Niqab : acceptez et taisez-vous maintenant!

Je pense que derrière chacune de ces forteresses de tissu se cache une femme avec un vécu qui mérite d’être connu, ainsi que des rêves et une personnalité singulière, écrit l’auteure.
Photo: Jacques Nadeau - Le Devoir Je pense que derrière chacune de ces forteresses de tissu se cache une femme avec un vécu qui mérite d’être connu, ainsi que des rêves et une personnalité singulière, écrit l’auteure.

La photo devenue virale des deux intervenantes en service de garde en niqab a suscité l’émoi. Pourtant, ce n’était pas la première fois qu’on voyait des niqabs. La différence c’est qu’on a toujours eu l’impression que cela se passait très loin. Et pour cette raison, on se donnait le droit de s’indigner publiquement de l’injustice faite aux femmes ; en Afghanistan ou en Arabie Saoudite par exemple. Des féministes à côté de gens soucieux des droits de l’homme se tenaient main dans la main pour s’inquiéter du fait que tant de femmes se voient forcées de se cacher dans l’espace public, au risque de leur vie si elles décident de braver l’interdit. Combien de fois avons-nous regardé ces femmes en niqab et en burqa, la gorge serrée en nous demandant comment une telle ségrégation sexuelle pouvait être instaurée aujourd’hui ? Maintenant que le phénomène apparaît ici, il semble que la rectitude politique exige qu’on se taise et que l’on accepte bêtement, au nom d’une ouverture à l’autre…

 

Le vent tourne. Non pas à cause de la peur de l’autre, mais par peur des représailles publiques si l’on affiche des réactions de réticence face à ce symbole sexiste. Le débat sur la Charte s’étant tellement envenimé, n’avoir rien contre les compétences objectives de l’éducatrice, mais rejeter ce symbole pourrait être vite taxé d’intolérance et de xénophobie. C’est maintenant ceux qui s’inquiètent de ce genre de pratiques qu’il faudrait suspecter ! Rapidement, la photographe a cru bon de s’excuser pour les préjudices qu’elle aurait pu causer aux éducatrices. Un geste courtois — elle a reconnu son erreur de ne pas avoir masqué le visage de bambins —, mais qui trahit aussi sa peur de devenir elle-même le bouc émissaire d’une situation potentiellement explosive. Le paradoxe est que le débat a été détourné en un procès sur la façon maladroite dont il a été amené dans les médias.

 

Aberration

 

En somme, ce fut à celle qui s’est étonnée de voir des niqabs au Québec de se cacher dans la honte pour avoir osé révéler au grand jour une pratique controversée. En plus, comme les parents de la garderie ont envoyé une lettre d’appui aux éducatrices, puisque l’on a appris qu’une des femmes était instruite, avait fréquenté McGill et que c’était son choix, les détracteurs devaient maintenant se taire et l’affaire être considérée comme classée. C’est une aberration, quand on sait que s’interroger sur ce symbole est légitime pour tous ceux qui défendent l’égalité homme-femme. Bien que le phénomène semble encore marginal ici, ceux qui défendent le niqab et la burqa évoquent souvent le « contexte différent » du Québec qui devrait légitimer la normalisation de ce symbole. Comme il s’agirait d’un « libre-choix », on devrait s’incliner. Mais si le « contexte » est si différent, pourquoi accepter de normaliser ici une pratique que nous condamnons lorsqu’elle est instaurée ailleurs dans le monde ? Il y a dans cette réaction une forme d’hypocrisie doublée d’une justice à deux vitesses. On pourrait finir par abandonner certaines femmes privées ici de cette chance du « libre-choix ». Et si dans le contexte québécois, l’adoption volontaire du niqab témoignait d’un rejet viscéral des valeurs libérales, pourquoi devrait-on encore se taire devant cet aveu ?

 

Bien sûr, il ne s’agit pas de s’en prendre à ces femmes et de les mépriser. Elles-mêmes vous diront qu’elles travaillent, qu’elles s’intègrent à leur façon. Je ne nie pas ce type de démarche. Mais je ne peux nier aussi ce symbole qu’elles nous forcent à regarder tout en s’en servant pour se dissimuler.

