour son pétrole à Anticosti et ce n'est guère beaucoup mieux.

    • Jean-François Trottier - Inscrit 30 décembre 2014 10 h 02

      Mme Bouchard, votre approche est peut-être empreinte d'un bel esprit familial mais manque sérieusement d'analyse.
      Le problème de la position du Québec en Amérique n'est pas un combat d'arrière-garde, ni une théorie.
      La malaise est partout.
      Culturellement, ce n'est pas que de la langue dont il est question mais du tissu journalier. Pas une journée sans que l'on lise dans les journaux anglophones des questions aussi oiseuses que "Est-ce que Montréal est vraiment bilingue?". Si vous cherchez la frilosité identitaire, la voilà, comme une tarte à la crème.
      Constitutionnellement, le Québec est condamné à l'indépendance depuis 82 (lire 70) par Trudeau et tous ses successeurs. Je veux croire que la Constitution n'est pas tout. Ce n'est pas rien non plus.
      Économiquement, le Canada est un frein au développement intégré des trois secteurs (primaire, secondaire, tertiaire) que souhaite et doit réaliser le Québec. Nous bradons nos ressources premières et voyons nos capacités de transformation se briser, tout ça pour répondre à une orientation obligée qui nous vient de l'ouest, voir le syndrome hollandais par exemple.
      Socialement, le contrat de vie qui devrait exister sur le territoire est déchiré depuis longtemps. Le lien organique entre toutes les nations, tel qu'il a perduré en filigrane jusqu'au début du 20ème siècle mais que l'Angleterre a tout fait pour briser, doit absolument se refaire, et ce n'est pas à l'intérieur du Canada que c'est possible: les nations amérindiennes vivotent sous un régime colonialiste alors que les Québécois sont vue comme d'anciens colonialistes et "peuple fondateur". Rien de plus faux : ce peuple de fondateurs est Métis, comme vous le diraient les ancêtres autochtones que vous avez à peu près sûrement , comme l'immense majorité des Québécois.
      Enfin, la "chicane" que vous craignez, je vous rappelle qu'elle est la créature des Libéraux de tout poil.
      Sachez ce que vous devez craindre.

    • Cyril Dionne - Abonné 30 décembre 2014 10 h 07

      La langue et la culture française vont s'épanouir au sein du Canada ? Celle-ci demeure la meilleure que j'ai entendu en 2014.

      Disons plutôt que ce sera la fin de l'aventure francophone dans ce continent d'Amérique qui est notre maison depuis plus de 500 ans. L'assimilation a avalé tout rond tous les francophones hors Québec et maintenant Montréal si dit une ville bilingue.

      Il y en a qui n'ont pas encore compris que les cultures et les deux langues dominantes au Canada sont incompatibles et l'une va anéantir l'autre à moins d'une brisure géopolitique. Sinon dans deux ou moins de générations, le français comme identité linguistique sera une chose du passé pour les Gaulois qui vivent au nord du 45e parallèle.

    • Grace Di Lullo - Inscrit 30 décembre 2014 10 h 17

      A Monsieur Bélanger,

      Vous avez tout à fait raison.
      Le premier parti de l'opposition aurait le même discours, certaines mesures actuelles différeraient mais le but serait le même.
      D'ailleurs, on entend très souvent dans les médias d'anciens ministres du parti représentant la première opposition mentionner qu'il faut faire ce que le gouvernement actuel fait.

      A Madame Catherine Bouchard,

      Je crois qu'il faut sortir de ce cercle vicieux des 30 dernières années. Cela fait bien plus de 30 ans que l'on entend ces discours de rigueur -austérité et d'indépendance sans avoir de projets autres que l'indépendance. Il y a 32 ans on employait l'expression : Il faut fermer les portes de l'état, maintenant on emploie l'expression Gel d'effectifs. Et on entend toujours les discours sur l'indépendance salvatrice, pendant qu'il y a un taux d'analphabétisme élevé, une exploitation de nos richesses dignes des pays en voie de développement, une architecture morbide et un quasi désert d'innovations.

