La réplique › le choix d’un mot - Souveraineté ou indépendance?

Jean-Martin Aussant
Photo: Pedro Ruiz - Le Devoir Jean-Martin Aussant

Pour une raison ou une autre, le sempiternel débat autour du bon mot à utiliser est revenu dans le débat public ces jours-ci. De « l’indépendantiste » Bernard Landry jusqu’au «provincialiste» Jocelyn Coulon mercredi dans Le Devoir, le débat sémantique a repris de plus belle.

Au fond, ce que souhaitent les souverainistes, les indépendantistes, les séparatistes ou les sécessionnistes, c’est que le Québec soit un pays en bonne et due forme, c’est-à-dire qu’il vote lui-même toutes ses lois, qu’il gère lui-même tous ses impôts et qu’il négocie lui-même tous les traités qui le lieront aux autres nations du monde. Pour ma part, j’ai toujours trouvé inutile de perdre de l’énergie à s’entredéchirer sur le choix du mot à utiliser, d’autant plus que ça semble assez futile du point de vue d’un indécis qui se demande si le projet lui-même est fondé ou pas.

Jean Chrétien prenait grand soin d’utiliser le mot séparatiste. Étrangement, je n’ai pas vu M. Coulon le critiquer à cet égard et lui reprocher de ne pas avoir parlé d’indépendance. Sans doute M. Chrétien trouvait-il que la connotation quelque peu négative et péjorative du mot séparatiste, surtout dans sa bouche, pouvait donner mauvaise image à ceux qui veulent simplement faire en sorte que le Québec possède la capacité de choisir son propre destin.
 
Le vrai travail

Dans le Larousse, le mot indépendance est défini à l’aide du mot souveraineté et, sans surprise, le mot souveraineté est défini à l’aide du mot indépendance. Peut-on laisser les gens utiliser le mot qu’ils veulent et passer au vrai travail, soit celui de convaincre les Québécois des avantages pour le Québec d’être un pays qui contrôle tous ses leviers décisionnels, comme 193 pays membres des Nations unies le font actuellement sans jamais regretter d’être maîtres chez eux ?

Pour en revenir à M. Coulon, qui prétend qu’Option nationale n’utilise pas le mot indépendance, il manque « royalement » de rigueur. Tout comme de nombreux militants du parti, j’utilise régulièrement le terme dans mes discours, bien que mon réflexe soit davantage de parler de souveraineté. C’est pour moi le même projet. Les statuts d’Option nationale, issus du congrès national de mars dernier, mentionnent d’ailleurs que l’objectif du parti est de réaliser l’indépendance du Québec.

Cela dit, ma question à M. Coulon est fort simple. S’il prétend que le seul mot pertinent est indépendance et qu’il combat ce projet, cela fait-il de lui un « dépendantiste » qui milite pour une forme de dépendance ? Glorieux projet. Le terme provincialiste serait-il plus cohérent, étant donné ses idées antipays, que le terme fédéraliste ? Est-ce que le terme monarchiste serait approprié puisque, dans le système qu’il défend farouchement, nous sommes les sujets d’une lointaine et archaïque reine, aussi bien coiffée soit-elle ?
 
Quelle indépendance ?

Pour ma part, si j’ai le réflexe d’utiliser plus fréquemment le terme souveraineté, c’est probablement parce que dans les faits, aucun pays au monde n’est indépendant au sens propre du terme (la Corée du Nord s’en rapproche, mais ce n’est pas mon modèle). Le Canada ou les États-Unis ne sont pas indépendants de leurs partenaires commerciaux. La France et l’Allemagne non plus. Tous les pays qui exportent ou importent des biens et services dépendent dans une certaine mesure de leurs partenaires économiques. Dans un tel contexte, il me semble que la souveraineté représente alors tout simplement la pleine capacité de gérer nos interdépendances avec les autres pays selon nos intérêts et non ceux d’une nation voisine qui décide actuellement à notre place. Et cette souveraineté devient de plus en plus urgente dans une dynamique de mondialisation grandissante.

Mais le choix du mot appartient bel et bien à chacun. Qu’on me dise être indépendantiste ou souverainiste, je saurai qu’on veut la même chose que moi. Si on me dit être fédéraliste, provincialiste ou monarchiste, je saurai alors qu’il reste des gens à convaincre que nous ne serons jamais si bien servis que par nous-mêmes et qu’il est grand temps que nous y voyions, bien au-delà de la sémantique. Au travail.