 

Grâce à la liberté religieuse, nous avons la chance au Québec de choisir notre culte ou encore d’être athées. J’ai eu la chance de naître dans une famille où différentes pratiques religieuses se sont côtoyées de façon harmonieuse. Ma mère québécoise catholique, mon père agnostique, un oncle athée et une grand-mère paternelle algérienne, musulmane et pratiquante, heureuse de délaisser le port du voile lors de ses visites de plusieurs mois au Québec pour le revêtir au moment des prières qu’elle faisait chez nous. Comme quoi il y a toujours une part culturelle qu’il ne faut pas négliger dans le port de signes religieux ostensibles, toutes religions confondues. Dans ce cas précis, c’est l’islam qui apparaît et cela varie entre ceux qui ne portent pas de signes religieux et celles qui portent le foulard, le tchador, le niqab et enfin la burqa. Au nom de la liberté religieuse, en venons-nous à accepter des symboles de ségrégation sexuelle ? Au nom d’une lutte pour plus de justice et d’égalité, en venons-nous à trouver justes et égales toutes les pratiques existantes ?

  

Forme de renoncement

 

Je ne crois pas qu’il faille interdire le niqab partout et suis convaincue qu’il ne faut pas s’en prendre à ces femmes, puisqu’elles ne se réduisent absolument pas à leur voile. Je pense que derrière chacune de ces forteresses de tissu se cache une femme avec un vécu qui mérite d’être connu, ainsi que des rêves et une personnalité singulière. Mais c’est justement pourquoi il nous reste encore le droit, peut-être même l’obligation morale, de ne pas normaliser tous les symboles présents qui sont synonymes d’une oppression à laquelle nous ne pouvons consentir. Avons-nous encore la possibilité de remettre en question publiquement le bien-fondé de telles pratiques au Québec sans risquer l’opprobre ?

 

Sous la gentillesse, on semble trouver une forme de relativisme et même de renoncement. Quand nous disons qu’« au fond, ça ne nous dérange pas », je soupçonne que plusieurs d’entre nous ne connaissent rien de la vie de ces femmes et n’en côtoient aucune. Ça ne nous « dérange pas », car nous consentons à les marginaliser dans leur différence, pourvu qu’elles ne viennent pas bousculer nos habitudes. Et comme nous souhaitons ne jamais risquer d’avoir l’air intolérants, nous n’osons même plus user de notre sens critique. À ce stade, ce n’est peut-être plus de tolérance dont nous faisons preuve, mais davantage de lâcheté et d’aveuglement volontaire. Et ce, sans niqab ni burqa…

 

Karima Brikh - Animatrice de Mise à jour à MaTV

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50 commentaires
  • Guy Chicoine - Abonné 28 novembre 2013 03 h 25

    Digne

    Digne d'être lu, cet article et devrait être partagé sur tous nos reseaux

    • Cécile Sabourin - Abonnée 28 novembre 2013 09 h 50

      En effet, très intéressante réflexion !

    • Alexis Lamy-Théberge - Abonné 28 novembre 2013 14 h 50

      Vous avez raison, il faut se servir de ce texte pour exposer l'absence de fondement cohérent de l'argumentaire pour la Charte.

      Le texte de madame est symptomatique de la position "populaire", avec son mépris pour ce qui s'apparente à la "rectitude politique" qui lapide tout avis contraire, bien que dans le cas de la Charte c'est plutôt ceux qui s'y opposent qui sont la proie des foules, de Charles Taylor à Alexa Conradi.

      Est-ce que vraiment des féministes se sont plaint parce qu'ailleurs des femmes portaient le voile? Il est totalement absurde et sophistique de croire et d'affirmer que des critiques qui peuvent être émises envers les conditions dans lesquelles des femmes sont maintenues ailleurs puissent se limiter au fait qu'elles portent le voile.

      La question est de savoir ce qu'elles ont le droit de faire ou de ne pas faire, ce qu'elles ont comme ressource pour devenir, pas si elles portent le voile. Nous aurions autrement décidé d'envahir la Sicile ou l'Inde.