      Vous avez raison, il faut sortir de ces 30 ans de noirceurs.

    • Jean-Pierre Roy - Abonné 30 décembre 2014 10 h 18

      Pensée magique !

    • Jean-Pierre Roy - Abonné 30 décembre 2014 10 h 20

      Pensée magique !

    • Kevin K. Blizzard - Inscrit 30 décembre 2014 10 h 27

      «[René Lévesque]... a quand même échoué.»
      Votre détachement apparent devant ces grands mouvements de notre histoire nous ramène au provincialisme. Et vous ne faites même pas partie de ce «peuple» que vous affirmez «divisé».

      Vous voilà détachée et décomplexée fédéraliste, en attribuant de l'«humanité» à ce Canada qui varge sur tout ce qui bouge... sauf sur le pétrole de l'Alberta et l'armée!

      Je vous invite à relire Simon-Pierre Savard-Tremblay avec un regard dépouillé de supposés échecs indépendantistes!
      De relire à la façon d'un Lévesque qui y verrait une réflexion de plus dans la marche de notre Québec vers son autonomie, une réussite à la fois!

      Avec ou sans messie charismatique... mais surtout et principalement avec des citoyens et citoyennes de bonne volonté.

    • Nicolas Bouchard - Inscrit 30 décembre 2014 11 h 02

      Vous ne le réalisez peut-être pas mais votre souhait que les indépendantistes du PQ baissent les bras est hautement anti-démocratique.

      Souhaitez-vous aussi que les gens de la gauche ou les gens de la droite, ou que certains partis politiques cessent de participer à la vie démocratique?

      Si non, pourquoi vouloir arracher des droits aux indépendantistes seulement? Pourquoi ce biais et ce blocage mental envers le PQ uniquement? Le PQ et ses supporteurs ont tous les droits au monde de présenter le projet qu’ils voudront et bon an, mal an, un tiers des Québécois les appuient.

      Nous n’abandonnerons pas nos droits et nos espoirs pour vous.

      Nicolas B.

    • Gaston Carmichael - Inscrit 30 décembre 2014 11 h 18

      Si le Québec est en austérité, c'est que le Québec n'a pas les revenus pour assumer ses responsabilités. M. Boulanger a sans doute raison quand il dit que le PQ, en tant que gouvernement provincial, serait coincé dans le même dilemme financier.

      Quand l'Assurance-Maladie a été mis sur pied, le fédéral et le provincial se partageaient les coûts 50%-50%. Graduellement, le fédéral a réduit sa contribution, pour atteindre aujourd'hui 14%. Pendant que le Québec doit combler la différence, le fédéral peut maintenant se payer de frégates de guerre ($33G en 2011, and growing...) et des F35 (de $45G à $90G, selon les estimés).

      Même chose avec les ports le long du St-Laurent, et en Gaspésie. Le fédéral se désengage, et veut en transférer la propriété aux municipalités. Avec l'argent dégagé, le fédéral peut maintenant se payer de petites escapades en Afghanistan, en Libye, en Irak, Syrie, etc...

      Le vrai gouvernement national, avec un vrai budget national, se trouve à Ottawa, Mme Bouchard. Si vous refusez que le PQ puisse faire l'indépendance, et donner au Québec un vrai gouvernement national, alors, il faut addreser vos demandes à Ottawa, pas au PQ.

    • Richard Laroche - Inscrit 30 décembre 2014 11 h 42

      Catherine Bouchard a raison. On ne pourrait pas rêver d'éviter la tension en oubliant ces questions de séparation mais tout de même élire un gouvernement qui prend soin du peuple.
      Ce n'est pas une noble raison de former un pays qu'en voulant se venger de la mauvaise gestion d'une seule monarchie.
      Et cette ambiance de confrontation perpétuelle, ce n'est pas respirable.
      Il y a une tonne de raisons qui font de la souveraineté Canadienne un plan très néfaste et sur lesquels les fédéralistes canadiens se ferment complètement les yeux.
      Je suis une pacifiste féru et je suis très fièr de mon pays, l'Angleterre. Le Canada ne devrait pas être un pays indépendant de l'Angleterre.