Jean-Martin Aussant - Chef d’Option nationale

LE COURRIER DES IDÉES

Recevez chaque fin de semaine nos meilleurs textes d’opinion de la semaine par courriel. Inscrivez-vous, c’est gratuit!


En vous inscrivant, vous acceptez de recevoir les communications du Devoir par courriel.

57 commentaires
  • Jean-Luc - Inscrit 11 avril 2013 00 h 52

    Le bâtisseur et le verbeux


    Eh oui. Au travail !

    Et laissons M. Jocelyn Coulon (j'allais écrire : Jocelyn Létourneau...) s'amuser avec le lexique comme un enfant avec ses trois bouts d'élastique, faute d'avoir le courage et l'énergie de se débarrasser, maladie honteuse s'il en est une, de son « provincialo-dépendantisme » chéri.

  • André Fournier - Inscrit 11 avril 2013 05 h 00

    Peu importe le mot

    De ma part, le mot "séparatiste" représente très bien ce que vous désirez. Vous ne vous inquiétez pas du sors de vos frères et soeurs qui demeurent partout au Canada, peu importe qu'ils partagent la même langue, la même culture, la même histoire, les mêmes ancêtres. A risque de subir la censure des vérificateurs de ce quotidien, je vais encore vous dire qu'il y a 2 millions de nous dont leur survie sera mise en péril suite à cette séparation. Et je me mets à la mercie des répondants qui me diront que nous sommes déjà des "cadavres vivants". De ma part, je ne suis ni séparatiste, ni indépendantiste, ni souverainiste, et encore moins fédéraliste. Je suis tout simplement et historiquement "canadien français" comme l'histoire de mon pays me reconnait!

    • Sylvain Auclair - Abonné 11 avril 2013 09 h 27

      Et nos amis américains, qu'en faites-vous?

      Donc, selon vous, si tous ne rentrent pas dans le canot de sauvetage, on devrait tous couler?

    • Michel Richard - Inscrit 11 avril 2013 11 h 30

      M Auclair, vous faites habituellement preuve de plus de retenue: je ne crois pas qu'on puisse vraiment craindre que "tous coulent" au Québec.

    • Céline A. Massicotte - Inscrite 11 avril 2013 11 h 32

      Si vous êtes Canadien-Français, c'est que vous êtes fédéraliste, comme le sont tous les franophones hors Québec.

      Canadiens Français... En fait Harper serait tout è fait d'accord avec vous puisque c'est exactement sa définition de la dite nation québécoise (tout citoyen de langue française résidant sur le territoire du Canada).

      On nous en a passé une belle, avec l'assentiment muet de Duceppe.

    • Frédéric Chiasson - Inscrit 11 avril 2013 12 h 09

      Pfff! Je suis l'un de ceux que vous appelez «frères», un frère dont vous vous préoccupez seulement quand il est question de séparation du Québec. Est-ce que vous vous occupez des droits des Acadiens, des Franco-Manitobains et Franco-Ontariens lorsque le gouvernement du Québec devient fédéraliste?

      Le Québec n'a jamais vraiment aidé au fait français au Nouveau-Brunswick. Je suis sûr qu'il ne l'aide pas ailleurs au Canada. Ce sont des Acadiens qui ont lutté pour avoir leurs commissions scolaires, leurs hopitaux et leurs institutions indépendantes (ou souveraines, choisissez). Les lois sur le bilinguisme officiel ne les ont pas fait apparaître par magie.

      La séparation du Québec n'est qu'une excuse de plus pour que le Canada actuel nous considère comme un peuple de BS de seconde classe. Dire que cette séparation nous mettra en «péril» relève du chantage.

    • Geoffrey Thorpe - Inscrit 11 avril 2013 12 h 33

      Ahurissant! Comme anglophone, est-ce que ma langue maternelle serait à risque parce que les méchants séparatistes veulent un pays? Non? Ben, pourquoi? La réponse me semble assez simple: parce qu'il y a des pays majoritairement anglophones en Amérique du Nord qui assurent la vitalité de cette langue! Est-ce que les hispanophones aux É-U ont de la misère à garder vivante leur langue, même si la vitalité de cette langue n'est aucunement assurée par la forme (politique) du pays? Bien sûr que non, et selon moi la présence d'un pays institutionnellement hispanophone juste au sud d'eux en compte pour beaucoup.

