L’État islamique et l’islam dans tous ses états

À la suite de la prise de Mossoul par les combattants armés de Daesh (l’État islamique), et particulièrement après la décapitation, devant le monde entier, de deux journalistes américains, quelques voix musulmanes se sont indignées : « Ce n’est pas la vraie version de l’islam ! » Ou : « Ce n’est pas l’islam authentique. »

Après les attentats d’al-Qaïda aux États-Unis et en Europe, nous avons déjà entendu les propos semblables, lesquels insistaient sur la nature pacifique de l’islam.

Pourtant, un grand malaise s’installe au sein des musulmans, dans les pays musulmans et aussi parmi les musulmans d’Occident. Dans les pays musulmans, les groupes islamistes représentés par les Frères musulmans et les mouvements dérivés critiquent Daesh sans avouer que ce dernier ne fait qu’appliquer, à sa façon, leur théorie de l’État islamique à construire. Nous avons du mal à croire à la sincérité de l’Arabie saoudite lorsque le grand mufti de la Mecque, Abdul Aziz al-Asheikh, déclare dans la foulée que « l’extrémisme et l’idéologie de groupes tels que l’État islamique sont contraires à l’islam, sont le plus grand ennemi de l’islam et les musulmans en sont les premières victimes », pendant qu’un tribunal saoudien vient de condamner un jeune libéral, Raef Badawi, à 10 ans d’emprisonnement, à 1000 coups de fouet et à une amende équivalant à 300 000 $CAN pour avoir défendu la liberté religieuse. En plus, le grand mufti ne dit pas en quoi l’idéologie des groupes djihadistes diffère de celle du pouvoir saoudien.

À l’époque déjà, le pouvoir des talibans et d’autres pouvoirs islamistes n’ont pas provoqué beaucoup d’indignation chez les musulmans, malgré les exécutions des penseurs ou la lapidation des femmes adultères, ou lorsque ces pouvoirs imposaient le port du voile à toutes les femmes de leurs pays. Même le penseur islamiste très « modéré » Tarik Ramadan n’a pas trouvé mieux que proposer un moratoire sur la lapidation des femmes adultère !

Pourtant, beaucoup de musulmans, partout, y compris dans les villes occidentales, ont manifesté pour condamner à mort l’auteur des versets sataniques et les dessinateurs des caricatures du prophète.

On ne peut expliquer le malaise provoqué par le succès de Daesh et la participation des milliers de jeunes occidentaux au djihad à son côté, qu’en avouant que la doctrine intégriste wahhabite (la doctrine officielle de l’Arabie saoudite) domine l’islam d’aujourd’hui.

Comment reprocher à Daesh les exécutions de ceux qui refusent de se convertir à l’islam ou de payer la djizîa (un impôt spécial exigé des non-musulmans), sans remettre en question l’application de la charia ? Comment reprocher à Daesh l’exécution des mécréants, la lapidation de la femme adultère, les coups de fouet pour ceux qui boivent de l’alcool, tout en étant pour l’application de la charia ? Qui, parmi les musulmans croyants et les islamistes qui s’opposent à Daesh, peut prouver que les actions de Daesh ne sont pas conformes à la charia ? Eux, dans le meilleur des cas, préfèrent l’appliquer d’une façon plus « soft » ou sélective.

Or, ce n’est pas en répétant que l’islam est une religion de paix, même en s’appuyant sur des versets coraniques, que l’on concilie l’islam avec la modernité et le respect des droits de la personne. Les musulmans qui veulent vivre un islam pacifique et moderne (et non pas « modéré ») doivent rompre définitivement avec la pensée islamique dominante et se débarrasser d’un héritage lourd qui les plonge dans la violence et les guerres civiles.

Or, les conditions minimales d’un islam moderne sont les suivantes :

Il suffit de croire en Dieu et son prophète pour être musulman ;

Détruire tout lien entre politique et religion ;

Désacraliser le texte coranique ;

Déclarer que les versets violents sont inopérants ;

Déclarer les lois de la charia caduques.

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59 commentaires
  • André Chevalier - Abonné 13 septembre 2014 02 h 37

    Enfin!... Le fond de la question.

    D'entendre certains musulmans que leur religion en est une d'amour et de paix m'était devenu insupportable à la lumière de la lecture du coran.

