Anglophone à l’UdeM : souplesse appréciée

Avant de resserrer sa Politique linguistique, comme l’a récemment exigé Vincent Blais-Fortin dans les pages du Devoir de mercredi, l’Université de Montréal (UdeM) devrait considérer les conséquences pratiques d’une telle décision. J’offre mon expérience en tant qu’étudiant anglophone à l’UdeM à titre de mise en garde.

 

Lorsque j’ai décidé de faire mes études universitaires en français, après avoir passé toute ma vie au sein du système anglophone, plusieurs de mes amis trouvaient que mon choix se situait quelque part entre le courage et la folie. En revanche, j’avais toujours bien réussi dans mes cours de français langue seconde au secondaire et au cégep et je tenais à mieux connaître la culture majoritaire de ma province natale.

 

J’ai fait le saut bourré de confiance et j’avais l’intention de faire tous mes travaux en français sans problème. Cependant, au bout d’un trimestre, je me trouvais confronté aux pires notes que je n’avais jamais reçues.

 

J’étais capable de communiquer adéquatement par écrit en français et j’aurais pu donc réussir le test de français international proposé par M. Blais-Fortin pour évaluer le besoin d’accommodement linguistique. Sauf que, avec quatre ou cinq devoirs à faire en même temps, je consentais beaucoup d’efforts supplémentaires afin de trouver les mots justes, je perdais des heures à feuilleter mon dictionnaire et mon Bescherelle, et je finissais par manquer de temps. Par conséquent, j’étais souvent incapable de soumettre des travaux de haut calibre.

 

J’avais l’impression d’avoir échoué, et je songeais sérieusement à mettre fin à l’expérience et à transférer vers une université anglophone. Mais après avoir demandé, avec hésitation, la permission de rédiger quelques-uns de mes travaux en anglais, c’était comme si on venait de m’enlever un grand poids de sur les épaules. J’ai continué à faire certains travaux en français selon le sujet ou, par exemple, s’il s’agissait d’un travail en équipe, mais j’étais finalement capable de gérer la charge.

 

En général, mes professeurs et mes compagnons de classe ont démontré beaucoup de compréhension. Dans un cas, une professeure voulait d’abord s’entretenir avec moi pour s’assurer que je faisais des efforts afin d’améliorer ma capacité de travailler en français, et que je ne choisissais pas tout simplement la solution facile. À mes yeux, ses questions étaient tout à fait raisonnables.

 

Sentiment d’appartenance

 

J’ai fini par obtenir mon baccalauréat dans ma langue seconde, et je suis aujourd’hui très à l’aise dans les milieux francophones. Je sais qui sont Louis-José Houde et Véronique Cloutier, je lis Le Devoir, et j’ai un sentiment d’appartenance beaucoup plus fort qu’auparavant à l’ensemble de la société québécoise.

 

Mais ce qu’il faut retenir, c’est que sans la souplesse dont mes professeurs à l’Université de Montréal ont fait preuve, tout ça ne se serait jamais produit. J’aurais été qu’un autre Anglo avec un français décent et un attachement limité envers le Québec francophone.

 

Comme décrit par M. Blais-Fortin, l’un des objectifs de la loi 101 est d’assurer que le français soit « la langue normale et habituelle du travail ». Soit. Mais loin de faire avancer ce but, les universités francophones le mineraient en mettant en place des politiques linguistiques qui décourageraient les anglophones d’y étudier.

 

De telles politiques risqueraient d’endurcir le clivage linguistique au Québec. À la limite, elles pourraient même contribuer à une anglicisation des lieux de travail, parce que les cégeps et universités anglophones continueront d’attirer les francophones en grand nombre.

 

Effectivement, lorsque j’étudiais au collège Dawson, il y avait des étudiants dans mes classes avec, au départ, une faible connaissance de l’anglais. Mais comme on leur permettait de travailler dans leur langue maternelle, ils pouvaient baigner dans un environnement anglophone sans être défavorisés au point de vue scolaire.

 

Leur expérience et leur exemple ont contribué à ma décision de me mettre au défi de façon similaire, et je suis très heureux de l’avoir fait. J’espère que l’UdeM continuera d’accorder aux étudiants anglophones la même ouverture dont j’ai bénéficié, et que de plus en plus de membres de ma communauté linguistique en profiteront pour aller à la découverte d’une langue, une culture, et une population qui nous sont si proches, mais desquelles nous sommes souvent, et malheureusement, déconnectés.