      C'est la même condition qui est proposée ici. Ce n'est pas contradictoire : est-ce les citoyens de notre société jouissent de leurs droits et libertés, en ont-ils les capacités? C'est totalement paralysant de contourner la difficulté de cette approche en répondant par la négaive lorsqu'il s'agit d'un symbole culturelle qui nous rend mal à l'aise.

      L'auteur achève d'ailleurs de nous convaincre de son inutilité lorsqu'au terme d'une diatribe enflammée contre la ségrégation sexuelle, elle conclut : "Je ne crois pas qu’il faille interdire le niqab partout et suis convaincue qu’il ne faut pas s’en prendre à ces femmes, puisqu’elles ne se réduisent absolument pas à leur voile".

      La seconde partie de la sentence, très empathique, ne mérite pas de commentaire, mais la première surprend : cette horreur que nous combattons, symbole archaïque d'inégalité, nous ne devrions pas l'interdire? Je ne vous suis plus. Depuis longtemps.

    • Cyril Dionne - Abonné 28 novembre 2013 16 h 45

      Évidemment, lorsqu'on s'oppose à la ségrégation sexuelle, on a droit à une diatribe enflammée des islamo-gauchistes, assortie d'un discours démagogique qui se répète ad nauseam, celui-même qui est plein de sophismes et basé sur la répétition.

      Comment peut-on affirmer quelque chose de ce genre quand ce qu'on voit et entend est totalement le contraire. Bien sûr on ne mentionne pas ces intégristes religieux qui pratiquent une discrimination sans borne envers les femmes et les minorités sexuelles. Et ici, on ne parlera pas des crimes d'honneur qui existent malheureusement encore (voir la famille Shafia) comme pour les mariages forcés.

      Voici ce que disait Yves Charles Zarka, sur le port du voile : « Le voile est à la fois un signe religieux et une marque de discrimination, il est le symbole de l'instauration d'une société de quasi-apartheid qui oppose hommes et femmes comme citoyens de classes différentes et qui accorde aux hommes la possession et la maîtrise du corps, de la liberté et même de la vie des femmes. »

      Est-ce qu'il y en a qui se rappelle d'une certaine Christine St-Pierre, qui était la Ministre de la Culture, des Communications et de la Condition féminine du Québec sous l'ère Charest qui affirmait qu'on ne peut garantir la primauté du droit à l'égalité de la femme sur celui de la liberté de religion ou d'une Yolande James issue de ce même gouvernement, la Ministre de l'Immigration et des Communautés culturelles du Québec qui disait que « Tout ce qui est déraisonnable reste déraisonnable. On ne fait aucun compromis en ce qui concerne l’égalité entre les hommes et les femmes » on sait que le débat est encore ouvert sur les accommodements raisonnables.

      Et bravo au gouvernement québécois de vouloir mettre des balises en place par le biais d'une Charte laïque dans ce capharnaüm multiculturaliste. Faut-il le répéter encore que les Québécois veulent une société égalitaire, laïque et française. Il me semble que ce n'est pas compliqué à comprendre.

  • Carole Jean - Inscrite 28 novembre 2013 04 h 54

    Des questionnements qui dérangent.



    —Pourquoi le Canada permet-il à des pays totalitaires religieux comme l'Arabie saoudite de construire des mosquées ici alors qu'il n'est pas permis de construire des églises chrétiennes en Arabie? Pourquoi permet-il à des pays comme le Qatar et l'Arabie saoudite de subventionner aussi à coup de millions de dollars le missionnariat d’imans ici? Où est la réciprocité?

    —Pourquoi, puisque les lois canadiennes l'interdisent formellement, permettons-nous à de jeunes musulmans canadiens d'aller participer à des tueries à l'étranger et de joindre des groupes terroristes, en Syrie ou en Lybie par exemple, et revenir au pays sans être arrêtés?
    (Rappelons que dans son livre “Terroristes - Les 7 piliers de la déraison”, le juge antiterroriste français Marc Trévidic insiste sur le fait que les «jeunes musulmans» occidentaux, lorsqu'ils reviennent d'une «terre de djihad ou de pré-djihad», sont «la plupart du temps plus dangereux que lorsqu'ils sont partis».)

