Nous sommes d'abord et avant tout des indépendantistes

Nous sommes d'anciens sympathisants, militants, membres d'exécutifs et candidats d'Option nationale (ON) qui venons de tous les coins du Québec. Aujourd’hui, nous estimons qu’il est nécessaire d’appeler à l'union des forces indépendantistes.

Lors du Congrès de fondation d'ON en 2012, il était évident qu'une lueur indépendantiste venait de voir le jour. Jeunes et moins jeunes étaient réunis à Nicolet-Bécancour pour s'y donner un véhicule politique qui défendrait l'indépendance nationale de notre peuple.
Il s'agissait d'un moment important pour nous. Nous voulions à l'époque relancer la lutte indépendantiste.

Un nouveau but nourrissait notre ambition: unir une nouvelle génération d'indépendantistes sous la nouvelle étiquette des «onistes». Nous étions motivés, souriants, entreprenants et convaincus. Nous avons démontré qu’en quelques mois seulement, nous pouvions encore mobiliser de nombreux individus et communautés autour de l’idée d’indépendance en l’abordant de façon décomplexée.

Ce moment restera gravé à la fois dans nos mémoires et dans l'histoire. Il demeurera, à ce jour, le plus bel accomplissement d’Option nationale.

Notre génération s'est ajoutée aux autres générations qui luttent pour l’indépendance. Nous avions émis la nécessité d'une solidarité indépendantiste pour mener à bien la réalisation du projet de pays pour le Québec. Une solidarité non seulement entre progressistes et lucides, mais aussi une solidarité intergénérationnelle. C’est maintenant que tous les indépendantistes doivent être solidaires, sans quoi la première génération ne pourra malheureusement plus participer à l'aboutissement du projet qu’ils ont eux-mêmes fait naître.

Or, voici qu’en 2014, le vent souverainiste se lève enfin au Parti Québécois (PQ). Le navire prendra-t-il le cap de l'indépendance? L'avenir nous le dira. Cependant, s’il nous est possible de nous unir pour garder le gouvernail en bonne position, nous nous devons de le faire.

L'indépendance ne se fera ni à gauche, ni à droite, mais avec tous les Québécois qui partagent ce rêve. Ainsi, une seule certitude reste: le Québec est une démocratie. Ni la gauche, ni la droite ne pourront s'approprier notre futur pays.

Avec l'arrivée de M. Pierre Karl Péladeau, l'indépendance devient, pour plusieurs, possible et concrète. Il ne faut pas laisser cette fenêtre se refermer.

Nous rappelons que le PQ est la somme de ses militants et que nous pouvons tous en être. Nous invitons donc les militants et sympathisants d'ON à se joindre au PQ.

Nous demandons au PQ de reconnaître à nos anciens confrères militants une entité politique distincte au sein du parti qui leur permettrait de poursuivre leur mission. Cette entité servirait à promouvoir l'indépendance et à en faire la pédagogie. Les militants soutiendraient et contribueraient à la mission première de notre parti: le Parti québécois.
Nous demandons aussi aux sympathisants du PQ d'ouvrir grand leurs bras pour accueillir nos frères et nos soeurs indépendantistes.

Les militants d'ON sont parmi les plus actifs de notre mouvement. Cette énergie doit servir à parler du pays du Québec et non pas à récolter des signatures, à dépenser toute son énergie à se maintenir en vie en tant que parti politique ou à s'entredéchirer entre sympathisants de la même cause. Maintenir à flot un parti politique demande beaucoup d'énergie qui pourrait être mieux investie pour la cause. Option nationale peut vivre et s’émanciper au sein du Parti Québécois.

Joignez-vous à nous, car le temps est à l’unité des indépendantistes.

Nous invitons, par la même occasion, tous les membres de Québec solidaire qui sont indépendantistes à se joindre à nous.

Soyons d'abord indépendantistes.

***

Pierre-Luc Benoit, membre d'Option nationale dans Berthier et participant aux Congrès 2012-2013.
Johanie Couture, Directrice de campagne pour la circonscription de Labelle en 2012.
Sébastien-L. Pageon, ancien candidat en 2012 et ancien directeur général pour Option nationale.
Éric Gauthier, ancien registraire national, ancien responsable finance registraire Montérégie, ancien adjoint agent officiel pour la Montétégie et l'Estrie pour Option nationale.
Jonathan Godin, candidat Option nationale en 2012 aux Îles-de-la-Madeleine et enseignant.
Camille Lafrance, ancienne secrétaire-trésorière de l'exécutif d'Option nationale aux Îles-de-la-Madeleine.
Michel L'Héreault, ex-president d'Option nationale de la circonscription de Gouin.
Guillaume Martin, designer principal Option nationale pour la campagne 2012.
Jean-Philippe Vincent, membre d'ON dans la circonscription de Champlain
Dany Morissette, doc en 2012 et ex-président du conseil local de circonscription de Rouyn-Noranda-Témiscamingue pour Option nationale.
Aristo Sfaelos, ex-conseiller pour Option nationale de la circonscription de Taillon, conseiller technique.
Jean-François Veilleux, membre d'Option nationale dans la circonscription de Trois-Rivières.