Michael Milech - Diplômé de l’Université de Montréal en communication et science politique

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32 commentaires
  • Michel Bouchard - Inscrit 31 janvier 2014 00 h 59

    Que ce soit en français ou en l'anglais.....

    Que ce soit en français ou en l'anglais , les éudiants de l'université de Montréal devraient tous pouvoir choisir. La langue ne devrait pas être une barrière.
    J'ai eu des professeurs qui rédigaient leurs textes en anglais pour mieux se faire comprendre de leurs collègues internationale. Et HEC offre des études trilingue
    ( français, anglais et espagnol ), je ne vois aucun problème à ce que les étudiants puissent écrire leurs examens en anglais et rédiger leurs textes dans cette langue.

    L'université McGill ( reconnue mondialement ) offre aux étudiants francophone d'écrire leurs examens en français et comme l'auteur de la lettre l'écrit, au collège Dawson , aussi.

    • Claude Verreault - Inscrit 31 janvier 2014 07 h 48

      M. Bouchard, l'UM est une université francophone, non une université bilingue!

    • Claude Smith - Abonné 31 janvier 2014 10 h 08

      M. Bouchard, l'université McGill peut facilement faire preuve de tolérance absolu face aux étudiants qui rédigent leurs examens en français parce que l'anglais est nullement fragilisé dans le contexte nord américain. Or, ce n'est pas le cas du français dans le monde universitaire entre autres. La comparaison de la situation entre McGill et l'université de Montréal m'apparaît boiteuse.

      Que vous, anglophone, puissiez en certaines occasions rédiger vos travaux en anglais à l'unjiversité de Montréal, je pense que c'est légitime. Par contre, en ce qui a trait aux étudiants francophones, j'émets de sérieuses réserves.

      Claude Smith

      Claude Smith

    • Sylvain Auclair - Abonné 31 janvier 2014 10 h 28

      Et si je voulais rendre mes travaux en hongrois ou en chinois, pourquoi ne pourrais-je pas le faire? L'anglais n'est qu'une langue parmi d'autres, non?

    • Michel Bouchard - Inscrit 31 janvier 2014 10 h 58

      @ Claude Smith,

      le français est la langue de la diplomatie, l'anglais est la langue la plus parlée au monde et peut être comprise par la planete entière.


      @ je doute que vous puissez écrire le hongrois ou le chinois, mais l'anglais est la langue universel.

    • Sylvain Auclair - Abonné 31 janvier 2014 14 h 05

      Pas moi, mais la mère de mes enfants aurait sans doute été plus à l'aise en hongrois.

    • Cyril Dionne - Abonné 31 janvier 2014 18 h 23

      Excusez-moi, mais ce n'est pas une formation en français lorsqu'on fait la moitié de nos cours en anglais dans une université francophone. Cette situation ridicule agrémentée par une université prête à faire de l'aplaventriste pour un étudiant qui n'aurait certainement pas réussi la formation sans ces passe-droits à faire vomir. Et pourtant, il a reçu le même diplôme qu'un étudiant qui a fait sa formation en français.

      Je suis un francophone hors Québec et j'ai fait mon baccalauréat en anglais sans aucune faveur ou traitement spécial de la part de l'université anglophone. Je devais compétitionner au même niveau que les autres étudiants anglophones et j'étais d'accord avec cette situation. Plus tard, je me suis inscrit à l'UQÀM pour faire une maîtrise et je ne leur ai pas demandé qu'il ne me fasse un billet de faveur même si j'étais un étudiant de l'Ontario qui vivait dans un milieu complètement anglophone.

      Ma situation n'a rien d'unique. La plupart des Franco-Ontariens parlent les deux langues officielles et le niveau acquis dans leur deuxième langue leur permettent souvent de suivre, et ceci dans la plupart des cas, une formation complètement en anglais. Il n'est pas rare de voir un étudiant fréquenter une institution française et ensuite faire le saut complètement en anglais sans perdre une enjambée. Et il n'y a pas d'université française en Ontario (seulement bilingue pour ne pas dire anglaise) et très peu de services en français.

      Le taux de bilinguisme pour les francophones au Canada est de 44% alors qu'il se situe seulement à 8% pour les anglophones. Et il est d'un rarissime extraordinaire de voir un anglophone hors Québec poursuivre des études postsecondaires en français.