      *méga ultra facepalm*

    • Gilles Théberge - Abonné 30 décembre 2014 11 h 46

      Madame Bouchard, il est bien possible que les loi du Canada vous satisfassent parce que vous les connaissez mal.

      En tout cas on en connaît plusieurs qui constituent de véritables entraves à l'épanouissement politique et social du Québec.

      Je ne vous donne qu'un exemple: Ottawa par sa loi (qui vous satisfatt...?) va imposer le passage sur le territoire Québécois d'un oléoduc transportant des millions sinon des milliards de tonnes de pétrole sale.

      Ça va passer dans votre cour sur votre propriété, sous des centaines de cours d'eaux sensibles, dont le fleuve St-Laurent.

      Et le québec ne retirera aucun avantage financier de cette imposition par une loi fédérale (qui vous satisfait toujours?)...

    • Catherine-Andrée Bouchard - Abonnée 30 décembre 2014 11 h 51

      M. Dionne, mis à part Montréal qui est une métropole internationale, le reste du Québec ne sait même pas parler l'anglais. Cessez de vous faire de la bile, le québécois est fier et farouchement entiché de son identité linguistique, dans dix générations le Québec sera encore francophone et vous vous méprenez sur le reste des canadiens, nombre souhaitent apprendre le français et il y a encore passablement beaucoup d'école francophones dans le reste du pays pour la minorité que nous sommes.

      M. N. Bouchard, je ne veux rien enlever à personne mais j'ai tout de même droit d'espérer que le courant souverainiste s'essoufle un jour car ses soldats ont enfin réalisé que ce n'est pas en se séparant du Canada que le Québec prendra un essor de sa culture et de son rayonnement et qu'il y a quelque chose de mirifique à faire de cette province sans avoir à recourir à un avatar qui ne fera plaisir qu'à la moitié et bouleversera tout et vraiment pas nécessairement pour le mieux. C'est vous qui me demandez de cesser de rêver mais depuis mon séjour de quatre ans à l'étranger, je ne fais qu'intimement espérer qu'on tourne enfin la page sur cet épisode. Je vous trouve un peu sévère avec moi, je ne prônerais d'Aucune façon aucune mesure pour tenter de musoler un péquiste. Je suis pour la démocratie mais je suis aussi comme une bonne maman et je prie en mon cœur pour que le temps ait raison de cette fièvre et la fasse un peu chuter, j'aime les peuples heureux, sans conflit et en santé. Je suis une utopiste.

    • Cyril Dionne - Abonné 30 décembre 2014 15 h 34

      Mme Bouchard, Montréal était a prédominance francophone avant l'arrivée du "p'tit frisé". Maintenant, on a de la difficulté à se faire servir dans la langue de Molière. Je viens souvent à "Montreal" et tout ce que j'entends est de l'anglais.

      Pour ce qui est du français hors Québec, je ne crois pas que vous comprenez bien la situation. Il y a peut être quelques écoles françaises, mais elles sont constituées en majorité d'élèves anglophones d'où la myriade de classes de refrancisation en maternelle et jardin (4 à 5 ans). En fait, ce sont des écoles d'immersion française camouflées sous l'égide d'écoles françaises. Les anglophones utilisent ces écoles comme des écoles privées puisqu'elles sont petites, excellentes et reçoivent presque le double des subventions si on les compare aux écoles anglophones publiques. Et pourquoi je sais cela, c'est justement parce que je suis enseignant en Ontario (j'enseigne et j'ai enseigné dans les écoles françaises et anglaises).

      Pour ce qui est de l'identité linguistique québécoise, je vous crois plutôt du genre optmiste. Avec une immigration sans aucune borne où la majorité ne parle pas français combinée avec les coupures annoncées en éducation en plus d'Internet et des médias sociaux, la précarité de la langue française n'a jamais été aussi évidente.

