Les régimes de retraite des employés de l’État sont-ils des «Cadillac» ?

Depuis quelque temps, les régimes de retraite, notamment ceux du monde municipal et du secteur public, reviennent plus souvent dans l’actualité. On montre du doigt leur générosité et la faible quote-part que doivent financer les employés. Mais est-ce vraiment le cas pour les régimes de retraite des 550 000 salariés de l’État québécois, autres que ceux des policiers provinciaux, des juges de la Cour du Québec ainsi que des élus eux-mêmes ?

 

Depuis 1973, tous ces salariés, syndiqués comme cadres, participent à un régime de retraite« à prestations déterminées » qui leur permet de recevoir une rente liée à leur salaire en fin de carrière ; celle-ci peut représenter 40 %, 60 %, 70 %, etc., selon qu’ils auront travaillé 20, 30, 35 ans, etc. Leur rente est majorée chaque année d’au mieux pour « la moitié de l’inflation », pour ceux qui prennent leur retraite actuellement. À 65 ans, elle est réduite d’un montant équivalent à celle qui leur est payable par la RRQ de sorte que leurs revenus de retraite demeurent alors quasi inchangés, si ce n’est de la pension de vieillesse qui peut s’ajouter. Ainsi, avec des revenus en baisse de plusieurs points par rapport au temps où ils travaillaient, il serait étonnant que ceux-ci puissent soudain rouler en voiture de grand luxe une fois à la retraite.

 

Aussi, pour financer leur retraite, ces salariés doivent renoncer, tout au long de leur vie active, à une part non négligeable de leurs revenus ; celle-ci s’est chiffrée régulièrement à plus de 5,0 % de leur salaire depuis 1973. Elle est maintenant de 7,1 % pour les syndiqués et de 11,5 % pour les cadres ; à telle hauteur, ses effets sur le chèque de paie sont bien sentis. Ces pourcentages représentent « la moitié » de ce que coûte leur régime. Avec ce partage 50-50 en place depuis 1982, ils ont devancé, depuis fort longtemps, ce que les municipalités veulent imposer aujourd’hui aux régimes de retraite de leurs employés et auquel le gouvernement a donné son appui en décembre dernier.

 

Autre fait important : leur situation n’a rien de comparable à celle de certains autres salariés du secteur public tels que les policiers de la SQ, les juges et les élus provinciaux ; non seulement ceux-ci jouissent-ils de conditions de retraite plus généreuses et plus coûteuses, mais il arrive que l’État doive assumer jusqu’à 75 % de la facture. Prière donc de ne pas confondre les genres.

 

Par ailleurs, depuis les années 1970, l’État s’est toujours soucié de maintenir une parité entre la « rémunération globale » de ses employés et celle de leurs vis-à-vis dans le secteur privé ; dans cette unité de mesure entraient en compte les coûts que lui occasionnent tous les avantages sociaux, y compris celui associé aux régimes de retraite. Depuis une vingtaine d’années, l’écart s’est graduellement renversé à la faveur des autres salariés québécois en raison des faibles augmentations de salaire qui leur ont été octroyées, et même des gels assez fréquents.

 


Secteur public vs secteur privé

 

Aujourd’hui, la « rémunération globale » de ses employés est inférieure de presque 10 % à celle du secteur privé et du milieu municipal, selon la plus récente étude de l’Institut de la statistique du Québec. Comme conséquence, l’État peine maintenant à attirer des ressources dans plusieurs domaines tels que l’ingénierie, l’informatique, etc. ; il a recours, notamment depuis une dizaine d’années, à la sous-traitance qui l’amène à payer des honoraires qui représentent deux, trois fois et même plus ce qu’il lui en coûterait s’il avait les mêmes ressources dans ses rangs. On peut donc croire que la supposée « grande générosité » accolée aux régimes de retraite en cause ne suffit pas, pour bon nombre de travailleurs, à compenser pour les salaires moins élevés lorsque vient de temps de choisir entre un emploi dans le public et un dans le privé.