    • Isabelle Guillemette-Bilodeau - Inscrite 13 septembre 2014 18 h 10

      Je comprends ce que vous voulez dire. J'ai moi-même ressenti un immense malaise en lisant le Coran. Oui, il y a des versets positifs mais on est rapidement submergé par d'autres qui le sont beaucoup moins! Il n'est pas difficile pour les terroristes de s'en servir pour justifier à leurs yeux leurs pratiques barbares.

      On a tendance à penser que toutes les religions peuvent être pacifiques ou violentes lorsqu'on prend des versets hors-contexte qui vont dans le sens de ce qu'on désire mais je crois que c'est une façon beaucoup trop simpliste de voir les choses. C'est aussi une façon de fuir les questions gênantes.

      Les religions ne sont pas intoucheables (ou du moins elle ne devraient pas l'être), et les regarder avec objectivité est essentiel pour pouvoir lutter contre l'intégrisme meurtrier.

    • Cyril Dionne - Abonné 14 septembre 2014 17 h 37

      D'accord avec vous. Et est-ce que tout le monde pourrait nous lâcher avec leurs mythes, leurs fables et leurs contes pour endormir les enfants que sont les religions et leurs livres qui ont été écrits par des humains ? Il n'existe aucune preuve tangible scientifiquement prouvée que des êtres surnaturels ou des extraterrestres existent pour assurer le bien-être des hommes. Et nous mettons au défi qui que ce soit pour en faire la démonstration en suivant la démarche scientifique telle que décrite par le cosmologiste, astrophysicien et humaniste Neil deGrasse Tyson:

      « C'est par la science qu'on vérifie toute intuition par l'expérience et l'observation, et ensuite, on théorise ces intuitions qui sont validés par des vérifications. Elle rejette celles qui ne sont pas aptes à produire les mêmes résultats en utilisant toujours la même démarche scientifique. Elle interprète les résultats expérimentaux sans avoir une opinion biaisée a priori. Si on accepte ces principes, l'univers s'ouvre à nous. »

      Ceux qui veulent se vautrer par terre pour adorer qui ce soit ou quoi que ce soit, qu'ils le fassent puisque nous sommes en démocratie. Mais s'il vous plaît, pouvez-vous laisser les autres tranquilles et ne venez pas cogner à leur porte le samedi ou le dimanche matin pour leur dire qu'ils vivent dans le péché puisqu'ils ne croient pas à leurs superstitions et ni les traiter de mécréants.

    • Jean-Marc Simard - Abonné 16 septembre 2014 12 h 45

      @ Cyril Dionne

      La science véhicule aussi ses demi-vérités et ses faussetés, comme celle de croire que le hasard et la nécessité ont façonnés la vie, ses théories à l'esprit tordu non démontrées comme celle de la théorie des cordes, ses dogmes comme la possibilité du voyage dans le temps via les supposés trous de verre...La science a aussi ses gouroux, ses prêtres, ses croyances et ses offices religieux via les grands festivals astronomiques... Et j'en passe...

      Pas facile de faire de la science tout en restant objectif, car même la science véhicule un fonds idéologique qui l'éloigne de la recherche de la vérité...Certains s'en servent plus pour faire la guerre que pour promouvoir la paix et l'amour...Et d'autres s'en servent pour justifier leur incroyance en un Esprit Divin en orientant biaisant leur propre théorie...Alors croire que la science aura réponse à tout, c'est se créer des illusions...Certes elle fait progresser l'humanité quand ses résultats servent la poursuite du bien collectif...Mais se servir de la science pour justifier l'absence d'un Esprit créateur de l'univers et de la vie est une avenue érigée en cul-de-sac. D'ailleurs les hommes de science auraient intéret à réinsérer l'hypothèse divine dans leur recherche de la grande vérité, et à faire le tri de tous les faux dogmes qu'ils soient de nature religieuse scientifique, philosophiques ou autre... Le Darwinisme n'explique pas tout ni les diverses théories scientifiques, ni non plus les grandes religions...Il nous reste une part de mystère insondable que seuls les Grands Mystiques et les Initiés peuvent atteindre...Et c'est salutaire ainsi...Ça fait évoluer la recherche et ce faisant ça favorise l'enrichissement et l'évolution de l'esprit humain...