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38 commentaires
  • Jean-Marc Pineau - Inscrit 5 avril 2014 01 h 10

    Merci !

    La voix du coeur et de la raison !
    Depuis que j'ai l'âge de voter, j'ai toujours voté pour le Parti québécois, à cause de ses politiques, de ses valeurs, de la compétence et de l'intégrité de ses membres, députés, ministres et militants, pour la défense du français, de l'identité québécoise et, surtout, pour le projet d'indépendance du Québec, le seul moyen d'assurer la primauté du français, la vitalité de la culture québécoise, le plein épanouissement d'une société unique, ouverte sur le monde et sachant accueillir les arrivants de toutes origines.
    Jusqu'à la fin, je croirai à l'avènement d'un Québec souverain.
    Cette année encore, je voterai pour le Parti québécois, ave fierté et conviction.
    Et je suis heureux de voir les militants d'Option nationale se joindre aux militants du Parti québécois.
    Vous avez choisi la voix du coeur et de la raison. C'est en effet en unissant nos forces que nous atteindrons, tôt ou tard, notre objectif : faire du Québec un état souverain, llibre de ses choix pour le mieux-être de ses citoyens.

  • Carole Jean - Inscrite 5 avril 2014 01 h 55

    Les signataires de cette lettre sont de grands rêveurs.


    Les signataires de cette lettre sont de grands rêveurs, mais leur aveuglement volontaire peut avoir des conséquences réelles dans la vraie vie, à savoir qu’ils risquent par leur comportement de porter au pouvoir le seul parti qui est le plus opposé à leur idéal. Ils sont donc en parfaite contradiction avec eux-mêmes.

    En effet, les signataires de cette lettre feignent d’ignorer que nous n’avons pas un système électoral reposant sur la proportionnalité, mais un système britannique uninominal à un tour. Voter comme si nous avions la proportionnelle relève de l’inconscience.

    En dehors des comtés où un tiers parti a des chances de recueillir une pluralité des votes, gaspiller son vote dans un comté où c’est soit le PQ ou le PLQ qui ont les meilleures chances de l’emporter équivaut à favoriser celui d’entre les deux qui peut le plus profiter de cet émiettement du vote.

    Or, les électeurs anglophones et allophones opposés à l’indépendance du Québec, eux, votent stratégiquement pour le parti qui défend leurs intérêts, et c’est le PLQ. Quand j’entends Mme David dire qu’elle est « indifférente » entre un gouvernement du PQ ou du PLQ, je doute fortement ou de son intelligence, ou de son honnêteté.

    À moins que la logique la plus élémentaire ait perdu ses droits, faire en sorte par l’éparpillement du vote francophone d’élire le parti le plus opposé à l’indépendance du Québec est un comportement tout à fait irrationnel de la part de personnes qui autrement professent vouloir l’indépendance du Québec.

    Avec des opposants qui démontrent aussi peu de sens pratique ou de sens stratégique, les fédéralistes à tout crin et leur base anglophone et allophone n’ont rien à craindre car leurs opposants francophones « indépendantistes » feront le travail pour eux.

    Lundi prochain, si M. Couillard et ses libéraux sont portés au pouvoir, vous vous regarderez dans le miroir et vous vous poserez des questions.

    Entre-temps, continuez de rêver.

    • Pierre Schneider - Abonné 5 avril 2014 11 h 08

      Avez-vous lu leur lettre pour en arriver à cette conclusion ?

    • Carole Jean - Inscrite 5 avril 2014 11 h 22


      J’ai voulu rectifier ma lecture trop rapide de la lettre, et cela il y a quelques heures, et ma rectification n’est toujours pas là !

      Je m’excuse, en effet, pour ma lecture trop rapide de la lettre des soussignés. Je leur dit plutôt bravo et mieux vaut tard que jamais.

      Oui. Il faut toutes et tous voter pour les candidats du PQ si on ne veut pas d’un gouvernement Couillard.

      Le bout de phrase « Nous invitons donc les militants et sympathisants d'ON à se joindre au PQ », m’avait échappé.

      Par conséquent, je retire les propos de ma première réaction.

      Lundi, en effet, il faut toutes et tous voter pour les candidats du PQ si nous ne voulons pas avoir un Philippe Couillard et ses libéraux au pouvoir mardi matin. Ce sera une levée de boucliers qui fera mentir les sondages, comme cela est arrivé lors des dernières élections en Alberta et en Colombie britannique.