    • Catherine-Andrée Bouchard - Abonnée 30 décembre 2014 15 h 34

      M. Richard Laroche, j'ai vécu au Canada et connu beaucoup de canadiens anglais et j'ai aussi séjourné un an en Angleterre. Vous dites n'importe quoi et êtes totalement dans le champ, il n'y a pas photo entre les british et les canadiens anglais.

      D'ailleurs pour tous les étrangers nous sommes des canadiens semblables aux autres comme les corses et les bretons me semblaient typiquement français alors qu'ils ne cessaient de clamer leur fulgurante distinction respective.

      Sortez donc un peu de chez vous avant de dire n'importe quoi, les canadiens nous ressemblent largement plus que vous voulez sembler croire.

      M. Thé berge je suis fière de notre charte des droits et libertés de la personne et de la majorité de nos lois. Je suis lasse du pétrole et de la politique martiale de Harper mais ce gouvernement achéve et j'assume que dans l'ensemble je suis très fière du pays époustouflant qu'est le Canada. Et en plus le PQ veut aller saccager "proprement" Anticosti, ce projet me blesse autant que l'oléoduc surtout que les québécois ont tant vociféré contre Harper pour ses sables, je n'aurais jamais cru qu'ils osent vouloir emmener cette industrie sale et à peine rentable chez nous depuis qu'on a découvert que nous aussi en avions. J'ai le droit d'etre exaspérée de la gestion actuelle du Canada mais de tout de même chérir mon pays avec ses dix provinces et ses deux territoires. Un peu comme tous les péquistes fous du Québec qui grondent contre leur gouvernement actuel.

    • Gilles Théberge - Abonné 30 décembre 2014 16 h 01

      Madame Bouchard, toute utopiste que vous soyez je pense que vous êtes très certainement capable de réflexion.

      C'est pourquoi je vous suggère de lire «La question du séparatisme» de Jane Jacobs, que vous pouvez trouver en lecture libre de droits et en format PDF téléchargeable sur le Net.

      http://www.google.fr/url?sa=t&rct=j&q=&

      Vous verrez que pour madame Jacob, la seule issue pour que Montréal retrouve son statut de Métropole, ça passe par l'indépendance du Québec.

      Vous pourrez voir ensuite où est l'utopie et où est le réalisme...

    • Richard Laroche - Inscrit 30 décembre 2014 16 h 05

      Catherine, vous pouvez faire partie du groupe que vous voulez. Et personne ne vous force à faire partie d'un groupe.

      Donc si vous ne voulez pas devenir Anglaise, c'est bien correct. Et si vous aimez votre identité Canadienne, tant mieux.

      J'espère bien que vous allez laisser aux autres la même liberté que vous avez. Parce que la dernière fois qu'on a vérifié, il y avait 48% des gens qui se faisaient embarquer dans une gang contre leur gré.

    • Catherine-Andrée Bouchard - Abonnée 30 décembre 2014 17 h 21

      M. Laroche, je m'exprime tout bonnement, je ne cherche vraiment pas à embrigader qui que ce soit. Cependant il me ferait plaisir de lire ici parfois des commentaires des 70 autre pour-cent de la population qui ont dit en avril dernier " on en a soupé de ces vieux débats insolubleś" parce qu'ils ne sont pas nombreux à me soutenir par ici.

      Pourtant ces fantômes existent.

      Je ne comprend pas pourquoi ils ne lisent pas le devoir, c'est le meilleur journal. Peut-être ont ils peur de vous confronter car ici vous êtes heureux, vous êtes la très forte majorité.

      Mais le devoir dit :"libre de penser", je dit donc franchement ma pensée me doutant que je vais me faire ramasser après.

      Un jour je me lasserai mais pour l'instant j'ai juste envie d'écrire.

      Je me gâté ce sont les fêtes.

      Joyeuses st´sylvestre à tous!

    • Michel Sénécal - Inscrit 30 décembre 2014 20 h 41

      Souveraineté ou austérité. Tu parles d'un choix.

      Facile quand tu es dans l'opposition de critiquer. C'est d'ailleurs ton rôle.