      Quoi de mieux pour assurer une assise solide pour le français en Amérique que de se doter d'un pays où c'est justement la langue principale, majoritaire, institutionnelle, et incontournable? Étant donné que l'anglais, l'espagnol et le portugais sont déjà des langues principales dans certains pays d'Amérique, pensez-vous sérieusement que la présence d'un nouveau pays en Amérique, cette fois francophone, serait porteuse ou nuisible pour les minorités francophones dans ses pays voisins? En Louisiane, en Saskatchewan, ou ailleurs?

      Si l'on cesse la mort lente du français ici, une fois pour toutes, on pose un geste bénéfique pour tous ceux qui s'inquiètent de son avenir, qu'ils soient ici ou ailleurs. Ayant grandi dans un pays anglophone et déménagé dans 2 autres pays anglophones depuis, je sais très bien que nous sommes généralement hostiles à toute remise en question de la primauté de l'anglais. Donc on doit sortir de la mascarade du bilinguisme Canadian au plus sacrant, si vous voulez (ou non) mon avis.

    • Gilles Charbonneau - Inscrit 11 avril 2013 15 h 16

      Encore cette pensée souverainiste qui veut que tout ce qui n'est pas séparatiste, ou souverainiste, peut importe, soit fédéraliste, et comme Monsieur Fournier je ne suis ni l'un ni l'autre, disons simplement que je suis nationaliste!

      Monsieur Thorpe, l'anglais étais à 22 % en 1867, lors de la création de la fédération, et selon Statistiques Québec, l'anglais au Québec est passé de 13,1 % en 1971, à 8,2 % en 2006, alors que les français lui est passé de 80,7 % à 79,6 %, vous faites du sensationalisme lorsque vous employez le terme ''mort lente''.

      Monsieur Chiasson, je trouve très hypocrites les gens qui ne cessent de déclarer qu'il faut protéger le français en Amérique du Nord et qui crachent au visage des francophones hors Québec comme vous le faite!

      Et je trouve des plus risible le fait qu'il faille aux souverainistes un exercise du genre afin de trouver le mot qui convient le plus à votre projet, et ce plus de 50 ans après son lancement.

      Cela démontre à quel point le projet souverainiste n'est qu'une improvisation sortie de l'intellecte de quelques politiciens désirant se créer un pays avec de gentils moutons qu'ils pourront mener à la baguette!

    • Gilles Charbonneau - Inscrit 11 avril 2013 16 h 17

      Correction Monsieur Chiasson, je parle des souverainistes ici, et non de vous, mon erreur! :)

    • Djosef Bouteu - Inscrit 11 avril 2013 16 h 18

      Monsieur Fournier, pourquoi vous sentez-vous plus solidaire des Fransaskois du Canada que des Acadiens du Maine, aux États-Unis? Par fermeture d'esprit?

      Moi je me sens solidaire des deux. En tant qu'état souverain, le Québec pourra faire rayonner le français davantage sur tout le continent.

      Cessez de blâmer les Québécois souverainistes pour le génocide culturel que le Canada pratique contre les francophones.

    • Nicolas Bouchard - Inscrit 11 avril 2013 17 h 48

      M. Charbonneau,

      Vous semblez oublier des faits importants qui contredisent votre vision. Les chiffres que vous présentez à M. Thorpe, dont le texte apporte une vision que je n’avais jamais imaginé, cachent une réalité importante. L’anglais comme langue au Canada donne une mobilité que le français ne donne pas. Alors les gens de langue anglaise décident tout simplement de quitter le Québec en plus grand nombre que ceux de langue française. Il n’est donc pas difficile de comprendre que cela fait diminuer le % d’anglophones au Québec.

      Pour ce qui est de votre attaque en règle contre l’option souverainiste, elle est basse et sans fondement. L’option souverainiste fut un mouvement populaire avant de devenir des partis politiques qui fusionnèrent pour former le PQ. Vous pourriez reculer encore plus loin et penser à nos fameux patriotes. Ces gens ont pris les armes et bon nombre sont tombés au champ d’honneur pour défendre une cause, leur liberté face à leur asservissement par la tutelle de Londres. Ces gens sont morts en défendant la même cause que les nationalistes/souverainistes/séparatistes/indépendantistes.