      Désolé. On ne devrait pas avoir le privilège de changer les règles du jeu lorsque la partie est en cours même si on est un anglophone « from Qweebec ».

  • Pierre Couture - Inscrit 31 janvier 2014 06 h 35

    Une belle fable!

    Je suis heureux que M. Milech se sente bien chez nous. Sa prestation laisse quand même un certain malaise.

    Il nous dit être né au Québec, de parents installés ici depuis on ne sait pas combien de temps, mais il ne maîtrisait pas la langue nationale...

    Étonnant! Non?

    On comprend - et on applaudit - sa volonté de sortir de son ghetto, mais est-ce vraiment à nos institutions de changer la totalité de leur mode de fonctionnement pour accomoder ces cas individuels?

    Surtout qu'avec les flots d'immigrants qui nous arrivent, une telle attitude mènera à un un moment où il sera demandé d'offrir aussi la possibilité de rédiger des textes en Wolof, en Créole, en Amharique, en Arabe...?

    Est-ce vraiment une solution?

    • Nicole Bernier - Inscrite 31 janvier 2014 09 h 17

      Donc, M. Couture, quand on parle de la majorité canadienne anglophone et que l'on dénonce leurs membres parce qu'il ne savent pas parler l'autre langue officielle du pays en les traitant de personnes enfermées dans leur ghetto, que peut-on dire des Québécois incapable de parler l'autre langue nationale?

      Entre ce qui se dit dans les deux commentaires précédents (M. Bouchard et M. Lefebvre) et le vôtre, on passe de l'esprit de collaboration au criage de noms.... Criage de noms, parce que lorsque l'on dénonce l'esprit de ghetto d'un groupe culturel, on ne fait pas un constat, on construit un language qui dévalorise l'autre communauté au complet, alors que dans toutes les communautés, il y a des gens qui sont enfermés dans leur culture maternelle et d'autres qui sont ouverts à la collaboration et à la compréhension de l'autre...

    • Pierre Couture - Inscrit 31 janvier 2014 11 h 33

      @ Mme Bernier.
      Libre à vous de vous sentir canadienne. Ce n'est pas le cas de tout le monde et certainement pas le mien. Je me sens aussi canadien que les Baltes se sentaient soviétiques. Heureusement pour eux, ceux-ci se sont libérés. Il faudrait en faire autant chez nous.

    • Gilles Théberge - Abonné 31 janvier 2014 12 h 44

      Comment le français peut-il être comsidéré comme étant langue nationale pour un anglo Canadian madame Bernier, alors que le français n'a jamais été promulgué comme étant langue officielle du Canada.

      Faut-il rappeler que le français à été incluse essentiellement comme obligation de l'administration publique e fédérale, mais ne fait pas partie des exigences pour occuper un emploi supérieur dans un nombre considérable de fonctions. Et n'est pas une exigence pour être jugé de la Cour Suprême...

      Langue nationale mon œil!

    • Jean Lengellé - Inscrit 31 janvier 2014 13 h 34

      Voyons, un peu de sérieux Pierre Couture!
      Jusqu'à preuve du contraire, la Province de Québec fait encore partie du Canada, pays bilingue, où personne n'est nécessairement obligé d'être bilingue. Assimiler l'anglais des descendants d'Anglophones qui fêtent la Saint-Patrick au "Wolof" ou à l'Arabe est infiniment triste. Je ne connaîs pas non plus d'université de langue Wolof qui pourrait être en compétition avec McGill, pourtant mondialement considérée comme la meilleure du Québec, bien avant... celles que je ne nommerai pas!

    • Gilles Théberge - Abonné 31 janvier 2014 14 h 49

      Je regrette monsieur Lengellé mais ce n'est pas exact. À ma connaissance le Canada n'est pas un pays bilingue. Le Québec peut bien faire partie du Canada au plan juridique (et sous la menace de la force), mais ça ne fait pas du Canada un pays bilingue. Ni officiellement ni officieusement. Sinon donnez-nous une référence précise montrant ce que vous affirmez.

      Et je suis du même avis que monsieur Couture, à savoir que je me sens aussi canadien qu'un Balte se sentait Soviétique.