  • Robert Lauzon - Abonné 13 septembre 2014 06 h 18

    La laïcité c'est l'équilibre

    Partout où la théocratie s'installe aux commandes d'un état apparaissaient des exactions et des entorses au respect des droits humains. La laïcité de l'État pourrait faire tendre les législations vers l'équilibre serin contrairement aux dictats des hommes qui disent suivre la parole des dieux et imposent aux autres leurs propres interprétations.
    La religion doit relever du domaine du privé et ne jamais imposer quoique ce soit à l'humanité. Les adeptes d'une religion doivent faire, librement, leur choix pour eux et non pas pour les autres.
    L'homme n'a pas à dicter à l'homme ce qu'il faut ou ne faut pas croire.

    • Jean Duchesneau - Abonné 13 septembre 2014 21 h 30

      M. lauzon, ce sont là des voeux pieux mais la réalité est que tous les états musulmans, et je dis bien tous les états musulmans, ne sont pas ouverts à la liberté religieuse ou à une quelconque laïcité. Même la Turquie n'y échappe pas. C'est dans l'ADN de l'Islam que d'associer politique-mode de vie-et religion. Le Coran explique en détail les règles de conduite exigées des hommes qui n'ont qu'à se soumettre à la volonté d'Allah. D'ailleurs, Islam signifie soumission. Aux yeux des Musulmans, les révélations faites au prophète Mahomet, 650 ans après celles faites à Jésus, sont les plus autentiques et les plus claires volontés d'Allah. Tous les humains sont soumis à la volonté d'Allah. Ceux qui ne s'y soumettent pas sont des infidèles, l'Islam étant la religion naturelle; point à la ligne! Si vous ne vous y soumettez pas de votre vivant, vos enfants ou les enfants de vos petits enfants que ce soint dans 100 ans ou 1000 ans s'y soumetteront un jour. C'est écrit!!!!!

    • Céline A. Massicotte - Inscrite 14 septembre 2014 12 h 32

      Le plus intéressant dans votre commentaire, (malgré une coquille, j'y reviendrai) c'est... "Aux yeux des Musulmans, les révélations faites au prophète Mahomet, 650 ans après celles faites à Jésus, sont les plus autentiques et les plus claires volontés d'Allah. [ ... Ceux qui ne s'y soumettent pas sont des infidèles"].

      Ne trouvez vous pas, M. Duchesneau, que ces propos de l'islam ressemblent à ceux de la religion catholique, il y a... 50 ou 60 ans presque comme deux gouttes d'eau? Exemples, et plus: "des hommes qui n'ont qu'à se soumettre à la volonté d'Hallah (Dieu), ceux qui ne s'y soumettent pas (ou croient à autre chose) sont des infidèles. C'est ainsi que des guerres de religion ont ravagé l'Europe, puis envahi l'Afrique du nord, entre autres, Que des femmes ont été assassinées par miliers en tant que sorcières, etc. etc. Et ces ravages ont été transposés en Amérique.

      Il y a + ou - 40 ou 50 ans, au Québec il était interdit aux femmes d'empêcher la famille, même si une autre grossesse risquait d'entraîner leur mort et de charcuter la famille. Le reste n'est que broutille.

      Ce que vous écrivez n'est pas nécessairement faux, mais vos généralisations pas nécessairement vraies et de loin. J'ai une amie Algérienne qui portait le voile jusqu'à récemment, et elle m'avait dit qu'elle le portait depuis son mariage, alors que son mari, lui, aurait préféré qu'elle ne le porte pas: je n'avais aucune raison d'en douter, il av l'air d'un Québécois: bavard, ricaneux, sociable. J'ai aussi une connaissance Tunisienne, qui n'a jamais porté le voile, et dont le mari est athé (et oui ça n'existe pas qu'au Cinéma!). Ce qui les rapproche c'est que croyantes elles ont dû, dans leur pays se faire avortée et ne plus avoir d'enfants, comme une de mes cousines, qui elle écoutant le curé et est décédée laissant 4 enfants à un mari peu nanti. Orphelins... Ça me rappelle qu'èque chose. À suivre?

    • Jean Duchesneau - Abonné 14 septembre 2014 22 h 34

      Merci Mme Massicotte, il s'agit bien d'une coquille puisque vous avez raison de spécifier que tous les Musulmans ne font pas la même interprétation de l'Islam. Vous avez aussi raison de faire le rapprochement avec notre propre vécue dans le catholicisme.

