Une virée réussie dans le système de santé

Les moyennes compilées par Québec concernant le temps d’attente aux urgences des hôpitaux font réagir.
Photo: - Le Devoir Les moyennes compilées par Québec concernant le temps d’attente aux urgences des hôpitaux font réagir.

Déjà, j’ai la chance, depuis près de vingt ans, d’avoir un médecin de famille compétent, humain, disponible, joignable en tout temps via courriel, un vrai docteur Welby, pour ceux qui ont plus de 40 ans. Hommage amical au docteur Jacques Lambert.

 

À 70 ans, je suis en bonne santé, à part mes petits bobos. Voici qu’en mars dernier, je suis soudainement affligée d’une vision double. Je me rends à l’urgence du Centre hospitalier des Hautes-Laurentides à Rivière-Rouge. Je passe vite au triage et vois l’urgentologue qui diagnostique une probable diplopie (paralysie temporaire partielle du nerf optique). Je suis aussitôt dirigée vers le même centre hospitalier à Mont-Laurier pour un scan au cerveau. Le technicien en radiologie m’attend à l’entrée et me mène vite à son imposant appareil. La radiologiste de garde chez elle reçoit immédiatement l’image par Internet, l’analyse et transmet son rapport par la même voie à l’urgentologue, qui confirme son diagnostic et me dirige vers l’Institut de l’oeil des Laurentides.

 

Quelques semaines plus tard, je reçois un coup de téléphone, à la maison, du médecin qui m’avait vue à l’urgence ! Il veut savoir comment je vais et si j’ai eu de bons services ! Salutations en passant au docteur Gervais, à l’infirmier du triage et au technicien en radiologie.

 

Je suis suivie de façon très professionnelle et régulière par les optométristes et ophtalmologistes de l’Institut de l’oeil des Laurentides à Boisbriand, sans compter le médecin généraliste qui coordonne le dossier. On me dirige sans tarder vers l’hôpital de Saint-Jérôme pour un test de résonance magnétique et en neurologie. Tout cela à l’intérieur de six semaines ! Et pendant ce temps, ma vision revenait tranquillement à la normale ; je néglige donc de faire suivre la demande de consultation du neurologue vers la neuro-ophtalmologie de l’hôpital Maisonneuve-Rosemont. Merci donc à tous ces professionnels de la santé qui se sont occupés de moi avec diligence et compétence.

 

Nouveaux symptômes

 

Voici que de nouveaux symptômes apparaissent à la fin juin. Un nouveau diagnostic est posé à l’Institut de l’oeil : myasthénie, et on me réfère à nouveau en neurologie, puisque ce problème ne relève pas à proprement parler de l’ophtalmologie. Là, je dois attendre, la neurologue étant en vacances.

 

Ma situation se détériorant à la vitesse grand V - je ne vois presque plus, j’ai des étourdissements et des maux de tête -, je me rends à l’urgence de l’hôpital Maisonneuve-Rosemont, apparemment mal cotée même si ce n’est pas ce que j’y ai vécu, loin de là ! Je n’ai pas le temps de m’asseoir que je passe au prétriage, cinq minutes plus tard au triage, et dix de plus, je vois l’urgentologue.

 

Après un examen minutieux, je suis référée le lendemain matin, 8 h, en ophtalmologie et neurologie. Le diagnostic est confirmé ; je suis examinée sous toutes les coutures par une bonne dizaine de professionnels de la santé ; je suis soumise à de nombreux tests et, après 12 heures d’examens, on me retourne chez moi, prescription en main. Le médicament a un effet presque immédiat. Lentement mais sûrement, ma vision revient à la normale.

 

Je suis entre bonnes mains ! Je serai désormais suivie régulièrement en neurologie et ophtalmologie et je suis même en attente d’une consultation en neuro-ophtalmologie, l’équipe médicale ne voulant rien négliger.

 

Grand merci à tout le personnel technique, infirmier et médical qui a pris soin de moi avant tant d’attention, de compétence et de sens humain, en particulier à la docteure Nicole Khairallah, à la docteure Isabelle Hardy et à l’urgentologue dont j’ai oublié le nom, mais qui a pris la peine de venir s’enquérir de moi le lendemain de mon passage à l’urgence. (…)

 

Qui a dit que notre système de santé québécois n’était pas bon ? Pas moi en tout cas !


Michelle Rodrigue Marois - Nominingue

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