Un risque réel

C'est avec énormément de déception que nous avons pris connaissance des deux textes de Mme Pauline Gravel publiés dans Le Devoir de samedi dernier. Dommage que ces textes n’aient que répété les affirmations tronquées et dépassées de Santé Canada et de la Société royale du Canada à cet égard, affirmations qui ont été largement dénoncées.

 

Plusieurs recherches récentes et indépendantes (cette précision est importante), menées notamment aux États-Unis, en Europe, en Australie, au Brésil, etc., tendent à démontrer que les ondes pulsées émises par les compteurs prétendument intelligents ne produisent pas que des effets thermiques, mais également des effets physiologiques potentiellement nocifs.

 

Des organismes crédibles, par exemple l’Académie américaine de pédiatrie, qui recommande d’éloigner les enfants de ces compteurs et de toute autre source d’ondes pulsées comme les routeurs sans fil ou les dispositifs Wi-Fi, et l’Académie américaine de médecine environnementale, qui conseille de limiter l’exposition humaine à ces ondes, sonnent l’alarme et appellent à l’application du principe de précaution.

 

De nombreuses personnes, au Québec et ailleurs, souffrent déjà des effets néfastes de l’exposition à ces compteurs. Certaines ont vu leurs vies bouleversées à la suite du déploiement de ces appareils. Des centaines de témoignages en font état ; ils peuvent être lus sur le site de la Régie de l’énergie. Parler de l’effet « nocebo » à l’égard de ces personnes ne fait qu’ajouter l’injure aux torts immenses qui leur ont été causés. Ces personnes n’étaient absolument pas conscientes des risques auxquels les exposaient ces compteurs. Certaines ont cherché longtemps la cause de leurs malaises. Alors, cessons d’être cruels à leur endroit et agissons pour que l’aberration que constitue le déploiement de ces compteurs cesse. C’est une question de santé publique.

 

Le nouveau gouvernement du Québec agira-t-il avec fermeté et vigueur en ce sens ? Le précédent gouvernement avait pris des engagements fermes à cet égard. Suffisamment d’éléments sont réunis pour que les autorités publiques fédérales, québécoises et municipales (80 d’entre elles ont refusé ces compteurs ou exigé un droit de retrait sans frais) satisfassent sans tarder à un de leurs premiers devoirs, celui de protéger la santé et le bien-être de la population.


Réplique de la journaliste

 

Comme je l’ai souligné dans mon article, plusieurs autorités sanitaires dans le monde, dont l’ANSES — Agence nationale de sécurité sanitaire de l’alimentation, de l’environnement et du travail, de France —, sont arrivées aux mêmes conclusions que les experts mandatés par la Société royale du Canada, experts qui étaient pour la plupart des universitaires et non des employés de Santé Canada. Ces scientifiques sont arrivés à ces conclusions en ne retenant que les résultats obtenus dans des études ayant respecté rigoureusement les règles de la méthode scientifique.

Pauline Gravel

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