    • Sol Wandelmaier - Inscrite 16 septembre 2014 09 h 20

      Juste une petite pensée..

      La Chine et l'Inde, au moins dans les grandes métropoles, ont fait le saut dans le 21ème siècle, du point de vue technologique et modernité..

      La structure unitaire familiale, dans presque tous les pays musulmans, empêche la prospérité...La femme est exclue de la vie publique et des emplois..Cela veut dire que la moitié de la force populaire employable, est neutralisée...

      Tant qu'il n'y aura pas l'émancipation des femmes, ces pays resteront en arrière dans leur dévelopement social, économique et dans le domaine dea droits de l'Homme..

  • Paul Lafrance - Inscrit 13 septembre 2014 07 h 37

    L'Islam

    L'histoire se répète. Les inquisiteurs catholiques tout comme les didjahistes, se sont ègalement servi de la bible et des évangiles pour justifier les crimes qu'ils ont commis pendant des siècles, torturant et tuant les infidèles et les incroyants et ce, avec la complicité et la bénédiction du Vatican, et il y a à peine une soixantaine d'années, une personne, ici mème au Québec, était ostracisée, si elle osait dire quoi que se soit contre la religion et ses prètres, et pire encore si elle se disait incroyante. Ces inquisiteurs terroristes du vingt et unième siécle doivent ètre neutralisés au plus vite avant que ce cancer se répande dans le monde entier.
    Paul LaFrance
    Québec

    • André Chevalier - Abonné 13 septembre 2014 16 h 47

      Monsieur Lafrance, dites-moi sur quels passages de la bible chrétienne les inquisiteurs catholiques se sont fondés pour justifier, comme vous dites, «les crimes qu'ils ont commis pendant des siècles, torturant et tuant les infidèles et les incroyants...»

      Contrairement aux dijahistes, les inquisiteurs catholiques ne pouvaient légitimer leurs actions à partir de leurs saintes écritures. Si j'ai tort, citez-nous les passages de la bible qui appuient les actes des inquisiteurs.

    • Beth Brown - Inscrite 13 septembre 2014 17 h 23

      On s'est bien certainement servis de l'Ancien Testament pour justifier l'Inquisition et les massacres qui y sont liés. Exemple: Lévitique 24:16

      Mais jamais on ne pourra trouver un argument justifiant la violence dans le Nouveau Testament (écrit après la naissance de Jésus), et surtout pas dans les Évangiles.

    • Isabelle Guillemette-Bilodeau - Inscrite 13 septembre 2014 18 h 13

      "Les inquisiteurs catholiques tout comme les didjahistes, se sont ègalement servi de la bible et des évangiles pour justifier les crimes qu'ils ont commis pendant des siècles, torturant et tuant les infidèles et les incroyants"

      Tout comme M. Chevalier, je vous prie Monsieur de nous donner les références bibliques qui prouveraient vos affirmations.

    • Sylvain Auclair - Abonné 13 septembre 2014 19 h 54

      Monsieur Chevalier,
      Un seul exemple : Vous serez saints pour moi, car je suis saint, moi, l’Eternel; je vous ai séparés des peuples, afin que vous soyez à moi. Si un homme ou une femme ont en eux l’esprit d’un mort ou un esprit de divination, ils seront punis de mort; on les lapidera : leur sang retombera sur eux. (Lévitique 20:26-27)

    • Marc Lacroix - Abonné 13 septembre 2014 20 h 18

      Monsieur Chevalier vous connaissez mal la Bible pour ne pas y trouver des passages d'une grande brutalité. Je vous invite à lire le livre de Josué où les villes conquises voient leurs habitants passés au fil de l'épée. Je vous invite aussi à lire Mt 5, 29 ou 18,9 ou 9, 47.

      Ceci dit la Bible (comme le Coran) ne devrait pas être lue de façon bêtement littérale, cependant ce type de lecture "à la lettre" fait encore bien des ravages.

    • André Chevalier - Abonné 13 septembre 2014 21 h 51

      Monsieur Lacroix, les catholiques ne considèrent que le Nouveau Testament comprenant les évangiles et les actes des apôtres pour déterminer leur conduite. Le nouveau testament marque une rupture avec l'ancien testament, ce qui est très explicite dans les textes.

