Ces Premières Nations que l'on ignore - Brisons le silence et l’indifférence

C’est nous, les Québécois qui prétendons au pays, que nous pénalisons en ne réglant pas ladite «question autochtone». Ci-dessus une scène du film Kanienkaha:ka: Living the Language.
Photo: Festival Présence autochtone C’est nous, les Québécois qui prétendons au pays, que nous pénalisons en ne réglant pas ladite «question autochtone». Ci-dessus une scène du film Kanienkaha:ka: Living the Language.

C'est dans le village innu d’Unamen Shipu, sur la Côte-Nord, que débuta mon périple d’infirmier en 1986. C’est en hydravion que nous accédions à ce petit village situé à plus de 1000 kilomètres à l’est de la ville de Québec. À peine à quelques centaines de lieues de chez moi, je me sentais étranger en territoire québécois.


Bien que je désirais entreprendre ce travail, j’arrivais, en ce village, craintif. Pourquoi ? En raison de mises en garde que des fonctionnaires de Santé Canada prirent soin de me transmettre lors de mon embauche. On m’invita à ne pas fraterniser avec les Montagnais. Je devais me méfier, ne pas tisser de liens d’amitié.


Je nomme ces gens les Montagnais. En fait, au cours des siècles passés, ces femmes et ces hommes ont été nommés Indiens, Amérindiens, autochtones et quoi encore. Le photographe Serge Jauvin, adopté dans les années 1970 par la famille d’Hélène et de William-Mathieu Mark, recueillit auprès de ce dernier ces propos : « Le premier nom que le Blanc nous donna décrivait un animal, ou plutôt un cheval. Ce nom était « sauvage ». On nous appela également “ Indiens”, et ce nom est encore utilisé aujourd’hui. Maintenant, depuis que nous avons été baptisés, on nous désigne sous le nom de “Montagnais”. […] Ils nous donnent tous ces noms selon leur volonté, sans jamais se soucier de notre vrai nom qui est “ Innu ”. Innu, c’est notre nom, et ce nom nous appartient ! » (Propos publiés dans Aitnanu - qui signifie, en langue innue, « c’est ainsi que nous vivons » -, aux éditions Libre Expression, ouvrage aujourd’hui épuisé.)


Je n’ai pas suivi les recommandations de mes patrons. Je me suis attaché à ces femmes et à ces hommes aux yeux bridés et au teint foncé. Ces gens m’ont touché.


Se trouvait, également dans ce petit village nord-côtier, une communauté de quelque 150 « Blancs ». J’ai horreur de nommer ainsi ces gens qui ne sont pas des membres des Premières Nations. Il s’agissait, en fait, d’une communauté de « Québécois » oubliés de l’État fédéral et québécois. À mes yeux, ces « visages pâles » étaient, eux aussi, des autochtones. Parlant des gens de son village natal, Natashquan, Gilles Vigneault demanda à Jacques Lacoursière : « Ça prend combien de temps pour devenir un autochtone ? » Je me suis aussi lié d’amitié à ces autochtones « blancs » !


Pardonnez cette digression, mais vous ne pouvez imaginer à quel point ce sujet est, à mes yeux, complexe. Il n’est surtout pas tout « blanc » ni tout « noir ». La réalité est complexe, mais tellement simplifiée, obscurcie par le poids des préjugés, de l’ignorance et du racisme.

 

Si réducteur…


Mon parcours d’infirmier auprès des Innus d’Unamen Shipu, qui se poursuivit auprès d’autres communautés, me confronta à des réalités qui m’entraînèrent dans une quête de réponses à une question toute simple. Pourquoi ces femmes et ces hommes étaient-ils, à ce point, atteints par des maladies si peu diagnostiquées chez les Québécois en général ? Parmi ces maladies se trouvait le diabète de type 2 (DT2). Aujourd’hui, en cette seconde décennie du XXIe siècle, cette maladie poursuit une incessante progression dans un grand nombre de communautés des Premières Nations.


Ayant le sentiment, comme infirmier, de n’y rien comprendre et d’être inadéquat dans mes interventions, je poursuivis des études de premier, de deuxième et de troisième cycle en santé communautaire, en recherche sociale appliquée, puis en anthropologie.


