Fonds de solidarité de la FTQ

Nous demandons au ministre des Finances, M. Flaherty, de revoir sa décision quant à l’élimination progressive du crédit d’impôt aux actionnaires des fonds de travailleurs. Les fonds de travailleurs ont un effet bénéfique important sur l’écosystème financier québécois. Non seulement ils incitent les travailleurs à épargner en préparation à leur retraite, mais les capitaux recueillis auprès de leurs quelque 700 000 actionnaires permettent d’appuyer la croissance de milliers d’entreprises, de mettre sur pied des projets créatifs, de moderniser des équipements ou encore de conquérir de nouveaux marchés.

Grâce à ce modèle unique, des secteurs d’activités se sont dynamisés, des créateurs ont pu créer des oeuvres, des logements sociaux et abordables ont pu être bâtis et au total des emplois ont été créés et maintenus. D’autres secteurs se sont aussi démarqués. Pensons à ceux du bois et des ressources, des services, à l’industrie du tourisme, à l’aérospatiale, au secteur manufacturier qui a pu maintenir le rythme, à ceux des biotechnologies, des télécommunications et des technologies. Les fonds de travailleurs représentent un puissant levier puisque le capital investi a l’avantage d’être patient. C’est aussi du capital qui accepte de prendre une plus grande part de risque puisqu’il est non garanti. Dans notre modèle financier, ce capital complète les autres sources de financement obtenu auprès des banques et autres institutions financières. Nous avons un modèle qui a fait ses preuves et qui est rentable.


Rentable pour les actionnaires, rentable pour les gouvernements qui récupèrent rapidement le coût des crédits d’impôt, rentable pour nous et nos équipes. En bout de piste, ce sont aussi les travailleurs et leur famille qui en bénéficient. Nous sommes parmi les 2239 entreprises québécoises qui ont bénéficié d’un investissement du Fonds de solidarité FTQ. Pourquoi remettre en question un modèle performant et rentable au service du développement économique du Québec ? En annonçant la disparition progressive du crédit d’impôt de 15 % accordé aux actionnaires des fonds de travailleurs, c’est cela que provoque le dernier budget fédéral. M. Flaherty, pour ne pas compromettre ce précieux équilibre financier, nous vous demandons de revoir votre décision.

Ont signé ce texte: Raymond Legault, président du conseil d’administration, Fonds d’investissement de la culture et des communications, et président de l’UDA, Jean-Marc Léger, président-directeur général, Léger Marketing, Édith Cyr, directrice générale, Bâtir son quartier Daniel Foliot, président-directeur général et président du conseil d’administration, Foliot Management, Jonathan Wener, président du conseil et chef de la direction, Canderel, Tony Mignacca, président, SAIL Plein Air, Marc-André Guindon, président, SynergieExpress, Philippe Hoste, chef de la direction, Sonaca Montréal et Phyllis Lambert, directeur fondateur du Centre canadien d’architecture et président du Fonds d’investissement de Montréal

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