 

Enfin, il est vrai que les régimes de retraite de ces salariés pèsent assez lourd sur les finances de l’État : 2,7 milliards en 2013-2014, ce qui représente par ailleurs une facture d’au moins 500 millions plus élevée que les cotisations versées par les salariés. Pourquoi « sa moitié » coûte-t-elle plus cher que « celle des salariés » alors que l’un et l’autre ont pourtant convenu d’un partage des coûts à parts égales ? Parce que, lors de leur mise en place en 1973, l’État a choisi de ne pas « capitaliser sa moitié » en partenariat avec celle de ses salariés. Il a plutôt commencé à le faire, via un fonds distinct, à la fin des années 1990, soit juste à l’aube d’une décennie qui a procuré de très mauvais rendements boursiers ; aujourd’hui, la vérité des coûts le rattrape plus durement. Ni les salariés ni leurs représentants n’ont eu leur mot à dire dans ces choix.

 

Pour toutes ces raisons, il serait profondément injuste de demander maintenant à ces salariés, qu’ils soient actifs ou retraités, de changer leur « supposée Cadillac » pour un modèle de moindre valeur, d’autant qu’ils en ont amplement défrayé le coût, que ce soit directement ou indirectement.

23 commentaires
  • Sylvio Le Blanc - Abonné 24 janvier 2014 08 h 03

    Super lettre !

    Bravo !

    • J-Paul Thivierge - Abonné 24 janvier 2014 13 h 15

      J'espère bien que des milliers de personnes bien jalouses des régimes de pension indexés vont négocier avec leurs employeurs pour pouvoir un jour profiter de pareils avantages qui permettent aux retraités de continuer à dépenser, à faire prospérer et rouler l'économie, à payer leurs taxes et impôts au lieu de devenir fardeau à l'aide sociale en dépendance de la charité et de l'État .

      Maintenant la limite des surplus actuariels non imposable a été ajustée à 125 % pour éviter les effets vécus du 110 % liés aux faibles rendements des années 98 à 08.

      De plus, si un jour on risque de dépasser ce 125 % je propose le versement d'une ristourne annuelle occasionnelle aux employé-e-s actifs et aux retraité-e-s qui ont tous contribué-es à accumuler ce surplus.
      Ainsi quelques centaines de dollars [ imposables ] pour passer les vacances c'est bienvenue !

      Fonds de retraite: Hydro efface son déficit actuariel de 4,6 G$
      http://affaires.lapresse.ca/opinions/chroniques/fr

  • François Beaulé - Inscrit 24 janvier 2014 08 h 12

    La profondeur des injustices

    Il paraît «profondément» injuste de revoir le niveau des prestations des employés de l'État selon M. Denis Leclerc. Le problème est que si ces prestations ne sont pas diminuées, ce sont les jeunes et les générations futures qui seront soumis à une injustice encore plus profonde. Si, de 1973 à la fin des années 1990, les gouvernements ont choisi de ne pas capitaliser la part de l'État dans les régimes de retraites de 550 000 salariés de l'État, cela ne justifie pas d'aller chercher l'argent qui manque dans les poches des contribuables d'aujourd'hui et de demain. Les jeunes travailleurs n'étaient pas nés ou n'avaient pas l'âge de voter en 1973. Pourquoi devraient-il assumer les erreurs faites par d'anciennes générations?

    La profondeur de l'injustice est encore plus importante en rapport avec les retraites du secteur municipal et des sociétés d'État. Le réajustement qu'impose la réalité incontournable de la démographie, tant au niveau des cotisations que des prestations des régimes de retraite, doit se faire prioritairement en fonction de l'équité intergénérationnelle.

    • Gaston Carmichael - Inscrit 24 janvier 2014 09 h 01

      Donc, si le gouvernement s'accorde un congé de cotisation pendant cinq ans, Il devrait combler un éventuel déficit du fond de retraite à même les pensions de ceux qui payaient fidèlement leurs cotisations durant ces cinq ans.

