Saluons l’engagement politique

Les signataires de la lettre comprennent Louise Harel, Jacques Parizeau et Gilles Duceppe.
Photo: Pedro Ruiz - Le Devoir Les signataires de la lettre comprennent Louise Harel, Jacques Parizeau et Gilles Duceppe.

L'exercice de la démocratie s’incarne dans l’engagement de femmes et d’hommes prêts à consacrer une part de leur vie pour servir l’intérêt public. Souvent ingrate, toujours exigeante, la vie politique rebute nombre de citoyens qui auraient pourtant une contribution de grande valeur à offrir au Québec.

 

En ce sens, la décision de Pierre Karl Péladeau de faire le saut en politique envoie un puissant signal à toutes celles et à tous ceux qui hésitent encore à se mettre au service de la démocratie. Il y a là une valeur d’exemple qui inspirera sans aucun doute d’autres vocations. Toute partisanerie mise à part, nous croyons qu’il faut saluer la décision de l’ancien dirigeant de Québecor, de même que celle de toutes les femmes et de tous les hommes qui font ce choix. Bien sûr, dans ce cas précis, des inquiétudes bien légitimes ont fait surface au sujet de l’indépendance des médias. M. Péladeau a quitté toutes ses fonctions, il s’est engagé à placer ses avoirs dans une fiducie sans droit de regard et à respecter les lignes directrices du code d’éthique de l’Assemblée nationale. De leur côté, les dirigeants des médias concernés ont réaffirmé leur indépendance vis-à-vis des acteurs politiques. Pour ce qui est des professionnels de l’information, il nous semble que laisser entendre qu’ils ne seraient pas en mesure d’agir en toute objectivité fait peu de cas de leur professionnalisme.

 

Exiger de Pierre Karl Péladeau qu’il vende ses parts d’une entreprise fondée par son père nous semble excessif, d’autant plus qu’un tel scénario déboucherait sans doute sur la perte de contrôle, par le Québec, d’un fleuron de notre industrie culturelle et par le fait même, du siège social d’une entreprise à l’importance vitale.

 

Tout en demeurant vigilants, nous invitons tout le monde à faire confiance aux institutions et, au lieu de s’attaquer à un homme ayant choisi l’engagement politique, saluons son geste !


* Lise Payette, Louise Harel, Lisette Lapointe, Viviane Barbot, Jacques Parizeau, Bernard Landry, Jean Garon, Jean Doré, Jean-Paul L’Allier, Gérald Larose, Marc Laviolette, Gilles Duceppe

31 commentaires
  • Carole Jean - Inscrite 12 mars 2014 02 h 56

    L’effet entraînant de l’engagement politique de PKP et l’art de construire une coalition « arc-en-ciel ».


    La venue de M. Pierre-Karl Péladeau en politique a eu l’effet d’une bombe. Du coup, elle désarçonne les opposants et suscite l’enthousiasme chez celles et ceux qui se préparent à appuyer le parti de Mme Marois. C’est ce que l’on appelle créer un ‘momentum politique’.

    S’il est sincère dans sa volonté de faire du Québec un pays, le Parti Québécois doit nécessairement accepter d’être la plus large coalition possible. Il ne peut pas être exclusivement de gauche ou exclusivement de droite. Comme un avion qui a besoin de deux ailes pour voler, le PQ a besoin d’avoir dans son sein les deux principales tendances que l’on retrouve dans l’ensemble de la population. M. René Lévesque l’avait bien compris.

    En effet, face aux forces qui le menacent et aux défis qu’il doit relever, le Québec a plus que jamais besoin d’une solidarité nationale maximale.

    Saluons le sens politique de Mme Marois pour l’avoir bien compris. Et, réjouissons-nous qu’une personne de la trempe de M. Péladeau veuille mettre ses énergies et son expérience à faire progresser le Québec. Bravo !

    • Gérard Pitre - Inscrit 12 mars 2014 10 h 06

      À Carole Jean. À cent pour cent d'accord avec vous.Mais allez donc faire comprendre ça à QS et O.N. Ils nourrissent envers le P.Q. une haine et une vengeance digne des plus bas instants de la nature humaine. Au lieu de se réjouir de la venue de PKP au P.Q et son désir de faire du Québec un pays, ils se sont donnés à coeur joie de le décrier et d'en faire un diable dans le parti. Mère Thérésa David a donné le ton, elle qui disait en début de campagne de vouloir faire une campagne d'idées et non de personnalité et demandait à Flip flop Couillard de baisser le ton. Elle a été la première à dévier de son propre désir dès l'arrivée de PKP au P.Q. Oui à une coalition nationale très large, avec ou sans QS et O.N. Tant pis pour eux s'ils ne veulent pas collaborer, on comprendra alors pourquoi que leur objectif premier, ce n'est pas le pays, mais prendre le pouvoir comme gouvernement socialiste de gauche et après on verra pour l'indépendance. C'est comme ça que pense Q.S. Gérard Pitre

  • Pierre Schneider - Abonné 12 mars 2014 08 h 29

    Enfin !