      Ce que vous faites en insultant le projet souverainiste serait l’équivalent de crachez au visage (pour reprendre votre expression) de nos anciens combattants ainsi que ceux ayant fait le sacrifice ultime car on n’aime pas le Canada. Attaquez les idées M. Charbonneau, pas les gens et leurs causes.

      Nicolas Bouchard

    • Gilles Charbonneau - Inscrit 11 avril 2013 20 h 51

      Peut importe les raisons monsieur Bouchard, l'anglais est bien plus en perte de vitesse au Québec que le français, français qui est très stable depuis la création du Canada.

      Et votre propos ne change en rien le mien, pour un souverainiste, si tu n'est pas souverainsite, tu est un fédéraliste, tu n'aime pas le Québec, mais bien le Canada, et cette façon de penser plutôt extrémiste se retrouve pour ainsi dire sur tous les médias sociaux.

      Et je connais très bien l'histoire du mouvement souverainiste pour avoir moi-même milité pour la souveraineté durant de nombreuses années, mais comme beaucoup d'autres j'ai évolué et mes priorités ont évoluée elles aussi!

      Et le fait que des patriotes soient tombé au champ d'honneur il y a presque 200 ans, ne doit pas nous faire oublier la réalité du Québec d'aujourd'hui, et cette réalité est que la souveraineté n'est plus la priorité des gens du Québec, qui eux aussi, du moins pour la plurparts, ont évolués!

  • Catherine Paquet - Abonnée 11 avril 2013 06 h 10

    Examinons le concept adopté par René Lévesque

    Souveraineté-Association contient une notion de degré. La souveraineté se mesure et se partage. Indépendance ne s'accommode pas avec partage ou association. D'ailleurs on peut dir sans être contredit que le Québec possède la souveraineté dans certains domaines de compétence qui sont explicitement mentionnés dans la Constitution.

    • Claude Smith - Abonné 11 avril 2013 10 h 21

      Si je vous comprends bien, des pays comme la France, l'Allemagne etc..ne sont pas des pays indépendants puisqu'ils font partie du marché commun. En fait, si nous suivons votre raisonnement, il n'y a pas beaucoup de pays qui le sont.
      En somme, il y en a qui ont tout intérêt à nous entraîner dans ce débat sémantique pour affirmer comme en 1995 que la question n'est pas claire de telle sorte que, parmi ceux qui votent oui, il y aurait une majorité qui ne savent pas qu'ils votent pour que le Québec devienne un pays. Par contre, ceux qui votent non savent pourquoi ils le font.

      Tout comme M. Aussant, j'invite les souverainistes-indépendantistes a ne pas tomber dans le piège.

      Claude Smith

    • Céline A. Massicotte - Inscrite 11 avril 2013 11 h 18

      Foutaise!

      Tous les pays à l'ONU sont indépendants et font affaire avec les autres, avec leurs anciens colonisateurs souvent. Le concept de souveraineté est pratiquement unique au Québec, parce que Lévesque avait peur du mon indépendance (la marque de commerce pour ainsi dire du RIN, comme il avait peur de la loi 101 qu'il aurait voulu charcuter avant même la cour suprême, c'est à dire avant son adoption.

      Heureusement le père de la loi 101, Camille Laurin a tenu son bout. Ceci fait partie de l'histoire.

    • Patrick Boulanger - Abonné 11 avril 2013 12 h 35

      Réponse à M. Smith

      La question du référendum de 1995 n'était pas très claire M. Smith : « Acceptez-vous que le Québec devienne souverain, après avoir offert formellement au Canada un nouveau partenariat économique et politique, dans le cadre du projet de loi sur l'avenir du Québec et de l'entente signée le 12 juin 1995 ? ».

    • Céline A. Massicotte - Inscrite 11 avril 2013 14 h 43

      Commentaire à M.Thorpe

      Oui! Je le veux! Quel beau commentaire pour ne pas dire témoignage.

      J'ai rencontré un premier anglophone indépendantiste par hasard au lendemain du Vive le Québec libre du Général de Gaule, et je n'en croyais pas mes yeux ni mes oreilles. Bien avant la loi 101, donc, arrivé de Londres il envoyait ses enfants à l'école française. Depuis j'en ai rencontré d'autres, entre autres lors des élections, travaillant dans les bureaux de scrutin.