      À ce compte là, autant abolir les cotisations de l'employeur pour cotiser les employés à 100%

    • Jacques Patenaude - Abonné 24 janvier 2014 09 h 33

      Approfondissons-les donc ces "Injustices" Je n'ai pas bénéficié du réseau des CPE quand mes enfants étaient jeunes, je demande moi aussi réparation.C'est une injustice PROFONDE qui m'a été faite, donc il faut créer un fonds d'indemnisation pour les parents qui ont dû assumer ces coûts autrefois. Il faut aussi indemniser mes parents qui ont dû payer à l'époque pour faire soigner les membres de leur famille lorsqu'ils étaient malade.....

      Tanné de ces arguments de bébés gâtés qui se résume à: tous est ce qu'on m'offre est un dû, mais tout ce que les autres recoivent est injuste.

    • Jean Richard - Abonné 24 janvier 2014 10 h 43

      Assez juste M. Patenaude.

      On oublie ou on omet volontairement certains faits. Ainsi, quelqu'un qui a 65 ans aujourd'hui a connu :

      - l'époque où il fallait acheter ses manuels scolaires à la petite école, cauchemar pour les parents qui avaient de nombreux enfants ;

      - l'époque où quand on était malade, ou bien les parents payaient les soins de santé, ou bien on attendait que ça se passe car d'assurance maladie, il n'y en avait point ;

      - l'époque où passé la 11e année (équivalent de la IVe secondaire d'aujourd'hui), la poursuite des études signifiait des frais de scolarité très élevés (oui oui, on avait des frais de scolarité en fin de secondaire et au collège) ;

      - l'époque où, pour la minorité qui avait accès à l'université, il valait mieux avoir des parents fortunés que des parents modestes car en espèces d'aujourd'hui, c'était au moins le double d'aujourd'hui en frais de scolarité...

      Et ne demandez pas pourquoi des gens qui ont aujourd'hui 65 ans portent des prothèses dentaires – et ne cherchez pas sur de vieilles photos des sourires d'adolescents pleins de « broches » à 5000 $...

      Avant de hurler à l'injustice intergénérationnelle, qu'on refasse bien le calcul : combien aura coûté à l'état un jeune d'aujourd'hui, de sa naissance à son premier emploi professionnel, et combien aura coûté un retraité d'aujourd'hui, de son départ à la retraite jusqu'à sa mort ? Et qu'on mette bien dans ses calculs le capital engrangé dans les régimes de retraite ainsi que les impôts différés des REER. On pourrait avoir des surprises au bout des calculs.

    • Simon Chamberland - Inscrit 24 janvier 2014 12 h 27

      M. Patenaude,

      C'est vrai, vous n'avez pas eu droit aux garderies à 7 $

      Moi je n'aurai rien du RRQ ni au RREGOP.

      Faisons un échange. Ce que vous avez contribué pour les garderies à 7 $ contre ce que j'ai contribué au RRQ et au RREGOP (je ne suis pas fonctionnaire mais je paie pour).

      Je suis partant n'importe quand pour cet échange. Vous ?

    • François Beaulé - Inscrit 24 janvier 2014 17 h 23

      M. Patenaude, le programme de garderies à 7$ en permettant aux femmes de continuer à travailler tout en ayant des enfants augmentent les impôts que les couples procurent à l'État.
      Ce programme est offert à tous les citoyens. Vos fonds de retraite sous-capitalisés par la faute des gouvernements que vous avez élus sont réservés à une classe de privilégiés. La majorité des citoyens n'ont pas accès à ces prestations. Pourquoi paieraient-ils pour vous? Il y aussi de vieux «bébés gâtés».

    • Simone Lussier - Inscrit 24 janvier 2014 21 h 26

      «... il a recours, notamment depuis une dizaine d’années, à la sous-traitance qui l’amène à payer des honoraires qui représentent deux, trois fois et même plus ce qu’il lui en coûterait s’il avait les mêmes ressources dans ses rangs»

      Je ne comprends pas du tout cette logique... Si l'État a les moyens de sous-traiter à ce prix, pourquoi n'a-t-il pas les moyens d'ajuster les salaires pour attirer des employés qualifiés? De grâce, évitez-moi les formules d'actuaire en réponse, le gros bon sens, c'est tout... Mais bon, je crois connaitre la réponse: faire plaisir aux amis qui ont des boites de consultation... Et autres motifs dans la même gamme. Vive le privé... Ironie...