      Couillard, qui n'est pas parfait, a les vrais chiffres. Il n'est pas là à vendre du rêve. Pour être élu, il a dit qu'il s'occuperait des vraies affaires et c'est ce qu'il fait. Il est majoritaire; je ne vois pas pourquoi il se gênerait.

      Le demier gouvernement majoritaire péquiste date de 1998... En 1918, ça va donc faire 20 ans.

      Comment PKP peut-il penser faire une différence, là ou les Lévesque, Parizeau, Landry et Bouchard ont échoué. Tous ont parlé de souveraineté et dire, aujourd'hui, que les Québecois ne savent pas vraiment ce que c'est est une insulte.

      On a qu'à penser au 7 avril dernier... La seule mention d'un référendum a fait déguerpir plein de gens qui auraient peut-être voté pour Pauline. Sans oublier la charte, que Drainville veut ramener à l'avant plan dans la course à la chefferie.

      PKP est riche et connu. Il va aussi se marier avec une personnalité connue et aimée des Québecois. Ceci est une mine d'or pour tous les produits Québecor.. Les jounaux à potins vont se gaver.. Toutes ces rumeurs, vraies ou non (quelle importance) ... l'important c'est de vendre.
      On imagine d'ici le mariage diffusé en direct LCN, peut même à TVA.

      Le fait qu'il soit connu ne fait pas de lui quelqu'un d'infaillible.
      Depuis le 7 avril, PKP est aussi populaire que les Péquistes sont désespérés. C'est tout dire.

    • Cyril Dionne - Abonné 30 décembre 2014 21 h 40

      Mme Bouchard, en démocratie, on est libre de s'exprimer selon nos convictions les plus profondes. Votre contribution sera toujours souhaitée et la bienvenue. Comme disait Winston Churchill : "la démocratie est un mauvais système, mais elle est le moins mauvais de tous".

      Dommage qu'il y a des gens qui ne lisent pas ce journal francophone d'une très grande qualité.

      Enfin, pour se mettre d'accord sur notre désaccord, je vous souhaite une bonne année, la plus républicaine qui soit.

  • François Ricard - Inscrit 30 décembre 2014 05 h 47

    Plusieurs chemins mènent à Rome

    Il y a divers moyens de se rendre à l'indépendance:
    ---ce peut-être par les armes
    ---ce peut-être par un putsch
    ---ce peut -être par une élection référendaire
    ---ce peut-être par un référendum.
    ---ce peut être à l'amiable
    Le PQ a dit qu'il s'y rendrait de façon démocratique. Ce qui élimine les deux premiers.
    Reste les trois autres,
    Si les fédéralistes insistent sur un référendum, c'est à eux d' en faire la demande. Le PQ pourra alors accepter d'en tenir un après en avoir négocié le déroulement.

    • Diane Veilleux - Inscrite 30 décembre 2014 10 h 53

      vous avez oublié:

      ---ce peut-être fatigué de ne pas comprendre notre différence, il nous foute dehors.

  • Denis Paquette - Abonné 30 décembre 2014 06 h 08

    Ca suffit

    Quelle revolution, que nous sommes soumis devant ce qui semble etre une reussite financiere, mais qu'est ce que ca signifie, la capacité de tout controler et de tout dominer, est ce vraiment, ce que nous voulons, tout ce qui brille n'est pas necessairement n'est pas necessairement viable, c'est d'ailleurs ce que va nous apprendre l'avenir. nous ne sommes meme pas sur de sauver notre propre planete. Que nous sommes primitifs, des offrandes de pacotilles et tout le monde est a genoux. je m'excuse , mais pour ma part ca suffit

    • Kevin K. Blizzard - Inscrit 30 décembre 2014 11 h 46

      M. Paquette, jamais trop tard pour réaliser notre autonomie politique. Tous citoyens et toutes collectivités locales confondus incluant médias, assemblées, institutions, regroupements, puissants et ouvriers interconnectés!

  • Robert Henri - Inscrit 30 décembre 2014 06 h 14

    misère

    Un autre faux messi...