Les modèles explicatifs dominants dans la littérature scientifique m’ont, peu à peu, donné la nausée en raison de leur propension à tout réduire à des équations simplistes. Du côté des écrits auxquels s’abreuvaient les milieux de la santé (infirmières, médecins, etc.), l’explication génétique dominait. L’alcoolisme, le diabète, la violence et d’autres problématiques trouvaient racine dans la génétique particulière des autochtones. Ce modèle explicatif, bénéficiant d’un auditoire large et approbateur, a contribué à la « racialisation » de nombreuses problématiques de santé ou sociales.


Du côté de l’anthropologie culturaliste, qui attirait de plus en plus d’infirmières, de médecins et de personnes en mal d’exotisme, la perte culturelle, s’exprimant par l’abandon de la chasse, de la pêche ou d’un mode alimentaire traditionnel, constituait le principal facteur pathogénique. Une approche qui, comme le mentionne avec justesse le sociologue Jean-Jacques Simard, a dichotomisé, divisé l’histoire en deux temps : l’« avant » et l’« après » conquête de l’Amérique. Le temps du « paradis indigène » et celui de « l’enfer blanc ».


Une procédure qui, dans l’imaginaire de nombre de personnes, a réduit l’autochtone du second temps à se définir par la fidélité à celui du premier temps.

 

Un problème d’exclusion


Je ne serai pas simpliste en rejetant du revers de la main tous les éléments proposés par ces modèles. Toutefois, j’estime que ce sont davantage les conditions d’exclusion historiques et contemporaines dans lesquelles évoluent les membres des Premières Nations qui sont au coeur des conditions d’émergence de maladies comme le DT2 et de tant d’autres problématiques de santé et sociales qui affectent de forts pourcentages de femmes, d’hommes et d’enfants des Premières Nations.


Tant que persistera l’hostilité envers les femmes et les hommes innus, micmacs, atikamekws, algonquiens, mohawks et autres ; tant que persistera leur non-inclusion dans tous les champs d’activités sociales, économiques et politiques, la pauvreté et l’exclusion persisteront et se développeront d’importantes problématiques de santé et sociales.


Un jour, je demandais à un anthropologue amérindianiste envers qui je voue un grand respect : « Comment pouvons-nous aider les Premières Nations ? » Ma question l’irrita profondément. Elle le fâcha même. Sa réponse, j’en suis très heureux aujourd’hui, me fit tomber de ma posture d’Indian lover. En bref, il me dit que nous n’avions pas à aider les autochtones. Ils sont assez grands pour trouver leurs propres solutions, me dit-il. Ce que nous devons faire, et c’est impérieux, poursuivit-il, c’est de nous aider, nous, les Québécois. C’est nous et nos enfants que nous pénalisons en ne mettant pas fin à notre aveuglement historique. C’est nous, les Québécois qui prétendons au pays, que nous pénalisons en ne réglant pas ladite « question autochtone ».

 

Pour être solidaires


Les anthropologues Gilles Bibeau et Sylvie Fortin estiment que « la santé est une affaire politique et économique dont la responsabilité se trouve entre les mains non seulement des gouvernements et des États, mais aussi des personnes, des familles et des communautés de base ». La pauvreté et l’exclusion dans lesquelles de vastes pans des membres des Premières Nations vivent sont largement du ressort des gouvernements, bien sûr, mais aussi des collectivités, de leurs choix politiques et des pratiques de leurs institutions.


Aujourd’hui, j’écris ces lignes parce que j’ai honte ! Honte d’être citoyen de ce pays qui tolère autant de misère au sein de populations vivant sur son territoire. J’écris pour briser le silence ; pour manifester ma non-indifférence ; pour signifier ma solidarité envers le mouvement Idle No More initié par Theresa Spence, chef de la nation d’Attawapiskat.


J’écris également pour montrer que je suis partisan du dialogue entre les membres des Premières Nations et les Québécois de proximité. Un dialogue ne pouvant pas se construire autour des catégories « Indiens » et « Blancs ». Et il y a, à mes yeux, des modèles à suivre. L’un d’eux réside dans le leadership qu’exerce Édith Cloutier, directrice du Centre d’amitié autochtone de Val-d’Or, en Abitibi. Localement, cette leader contribue au développement de partenariats avec les membres des Premières Nations et les Abitibiens. Tous en bénéficient. Elle est également à l’origine de la marche annuelle contre le racisme.