    • simon villeneuve - Inscrit 25 janvier 2014 00 h 25

      M.Beaule, je crois vous manquez le point que les prestations de retraite fait partie du salaire des employes, c'est juste un paiement en differer !

    • François Beaulé - Inscrit 25 janvier 2014 16 h 38

      M.Villeneuve, si ce n'était qu'un paiement en différé, il n'y aurait pas de déficit actuariel. Vous négligez une grande partie de la question. Les cotisations versées par les employés + l'autre 50% versé par l'État dans le régime + rendements = déficit actuariel.

  • André Fournier - Inscrit 24 janvier 2014 08 h 15

    Retraite "cadillac"

    Quelques années passées, un actuaire a comparé la pension d'un retraité de l'état et celle d'un individu au privé. Sa conclusion était étonnate. Si un individu au privé versait/cotisait à son régime de retraite/REER au même rythme que les cotisations de l'employé de l'état, après 35 ans, cette personne au privé se serait mérité une plus grosse pension que la personne de l'état. ATTENTION! Il a bien dit "cotisé au même rythme", c'est-à-dire que la personne au privé doit cotiser fidèlement et sans aucune faute ou sans aucun répit le même pourcentage de son salaire à tous les mois que la personne travaille. L'autre avantage: à 65 ans , la personne au privé ne se fait pas déduire l'équivalent de sa rente de la RRQ tandis que la personne de l'état se fait déduire un montant équivalent de sa pension de l'état. Donc, la personne au privé recevrait plus que la personne de l'état. La morale de l'histoire est simple: une personne qui veut vraiment recevoir une pension "cadillac" peut se la payer si elle fait l'effort.

    • Jean-Yves Arès - Abonné 24 janvier 2014 13 h 16

      «Si un individu au privé versait/cotisait à son régime de retraite/REER au même rythme que les cotisations de l'employé de l'état, après 35 ans, cette personne au privé se serait mérité une plus grosse pension que la personne de l'état.»

      Mais mais mais alors, pourquoi ne pas passer au plus vite a un régime a cotisation déterminés ???

      Expliquer moi quelqu'un !

    • Olivier Mauder - Inscrit 24 janvier 2014 20 h 08

      Les employés du privé sont jaloux mais ils ne cotisent pas assez à leurs fonds de retraite. À la place, ils préfèrent s'acheter le dernier modèle de bébelle en vente...

  • Gaston Carmichael - Inscrit 24 janvier 2014 09 h 03

    Enfin, on remet les pendules à l'heure

    Enfin, quelqu'un qui peut parler de fonds de retraite sans tomber dans la démagogie et les raccouris facile.

    • J-Paul Thivierge - Abonné 24 janvier 2014 13 h 24

      Un autre point à souligner; pendant les anéées de congé de cotisation on doit reconnaître que les employeurs et les emplyé-e-s ont eu plus de revenus , ainsi cette partie de ces revenus était imposable. Alors, les ministres du revenus de nos 2 gouvernements ont perçu des G$ d'impôts supplémentaires et les dépenses faites par les employé-e-s et entreprises faisant plus de salaire ont été taxées donc ces sommes ont profité à l'État. Loin d'être relocaliser dans certaines évasions fiscales paradisiaques reconnues !

  • André Michaud - Inscrit 24 janvier 2014 09 h 38

    Problème municipal

    Le problème est plus municipal où les employés ne payent même pas 50% de LEUR fonds de pension comme les employés provinciaux le font.

    Pourquoi les citoyens qui majoritairement n'ont pas de fonds de pension devrait payer plus de 50% du fonds de pension de leurs employés?