    —Pourquoi la très fameuse mosquée Assuna à Montréal d'où ont “gradué” des terroristes notoires (Ahmed Ressam, Faker Boussora, etc.) jouie-t-elle toujours d'un 'statut d'organisme de bienfaisance' alors qu'elle est fichée par le FBI américain comme un des neuf lieux au monde où «des membres d'Al-Qaïda ont été recrutés, aidés ou formés»?

    —Pourquoi ne discutons-nous pas plus souvent de la question de la sécurité nationale lorsqu'on parle d'intégrisme islamiste dans nos murs? Pourquoi cette gène, sinon ce déni d’une réalité déplaisante?

    —Où sont les bien-pensants et les légalistes à tout crin quand on parle de ces choses?

    • Damien Tremblay - Inscrit 28 novembre 2013 12 h 36

      Très pertinemment, Mme Jean, vous répondez en filigrane à vos questions d’une façon qui tombe sous le sens; à savoir qu’au nom des droits et libertés garantis par les chartes canadienne et québécoise, nous laissons naïvement des personnes et entités xénophobes, racistes et ségrégationnistes travailler fanatiquement à la destruction de ces droits et libertés sur le territoire canadien.

      Nous, Québécois, gardons le silence car nous avons peur de passer pour des racistes, des ségrégationnistes et des intolérants; alors que nous sommes en général tout le contraire, comme nous le confirment les immigrants harmonieusement intégrés.

      Cette candeur et cette frilosité qui nous habitent sont le cheval de Troie qui laisse pénétrer sur notre sol des gens soucieux de détruire la liberté des femmes qui y habitent et s’y sont souvent réfugiées après avoir subi dans des pays intégristes des sévices corporelles et psychologiques que nous pourrions ici énumérer ad nauseam.

      Toutes nos félicitations pour votre clairvoyance inquiète.

    • Alexis Lamy-Théberge - Abonné 28 novembre 2013 15 h 41

      Pourquoi lorsqu'on parle d'avenir et d'enjeux sociaux, y'a-t-il toujours quelqu'un pour nous rappeler que trois ou quatre hurluberlus marginaux se réunissent pour faire des mauvais coups?

      Pourquoi lorsqu'il est question de gouvernance, y'a-t-il quelqu'un pour nous dire qu'il faut être courageux et répondre à la menace par la force?

      Pourquoi lorsqu'on cherche les voies de l'épanouissement et d'un bien-être collectif, y'a-t-il quelqu'un pour nous rappeler qu'ailleurs ça va mal et qu'on pourrait faire comme eux, Chine ou Arabie saoudite, et retourner à l'âge tyrannique?

      Et pourquoi, lorsqu'on réfléchit à notre liberté, on utilise toujours un voile, qu'on se met sur le visage ou dans le titre d'une diatribe?

      Je ne sais pas "pourquoi" c'est comme ça, j'ignore la raison, on s'ennuie un peu du Soviet, on vit dans un surplus de luxe qu'il faut préserver, une certaine élite veut contrecarrer les efforts de lucidité de leurs Tiers-État.

      Je l'ignore mais je sais qu'on y revient toujours, qu'on en parle toujours, Sécurité, Nation, Défense, Menace Étrangère, comme on parle toujours de la Droite et que cette pauvre oubliée peut nous crier dans ses 100 chroniques quotidiennes à quel point elle est oubliée et muette.

      Et quelqu'un peut sans rire nous demander pourquoi nous n'en parlons pas, pris dans les 100 commentaires d'un des 4 ou 5 textes quotidiens concernant la Charte de la Menace et de l'Islamisme galopant?

    • Jean-Marc Drouin - Inscrit 28 novembre 2013 16 h 32

      - Pourquoi les Mosaïcultures internationales Montréal 2013 ont-elles fait de la compagnie Qatar Airways le commanditaire officiel de l'événement? Un public nombreux - près d'un million de personnes - y a défilé cet été. Combien parmi ces visiteurs ont remis en question la décision des dirigeants du Jardin Botanique de s'associer à la compagnie nationale de l'État qatari?