      Les références que vous donnez de l'évangile de Matthieu concernent la conduite personnelle des individus et ne sont pas une invitation à s'en prendre aux autres. Je vous met au défi de trouver un seul passage du nouveau testament qui encourage explicitement le meurtre, la torture ou quelqu'exaction que ce soit à l'endroit des non-croyants ou des juifs ou des pratiquants quelque religion que ce soit.

    • Alexandre Baril - Inscrit 14 septembre 2014 19 h 28

      Le problème n’est pas de trouver un passage explicite qui encourage des actes déplacés, il n’en existe peut-être aucun dans le Nouveau Testament. Le problème est qu’il suffit de trouver un passage ambigu qui peut laisser entendre qu’il est bon de tuer ou de torturer. Les mots peuvent être facilement changés dans le sens qui convient le mieux aux dirigeants, nous avons qu’à écouter certains discourent de politiciens.
      Il faut aussi comprendre que la foi d’il y a plusieurs années n’est pas la même que la foi d’aujourd’hui, qui en ait une principalement personnelle au contraire de l’époque où elle était pratiquée en groupe et où la parole du prêtre en était une sacrée (sans faire un mauvais jeu de mots) pour les fidèles.

      Tout cela pour dire qu’à l’époque et même encore aujourd’hui, il peut être facile de trouver des passages qui, par exemple, laisse entendre que Dieu va envoyer tous les homosexuels en enfer et qu’il ne devrait pas exister même si rien n’est explicitement dit dans la bible qu’ils sont mauvais pour la société.

    • Jean-Christophe Leblond - Inscrit 15 septembre 2014 09 h 25

      - Matthieu 10.34-36.: "Ne croyez pas que je sois venu apporter la paix sur la terre; je ne suis pas venu apporter la paix, mais l’épée. Car je suis venu mettre la division entre l’homme et son père, entre la fille et sa mère, entre la belle-fille et sa belle-mère ; et l’homme aura pour ennemis les gens de sa maison.

      -Luc 22-36 : "que celui qui n'a point d'épée vende son vêtement et achète une épée."

  • Ghisline Larose - Abonnée 13 septembre 2014 08 h 37

    Bravo monsieur Jamali pour avoir le courage de parler dans ce média... Pour plusieurs, nous attendons ce genre de propos depuis longtemps, ici au Québec car nous sommes assez lucides pour nous rendre compte qu'il n'est pas normal de parler de paix et d'entendre personne chez les musulmans dénoncer ce qui se passe....
    De plus revenir au Moyen-Âge avec le voile, le tchador et la charia essayant de nous faire avaler qu'il s'agit de culture.. Comment peut-on parler de culture avec la violence, les inégalités des femmes et des hommes en y icluant le religieux partout?

    Merci de parler ouvertement et de dire que l'islam a besoin de modernité. J'ose espérer que vous serez entendu .........

  • Beth Brown - Inscrite 13 septembre 2014 10 h 17

    Taqiya

    Bravo monsieur Jamali. C'est un texte éclairant comme on n'en voit pas assez souvent dans les média. Si j'avais été celle qui avait écrit ce texte, avec toute la densité et la véracité que vous y avez mise, on ne m'aurais pas publiée. Ça prend du culot pour suggérer la désacralisation du Coran...

    "Nous avons du mal à croire à la sincérité de l’Arabie saoudite lorsque le grand mufti de la Mecque, Abdul Aziz al-Asheikh, déclare dans la foulée que « l’extrémisme et l’idéologie de groupes tels que l’État islamique sont contraires à l’islam, sont le plus grand ennemi de l’islam et les musulmans en sont les premières victimes »" sic

    Il s'agit bien sûr ici de taqiya, cette vieille pratique hypocrite, mais ouvertement recommandée par les autorités coraniques comme ruse de guerre, qui a cours depuis les origines de l'Islam et qui consiste à tromper les "infidèles" afin soutenir et opérer la djihad dans l'ombre pour mieux subjuguer par la suite.

    Hadith par Abdur-Rahman bin Samura dans « Jugements (Ahkaam) » [archive], volume 9, livre 89, numéro 261. Trad. Sahih Bukhari. Sur le site de l’Université de Californie du Sud, Centre pour l’Engagement judéo-musulman. Cité dans "How taqiya Alters Islam’s Rules of War", The Middle East Quarterly, Hiver 2010.