    En plus, autant les syndicats que les administrations municipales ont manqué à bien alimenter le fond ,en tirant tous les deux profits.. Des maires ont acheté la paix pour ensuite envoyer la facture aux citoyens. Facile quand ce n'est pas toi qui paye..

    Je propose de seulement aligner les fonds de pension municipaux sur celui des employés provinciaux. Ils ne travaillent pas plus , et ne gagne pas moins, il n'y a aucune raison de garder ces privilèges.

    Comme retraité du provincial j'aurais été très gêné de demander à mes concitoyens de payer plus que 50% de MON fond de retraite alors que la majorité n'a pas les moyens d'avoir un fond de pension! Et je peux confirmer que l'on peut vivre assez bien avec une pension de $21,000 net (après 35 ans de travail). Merci à mes concitoyens même si on ne leur a pas laissé le choix...

    • Jean Richard - Abonné 24 janvier 2014 11 h 10

      « Pourquoi les citoyens qui majoritairement n'ont pas de fonds de pension devrait payer plus de 50% du fonds de pension de leurs employés?  »

      Je ne nie pas que certains régimes de retraite publics soient un peu plus généreux que la moyenne. Mais il ne faut pas oublier certaines choses.

      Ainsi, il vaut mieux parler de masse salariale plutôt que de salaires individuels, ce qui revient à dire que les avantages sociaux, dont la contribution de l'employeur au régime de retraite, ne sont pas en réalité distincts du salaire. Ils font partie de la masse salariale.

      Par exemple, prenons trois employés faisant le même travail dans trois boîtes différentes. Le premier reçoit 60 000 $ par année, sans le moindre avantage social. Le deuxième reçoit 55 000 $ avec des avantages sociaux 50/50 coûtant 5000 $ à l'employeur et le troisième se contente de 50 000 $ avec des avantages sociaux 100/0 coûtant 10 000 $ à l'employeur (c'est hypothétique bien sûr).

      Les avantages sociaux étant imposables, les trois paieront les mêmes impôts. Par ailleurs, si les trois optent pour le même niveau de vie, ils devront apprendre à vivre avec 50 000 $ brut par année, ce qui permettra au premier de verser 10 000 $ dans un REER, au deuxième 5000 $ dans le fonds de l'employeur puisqu'il contribue à 50/50 et le troisième ne versera rien de plus.

      Le problème avec le discours véhiculé, c'est qu'en l'absence de nuances importantes (volontaire ou non), on contribue à faire croire à la population que dès qu'un employé de l'état accède à la retraite, il devient totalement à la charge de l'état, donc des contribuables. La réalité est tout de même différente.

      Trop de gens sont ignorants de la réalité des régimes de pension, que ce soit ceux fournis par les employeurs ou ceux qu'on gère soi-même, en particulier les REER. La distorsion dans l'information et le discours néolibéral contribue à cette malheureuse confusion.

    • simon villeneuve - Inscrit 24 janvier 2014 12 h 13

      M.Michaud:"Je propose de seulement aligner les fonds de pension municipaux sur celui des employés provinciaux. Ils ne travaillent pas plus , et ne gagne pas moins, il n'y a aucune raison de garder ces privilèges."

      Invitation dans un monde communiste.
      En passant, les realites du travail sont differentes d'une ville a l'autre, imaginer a travers le Quebec....

      M.Michaud:"Je propose de seulement aligner les fonds de pension municipaux sur celui des employés provinciaux. Ils ne travaillent pas plus , et ne gagne pas moins, il n'y a aucune raison de garder ces privilèges."

      Belle reponse de M.Richard avec l'exemple des 3 employes.
      Cela donne plus de marge de manoeuvre a l'employeur evidemment.

    • Olivier Mauder - Inscrit 24 janvier 2014 20 h 13

      Les avantages sans doute exagérés consentis au municipal viennent ternir selon moi toute la fonction publique. En étant employé dans le secteur de l'éducation, je ne souhaite pas être associé à ses abus et je tiens à avertir les salariés du privé qui sont jaloux des retraites du secteur public que toutes les retraites ne sont pas sur le même pied d'égalité.