    • Jean Lapierre - Inscrit 5 avril 2014 17 h 36

      Heureusement que vous avez rectifié, vous m'avez donné des sueurs froides. Dès leur première phrase les signataires de la lettre ont montré clairement leur appel à la solidarité de toutes les forces indépendantistes. Il suffirait que les membres de QS, qui sont à 79% contre le PLQ (voir le blogue de J. F. Lisée), contrairement à leur cheffe pour qui PQ ou PLQ c'est du pareil au même, il suffirait que les membres de QS aient le même courage que ceux d'ON. L'dée de s'intégrer au parti québécois pour faire la promotion de la souveraineté est géniale.

  • Cyril Dionne - Abonné 5 avril 2014 01 h 59

    Bravo aux anciens membres d'Option nationale

    « Nous invitons donc les militants et sympathisants d'ON à se joindre au PQ. »

    Bravo aux anciens membres d'Option nationale. Et bienvenue chez vous.

    Et honte à ceux qui ne font que diviser le vote souverainiste comme Québec solidaire. Alors qu'il faudrait parler d'une seule voix, il y a des opportunistes qui nous chantent des belles paroles qui ne feront qu'aider les autres partis fédéralistes. Québec solidaire n'est qu'une autre saveur du mois qui ne cherche qu'à remplacer le seul parti qui pourrait unir tous les Québécois. Et Québec solidaire ne peut pas dire qu'il est indépendantiste lorsque la moitié de ses sympathisants sont des ardents fédéralistes qui voteraient non à un référendum.

    • Lise Boivin - Abonnée 5 avril 2014 15 h 50

      Monsieur Dionne,
      «honte à ceux» est une expression un peu forte. D'autant plus que votre refrain est plus qu'usé. Je suis indépendantiste depuis mon adolescence, depuis Bourgault, et, comme je le sentais à l'époque, je sens que QS est l'avenir.
      Vous pouvez voter pour qui vous voudrez. Moi aussi.

  • Simon-Pierre Chevarie Cossette - Abonné 5 avril 2014 02 h 12

    Tous les Québécois?

    Voici deux raisons de rejeter cet article au profit de la conception solidaire de la souveraineté :

    1. L'exclusion des groupes ethniques et linguistiques distincts
    À gauche, à droite, au centre, peut-être, mais de toutes les couleurs? Ah, ça non! Le PQ a renoncé depuis un moment à intégrer les nouveaux arrivants et les anglophones dans son projet - son projet de charte absolutiste et ignorant mettant le clou dans le cercueil -, alors comment peut-il se prétendre inclusif? C'est en fait plutôt normal : pour attirer ceux qui ne se satisfont pas d'arguments de "fierté nationale" (davantage similaires à ce que l'on ressent en regardant une partie de hockey qu'à quoi que ce soit d'autre), il faut avoir des arguments! En plus, il faut inclure des gens dans la formation du projet! Voilà le rôle de la constituante de QS. Le jour où les anglophones auront eu leur mot à dire dans la façon de devenir souverain, ils pourront commencer à se poser vraiment la question; pas avant.

    2. L'oubli de ce que signifie souveraineté
    Être souverains ou libres, cela signifie quoi au juste, pour les Québécois? Ça veut dire que "nous" prenons toutes nos décisions, comme où va notre argent. Mais en quoi prenons-NOUS nos décisions si nous sommes "représentés" par le PQ? La souveraineté ne signifie pas être gouvernés par ceux qui nous ressemblent; elle signifie être gouvernés par nous-mêmes, c'est-à-dire par ceux qui nous écoutent, qui représentent le fruit de nos délibérations. D'où la démocratie directe prônée par QS. D'où l'idée, non d'une "souveraineté à gauche", mais d'une "souveraineté démocrate". Le Québec ne sera jamais libre si ce n'est par son peuple. La souveraineté n'a aucun sens si elle ne favorise pas l'expression démocratique. À ce compte, PKP vaut-il mieux que Harper? Rappelons-nous que la droite ne signifie pas seulement une position économique; elle signifie très souvent aussi la diminution de l'espace de délibération et de l'oubli des différences au nom de l' "efficacité

    • Claude Smith - Abonné 5 avril 2014 09 h 24

      Intégrer les anglophones dans le projet souverainiste. Les anglophones ne s'intègreront au projet qu'une fois ce dernier réalisé. Entre temps,
      la grande majorité d'entre eux vont s'y opposer avec énergie et solidarité en votant massivement pour le parti libéral.

      Claude Smith

  • Nephtali Hakizimana - Inscrit 5 avril 2014 02 h 18

    Bravo, trois fois!!!

    Quel courage!

    Voilà ce dont le Québec a besoin.