      Ça me fait toujours plaisir qu'on me le rappelle, et d'autres devraient aussi s'en rendre compte: ça existe!

    • Gabriel Bruneau-Langlois - Inscrit 11 avril 2013 15 h 49

      @Patrick Boulanger

      Si il y a un 3e référendum pour que le Québec devienne un pays (et tout porte à croire qu'il y en aura un éventuellement...et le 3e clôturera probablement la question définitivement, peut importe l'issue du résultat) il serait bien que la question se résume à quelque chose du genre "Souhaitez-vous que le Québec devienne un pays souverain?" ou "Êtes-vous d'accord à ce que le Québec devienne un pays indépendant du Canada et assume plainement sa souvraineté?". Merci, bon soir. Pas besoin de poser une question qui nécéssite une analyse littéraire. Ça serait bien que les gens n'aient pas besoin d'un bac en histoire politique pour comprendre la question. C'est oui je veux qu'on devienne un pays ou c'est non. Pas de "oui mais à condition d'une entente préalable et bla bla bla..."

      Les gens qui veulent faire l'indépendance n'ont qu'à "vendre" leur projet en étant honnêtes et en expliquant clairement les avantages et désavantages de ce projet en epxliquant bien pourquoi les craintes sont injustifiées en apportant des arguments clairs plutôt que de donner des réponses vagues de politiciens qui ne veulent pas se mouiller et les gens n'auront qu'à faire leur choix en conséquence. Après ça si le monde vote encore Non, on ne pourra pas dire qu'on a pas essayé... Mais sincèrement je pense que si les gens se faisaient poser une question claire et qu'on leur expliquait bien ce que ça implique, le Oui aurait beaucoup plus de chance de gagner qu'avec un question de 2 paragraphes.

    • Patrick Boulanger - Abonné 11 avril 2013 16 h 26

      Réponse à M. Bruneau-Langlois

      Je suis bien d'accord avec vous : il faut une question claire. Toutefois, je ne partage pas votre optimisme en ce qui a trait aux chances accrues pour le camp du Oui s'il utilise une question claire lors d'un éventuel référendum.

    • Gilles Charbonneau - Inscrit 11 avril 2013 17 h 30

      Donc, Monsieur Boulanger, si la question est claire, et si les gens peuvent savoir de façon précise dans quoi ils s'embarquent, il voteraient non?

      La je suis 100 % d'accord avec vous!

    • Patrick Boulanger - Abonné 11 avril 2013 20 h 36

      Réponse à M. Charbonneau

      Vous me faites dire ce que je ne dis pas.

  • Sylvio Le Blanc - Abonné 11 avril 2013 06 h 46

    Excellente réplique

    Je lis dans mon «Petit Larousse illustré 2010» (page 958) ceci à «souverainiste»: «1. Partisan du souverainisme. 2. Québec. Partisan de l'accession de la province au statut d'État souverain.» Je lis ceci à «souverain»: «2. Qui exerce un pouvoir suprême, supérieur. Le peuple est souverain.» Je lis ceci à «souveraineté»: 1. Autorité suprême. 2. Pouvoir suprême reconnu à l'État... etc.»
    Que demander de mieux?

    • Céline A. Massicotte - Inscrite 11 avril 2013 14 h 30

      Réponse À M. Boulanger:

      Ha misère! Une autre question fleuve que je n'ai même pas lu!

      On ne peut qu'espérer que la prochaine sera claire, nette et précise, genre, comme dise les jeunes, "Voulez vous que le Québec devienne un pays?".

    • Gabriel Bruneau-Langlois - Inscrit 11 avril 2013 15 h 51

      Il me semble en effet qu'une question simple et claire dont les implications seraient bien expliquées au peuple aurait plus de chance d'être approuvée qu'une question de 2 paragraphes qui nécéssite un bac en littérature pour être comprise...

    • Patrick Boulanger - Abonné 11 avril 2013 16 h 50

      Réponse à Mme Massicotte

      J'aime bien la formulation de votre question Mme Massicotte. Vu l'importance des enjeux liés à la question référendaire, il ne faut pas, à mon avis, être ambigu lorsqu'on formule une telle question.

  • Céline A. Massicotte - Inscrite 11 avril 2013 06 h 53

    Ah, l'humour fin de M. Aussant!

    C'est bien une de ses caracatéristiques et de ses forces. J'y reviens pour le reste...