      Serge Truffaut écrivait dans Le Devoir du 22 octobre: " les autorités de cet émirat avaient promis une mise en bière des méthodes qui ont tué des centaines d’ouvriers depuis l’amorce de la construction des installations et stades où se déroulera la Coupe du monde de soccer 2022. Aucun geste propre à décourager les patrons du macabre n’ayant été fait, on peut reprendre et répéter le constat de la Confédération syndicale internationale (CSI) : « Le Qatar est un État esclavagiste.

      D’après les informations recueillies par les journalistes du Guardian, si le nombre de morts avoisine la douzaine par semaine ou 600 par an, c’est tout simplement parce que les tortionnaires des entreprises qui empochent des millions et des millions obligent les Népalais et les autres à travailler 12 heures par jour, sans eau et sans nourriture, même lorsqu’il fait 50 °C. Ce n’est pas tout. Afin d’éviter qu’ils s’en aillent, pour ne pas dire qu’ils s’évadent, les gardes-chiourme du goulag persique ont pris soin de confisquer les passeports et de retenir les salaires."

  • Marc Lacroix - Abonné 28 novembre 2013 06 h 20

    Un discours cohérent !

    Je suis bien d'accord avec vous, Mme Brikh, le discours multiculturaliste est une apologie d'un insipide relativisme. En effet, les symboles d'oppression ailleurs dans le monde, comme le niqab et la burqa deviendrait curieusement ici — symbole de la liberté de choix ! La cohérence de cette vision n'impressionne pas; la question que vous évoquez:

    "Mais si le « contexte » est si différent, pourquoi accepter de normaliser ici une pratique que nous condamnons lorsqu’elle est instaurée ailleurs dans le monde ? Il y a dans cette réaction une forme d’hypocrisie doublée d’une justice à deux vitesses."

    est celle à laquelle les défenseurs du libre-choix ne répondent pas, ou ils répondent de façon tellement superficielle que cela ne fait que démontrer leur parti-pris de départ. Le Québec, le Canada, ne sont pas isolés du reste de la planète, les voiles "religieux" sont — sexistes et deviennent ici, un symbole de rejet des valeurs de la vaste majorité de la population —, particulièrement de celle de l'égalité des sexes.

  • Jean-Pierre Marcoux - Abonné 28 novembre 2013 07 h 33

    Deux visions parmi lesquelles il faut choisir.

    Les parents qui envoient leurs enfants à cette garderie ont une vision multiculturaliste de la société. C'est leur droit.

    La société québécoise, par l'entremise de son gouvernement, a le droit de choisir une vision interculturaliste et laïque où tous ces signes ostentatoires seraient relégués à la vie privée et à une pratique communautaire avec leurs semblables.

    Les éducatrices sont payées pour éduquer ces enfants et non pas pour les enrégimenter dans l'une ou l'autre religion. Dans notre société moderne de l'image, le medium est plus que jamais le message.

    • André-Jean Deslauriers - Inscrit 28 novembre 2013 12 h 11

      Vous avez tout à fait raison M. Marcoux.

      Ces parents qui choisissent ces garderies, ne font que mettre de l’avant leurs sempiternels droits individuels, sans égard au bien commun.

      Droits protégés par cette charte multiculturelle que le Québec n’a jamais signée et constamment interprétée par une cour suprême qui a la facheuse tendance, comme la Tour de Pise, de toujours pencher du même côté.

  • Jocelyne Lapierre - Inscrite 28 novembre 2013 07 h 41

    Excellente remise en perspective

    Madame Brikh, vous m'enlevez les mots de la bouche et exprimez le fonds de ma pensée. Merci de remettre les choses en perspective, et surtout de rappeler à tous qu'il est tout à fait légitime de questionner ce qui va à l'encontre de nos valeurs. Votre texte est cohérent et très bien et mérite d'être disséminer à grande échelle.