    • Claudine Pierre-Antoine - Inscrite 3 février 2014 10 h 54

      Monsieur Théberge, je dois dire que votre commentaire aussi n'est pas exact. Née au Québec, j'ai étudié mes cartes socio-politiques en géographie au primaire, où les lignes rouges et bleues se chevauchaient pour démontrer le bilinguisme de tout le pays. Au secondaire, donc dès 1986, les livres de géo avaient changé: le Québec était bleu, l'Ontario rayé et le reste du Canada, rouge. J'ai cru que c'était soit une évolution de la société, soit une précision importante qui manquait au niveau "primaire".

      Vous vous imaginez le choc, lorsque, déménagée à l'Île-du-Prince-Édouard, je me faisais répondre en français lorsque j'abordais sur l'Île ou au Nouveau-Brunswick des passants en anglais!

      On m'a menti! Et je commence à comprendre peut-être pourquoi...

      Voici donc ma référence... Je vous invite même à faire un tour dans la francophonie de l'Est du Canada pour trouver la vôtre.

  • Daniel Roy - Inscrit 31 janvier 2014 07 h 38

    Ce monsieur Milech est une exception. Nous laissons les étudiants remettre leurs devoirs en anglais. Nous laissons les professeurs référer des livres en anglais. Nous laissons les professeurs enseigner en anglais. Nous accordons 30 % du financement public aux universités anglophones. Nous laissons les immigrants et quelques francophones le choix de fréquenter les Cégeps et les universités anglophones. Nous laissons les sociétés de la couronne fonctionner en anglais. Nous laissons les raisons sociales en anglais. Nous vivons dans un pays dont la constitution n'a jamais été approuvée ni écrite en français. Nous vivons dans un pays dont la couronne est anglaise. Etc. Réveillons-nous!

    • Jean Richard - Abonné 31 janvier 2014 10 h 10

      L'anglais est un rouleau compresseur. Il écrase tout sur son passage, soit ! Alors, quelles sont les chances de survie du français face à cette puissante machine ? Ayons le courage de l'avouer : très faibles.

      Nous pourrions rêver de voir se perpétuer la légende de David contre le géant Goliath. Sauf qu'il y a Goliath, mais David n'y est point. Autrement dit, la volonté d'imposer le français, un français gagnant, n'y est plus.

      La faiblesse du français québécois qui, tôt ou tard mènera à sa disparition, on refuse de la regarder en face, à moins qu'on soit incapable de la voir. Cette faiblesse, elle vient des francophones (et non des immigrants ou des anglophones). Elle se manifeste de plusieurs façons : dévalorisation du français et survalorisation de l'anglais, médiocrité linguistique (on s'obstine à s'inventer un créole), médiocrité de l'enseignement du français (créant des analphabètes instruits), médiocrité de la diffusion culturelle (avec en tête une télévision fédérale qui se vautre dans le populisme culturel)...

      La focalisation sur la dérive de l'Université de Montréal peut faire dévier le débat et cacher ce que nous ne voulons pas vraiment savoir : où est la véritable faiblesse du français en Amérique. La loi 101 fut excellente en son temps, mais nous en sommes maintenant à l'après-loi 101, qui n'est probablement pas un clonage de celle-ci. L'après-loi 101 aurait dû être une ère d'affirmation. Ça ne semble pas être le cas.

      Seuls, on n'y peut pas grand chose.

    • Nicole Bernier - Inscrite 31 janvier 2014 10 h 19

      On voit bien que votre préoccupation de développer des jeunes francophones compétents dans leur domaine de spécialisation importe peu pour vous, alors que le rôle même de l'université, c'est de développer des esprits scientifiques, des personnes capables de faire des analyses prenant en compte ce qui s'est déjà dit sur le sujet, ici et ailleurs, et qui va permettre aux jeunes québécois d'innover et de faire avancer la science... Votre esprit a un point d'observation très limité du rôle des universités pour se faire une place sur la scène mondiale...

      Nous avons 4 grandes universités à Montréal, McGill et UdeM, qui revendiquent un espace parmi les grandes universités du monde et, Concordia et UQAM qui visent à servir les intérêts régionaux et culturels du Québec... Si vous prenez le temps de lire la mission de chacune de ces universités, vous verrez qu'elles ont été financées sur la base qu'elles poursuivaient des objectifs différents.

      Prendre le temps de faire une excellente traduction de chercheurs anglophones pour faire une citation françcaise représente un réel problème et exige du temps... alors que l'objectif principal de l'étudiant n'est pas de devenir un excellent traducteur, mais plutôt de savoir argumenter un excellent débat entre différentes explications des phénomènes à l'étude et savoir se construire un point de vue personnel des enjeux.