    Enfin, nous allons tous ensemble nous rallier pour le bâtir ce pays dont nous rêvons tous depuis plus de 50 ans !

    En route vers la République ! Merci de mettre de côté les divergences et les egos au nom des intérêts supérieurs du Québec.

    • Christian Montmarquette - Abonné 12 mars 2014 11 h 06


      Si vous croyez être en mesure de faire une république avec un monarque de la finance.. Vous vous mettez le doigt dans l'oeil jusqu'au coude!

      Christian Montmarquette

    • Jacques Gagnon - Inscrit 12 mars 2014 13 h 18

      Eh bien oui monsieur Montmarquette, ne vous en déplaise, ça ne se fera pas autrement. Il faudra un jour que QS accepte que ça prend de tout pour faire un monde et surtout des gens qui sont capables de générer des profits, de l'argent pour se payer une place en ce bas monde.

    • Christian Montmarquette - Abonné 12 mars 2014 14 h 25

      À Jacques Gagnon,

      On a vu ce que ça donne avec Lucien Bouchard des conservateurs de droite au leadership de la question nationale. Depuis 1995 qu'on attend encore les conditions gagnantes..

      La stratégie de ces sortis de nulle part est simple: prendre le contrôle de la question nationale, et au moment crucial, ils font planter le projet, exactement comme Lucien Bouchard qui avait remis le couvercle sur la vapeur du chaudron en 1995 lors du référendum volé, au lieu de finir le travail pendant que le fer était encore chaud.

      Si les indépendantistes veulent vraiment un pays, qu'ils se choisissent donc un leader de confiance, crédible et un indépendantiste longue date, plutôt qu'un «money-maker» sorti d'une boite-à-surprises assoiffé d'argent et pouvoir. Ils seraient bien mieux servis que par un monarque de la finance qui ne connait rien au sujet et qui n'a toujours servi que ses propres intérêts.

      Christian Montmarquette

  • Michel St-Pierre - Inscrit 12 mars 2014 08 h 31

    Futur PM

    Quand on dirige un empire comme Québécor et que l'on fait un saut en politique, ce n'est pas pour devenir un simple député ou un simple ministre, c'est pour éventuellement accéder à la chefferie du parti et devenir premier ministre, peu importe que les premières déclarations aient été perçues très courageuses et teintées de noblesse, c'est le but ultime qui prévaut.

  • michel lebel - Inscrit 12 mars 2014 10 h 07

    Les valeurs...

    Les Québécois ont toujours aimé les "messies' en politique. PKP est le dernier en lice. Celui-ci sera particulièrement apprécié parce qu'il a beaucoup d'argent et qu'il est vedette médiatique. Voilà où sont les "vraies" valeurs pour bien des Québécois, pas dans la charte des valeurs au ministre Drainville...!


    Michel Lebel

    • Sylvain Auclair - Abonné 12 mars 2014 11 h 58

      Et Pierre Elliot Trudeau n'était-il pas un messie pour le Canada anglais?

    • François Ricard - Inscrit 12 mars 2014 15 h 30

      Et maintenant Justin Trudeau!

    • Gaetane Derome - Abonnée 12 mars 2014 20 h 30

      M.Lebel,

      Je trouve que le PQ et Mme Marois ont ete tres strategiques et je les admire.Ils ont nomme beaucoup de femmes,dont une jeune Mme Martine Desjardins,au lieu de nommer des medecins comme le PLQ ils ont ete cherches une infirmiere et une pharmacienne.Ce qui est tres bien en ces jours ou on delegue de plus en plus aux pharmaciens et ou on veut donner plus de pouvoir aux infirmieres.Ils ont aussi ete cherches une femme de gauche pour se presenter contre Mme David.
      Et voila que Mme Marois et son equipe reussi a recruter un homme d'affaire tres connu,pas seulement au Quebec mais aussi dans le ROC.
      Voila une vraie equipe et je felicite Mme Marois et le PQ.Et M.Peladeau n'est pas le messie mais il envoie un message important ca c'est certain aux gens souverainistes mais plus a droite.Comme quoi le PQ n'est pas borne et que ce n'est pas juste un parti de "poetes" ou d'idealistes.