  • Hélène Paulette - Abonnée 31 janvier 2014 09 h 07

    Cher M.Milech

    Votre français est excellent et même meilleur que celui de bien de mes compatriotes... Serait-il de la même qualité si on vous avait laissé rédiger tous vos travaux en anglais?

    • Nicole Bernier - Inscrite 31 janvier 2014 10 h 04

      J'imagine mal un étudiant qui choisit une université francophone qui refuse de faire des efforts pour apprivoiser la langue de l'institution.
      D'ailleurs, la politique de l'UdeM n'autorise en rien de rédiger tous ses travaux en anglais. Mais des accommodements raisonnables sont mis en place pour faciliter les transitions.

      En fait, même une politique libérale, comme celle de McGill, concernant les francophones qui étudient dans leur université, finit par faire pression sur le francophone pour qu'il produise des textes en anglais. Donc, même si la politique l'autorise à tout rédiger en français, inévitablement, le francophone va rencontrer des professeurs qui ne se débrouillent pas très bien en français et l'étudiant n'acceptera pas que son travail soit corrigé par un autre professeur ou correcteur, comme le professeur peut le faire, s'il se sent inconfortable pour évaluer un travail en français...

      Donc, dans les faits, les limites des uns et la volonté de l'étudiant qui choisit une université anglophone ou une université francophone finissent par faire pression pour la maîtrise de la langue dominante de l'institution... À ma connaissance, les universités n'ont pas de politique de bilinguisme....

    • Hélène Paulette - Abonnée 31 janvier 2014 10 h 59

      Madame Bernier, de nos jours nos universités se battent pour attirer les étudiants étrangers,souvent attirés par les frais de scolarité plus bas... Dans un contexte de domination de l'anglais dans le monde, ces étudiants vont tout naturellement choisir l'anglais, de là le danger d'anglicisation....

    • Nicole Bernier - Inscrite 31 janvier 2014 15 h 45

      La science n'est pas un savoir national dans lequel il faut enfermer les jeunes québécois francophones et les rendre ignorants de ce que les autres peuples explorent et communiquent par le biais de la langue dominante en science... Il faut des stratégies de plus en plus importantes de communication entre les réseaux de chercheurs au fur et à mesure que l'on choisit de s'élever dans l'échelle du savoir... les études supérieures visent autres choses que la formation du bac, mais si le jeune est mal préparé, il est incapable de transiter d'un niveau à l'autre... Et, ceux qui obtiennent les meilleures bourses se sont ceux dont les parents ou des professeurs de Cégep ont veillés à ce qu'ils développent les habilités nécessaires de bases du bac avant de parvenir au niveau suivant, et les exigences de la maîtrise avant d’avoir terminé le bac... Les jeunes qui entreprennent leurs études supérieures (en maîtrise) et qui découvrent les exigences sur le tas se font toujours dépassés par ceux qui ont commencé leurs études supérieures en ayant acquis les exigences de bases de la maîtrise au bac ou au Cégep, ce qui leur donne les moyens de commencer à se préparer pour la compétition des bourses au doctorat...

      J’ai accompagné quelques jeunes pour faire cette transition et obtenir de bonnes bourses, les parents qui n'ont pas traversé la compétion au doctorat comprennent souvent mal comment soutenir leurs jeunes pour y parvenir en n'accumulant pas des tonnes de dettes. Ety, c'est encore plus difficile pour eux de comprendre comment le jeunes doit investir pour se payer des expériences parallèles aux cours de bases pour justifier le financement obtenus et se garantir des bourses comme futur enseignants... J'ai toujours comparer la structure des exigences universitaires à celle du sport olympique.

    • Hélène Paulette - Abonnée 31 janvier 2014 18 h 44

      L'université est un lieu de transmission du savoir dont fait partie la science...

  • Sylvain Auclair - Abonné 31 janvier 2014 10 h 27

    Ça devrait être le rôle des cégeps.

    Dans une optique de favoriser le vivre-ensemble en français, je crois que les cégeps destinés aux anglophones devraient préparer leurs étudiants à vivre et à travailler en français, de manière à ce qu'ils puissent tous poursuivre leurs études ou entreprendre leur carrière dans la langue commune.

    On a des cégeps; qu'on les utilise.