  • Christian Montmarquette - Abonné 12 mars 2014 11 h 04

    Le courage des péquistes



    Pour le pays, les péquistes auraient le courage de faire n'importe quoi!

    Le courage d'ignorer un million de pauvres au Québec. Le courage de laisser 35,000 itinérants crever dans la rue. Le courage de renier leurs promesses. Le courage de financer à coups de milliards les multinationales étrangères avec les taxes du monde ordinaire. Le courage de couper dans l'aide sociale. Le courage de saloper le Nord et Anticosti. Le courage de privatiser notre système de santé. Le courage d'augmenter les salaires des médecins d'un milliard en deux ans. Le courage d'endosser la candidature du pire briseur de grève de l'histoire du Québec. Le courage d'augmenter le compte d'électricité des citoyens d'un taux record. Le courage de donner plus de 10 milliards en cadeaux et en congés fiscaux aux entreprises.

    Oui! ..il en faut du courage, pour de dire une chose et en faire une autre !

    Pour le pays, les péquistes feraient n'importe quoi!

    Et c'est exactement ça qu'il font.

    Christian Montmarquette

    • Sylvain Auclair - Abonné 12 mars 2014 11 h 59

      Augmenter le salaire des médecins? Ça, c'est le courage des libéraux.

    • Jacques Gagnon - Inscrit 12 mars 2014 13 h 33

      Vous serez bientôt prêt à prendre les commandes de l'état à ce que je constate. Vous commencez à comprendre comment ça marche.

    • Christian Montmarquette - Abonné 12 mars 2014 14 h 30

      «Vous serez bientôt prêt à prendre les commandes de l'état à ce que je constate» - Jacques Gagnon

      Je suis membre fondateur de l'Union des forces progressistes et de Québec Solidaire et j'ai été aussi été candidat dans Laporte aux élections générales de 2003.

      Et je vous avoue qu'avec un Québec de 250 millards dans le trou, les policiens actuels ne sont franchement pas difficile à battre.

      Christian Montmarquette

    • Christian Montmarquette - Abonné 12 mars 2014 14 h 35

      «Augmenter le salaire des médecins? Ça, c'est le courage des libéraux.» -Sylvain Auclair

      Le PQ a endossé, puisque les augmentations ont èté maintenues.

      - CM

    • Pierre Schneider - Abonné 12 mars 2014 16 h 26

      En votant contre un gouvernement québécois majoritairee, M. Montmarquette va faire le jeu de MM. Couillard et Legault. Le jeu du fédéralisme. Il refuse de le voir. Préfère la gauche pancannadienne à un Québec souverain.

      On voit enfin où loge QS.

    • Cyril Dionne - Abonné 12 mars 2014 19 h 21

      @ Christian Montmarquette

      Vous ne voyez donc pas que c'est Québec solidaire qui divise le vote souverainiste avec Option nationale. Et Québec solidaire ne sera jamais un parti qui pourra penser un jour de gouverner le Québec.

    • Jean-Marc Pineau - Inscrit 12 mars 2014 21 h 20

      @ M. Montmarquette : Il faudrait savoir ce que vous dites : le Parti québécois ne fera jamais la souveraineté ou bien est-il prêt à n'importe quoi pour y arriver ? D'un commentaire à l'autre, vous dites une chose et son contraire.

      @ M. Schneider : Il est en effet difficile de comprendre l'entêtement de Québec solitaire à vouloir rester Québec solitaire, comme il est facile enfin de comprendre l'agressivité de leurs partisans.
      Il ne sera pas étonnant de les voir soutenir, aux prochaines élections canadiennes, le très fédéraliste NPD plutôt que le Bloc québécois...

    • Christian Montmarquette - Abonné 12 mars 2014 22 h 49


      «Il faudrait savoir ce que vous dites : le Parti québécois ne fera jamais la souveraineté ou bien est-il prêt à n'importe quoi pour y arriver?»-Jean-Marc Pineau

      Ce n'est pas moi qui est difficile à suivre, c'est le PQ.

      Il brandit l'indépendance comme une carotte pour faire avancer les ânes sans jamais la réaliser.

      Pour le PQ tant que l'indépendance n'est pas faite, elle reste à faire pour tenir en otage les naïfs qui l'élisent et le remettent au pouvoir.

      Il y a belle lurette que le PQ instrumentalise la question nationale à des fins électorales. La preuve, c'est qu'il refuse de s'engager dans un référendum, alors que sa raison d'être devrait être de faire l'indépendance.

      Christian Montmarquette