L’été dernier, à Natashquan, c’est avec plaisir et espoir que j’observais ma fille de 8 ans jouer avec une Innue de son âge. Elles s’amusaient, riaient, inventaient des jeux… sans se méfier l’une de l’autre ! Elles étaient, pour moi, des modèles !

15 commentaires
  • André Michaud - Inscrit 5 janvier 2013 10 h 16

    Tous les tords chez les blancs?

    Ah la fameuse culpabilité judéo chrétienne !

    Certe les blancs qui sont venus habiter et coloniser ce pays ont commis de graves injustices envers ces communautés. La plus grande étant de leur faire croire qu'ils avaient des traités et n'étaient pas simplement conquis. Les conquérants ne se sont pas assumés pour éviter de se battre..

    Mais les communautés ont aussi leur tords. Fini le temps ou la survie étaient de chasse et pêche et quand on vivait dans des tentes sans besoin d,argent et de développement. Aujourd'hui ce sont l'éducation et l'entrepreneuship qui peuvent assurer la survie .

    Et hélas, ces communautés ne donnent pas vraiement d'importance à l'éducation, ce qui condamnne les enfants à la misère, et fait que ces communautés n'ont pas les expertises pour se développer. Sans parler de la corruption, la toxicomanie, la violence envers les femmes..

    Ce n'est pas en donnant plus d'argent qu'on résoudra leurs problèmes comme par magie, sans qu'ils fassent de grands efforts . Certaine communautés ont eu de maisons mais les ont laissées se détériorer et maintenant en veulent d'autres.
    !! Ces situations ne doivent pas se répéter.

    Comme disait Darwin, il faut s'adapter aux nouvelles réalités ou disparaitre, le retour en arrière n'est pas une option.

    • Marc Rainville - Inscrit 5 janvier 2013 14 h 42

      Ce sujet mérite un plus grand développement que cette laconique réponse qui n'a aucun sens, sinon l'attaque gratuite et la démonstration par l'absurde que l'éducation ne règle pas tout. Quand on est conquis, soumis en son âme et conscience, on n'apercoit ces traits que chez l'Autre.

    • Thomas Sallé Phelippes de La Marnierre - Inscrit 5 janvier 2013 17 h 36

      Arrrg ! Assez ! Ben oui, le discours Occident = Noir et autochtones = blanc est idiot. Mais vous devez arrêter d'évaluer ces peuples avec des critères inventés par les Occidentaux aussi, valable pour les Occidentaux, et qui ne ne sont certainement pas universels. Ce que vous appelez "éducation" est une façon de voir l'éducation qui est la nôtre. C'est notre définition que vous prenez, notre conception. Idem avec l'«  entrepreneurship ». Et puis qui êtes-vous poru dire ce qui leur est nécessaire aujourd'hui ? Arrêtons de vouloir traîner tous les peuples dans un échiquier qui est le nôtre, et qui ne permet pas aux autres peuples de se démarquer, puisqu'il n'est adapté qu'à nous. C'est d'autant plus compliqué qu'ils sont alliénés par nos idées.

      Ce que nous devrions faire : les écouter, écouter comment ils voient ce qu'ils ont besoin, et entamer un dialogue, où on met côte à côte nos attentes à tous et ce que l'on croit possible d'accomplir. Personne ne songe sérieusement à recréer le passé d'avant notre irruption sur ce continent, surtout qu'il est plus mythique que réel, mais il y a quand même des choses que nous pouvons faire, des deux côtés, pour essayer de faire en sorte que tout le monde soit un peu plus satisfait de son existence. Eux aussi doivent nous écouter. Nous ne valons pas rien, non plus, et nous pouvons aussi avoir des revendications légitimes, mais le fait est qu'en ce moment, c'est nous qui dictons quand est-ce qu'il y a dialogue ou bien indifférence généralisée.

    • Mathieu Massicotte - Inscrit 5 janvier 2013 20 h 29

      M. Michaud, votre commentaire est une admirable démonstration de ce que dénonce M. Roy. Vos mots sont gonflés de votre ignorance et de vos préjugés. Les Premières Nations n'ont besoin ni de vos leçons de chasse et d'entrepreneuriat moderne, ni de vos clichés quant à la valeur de l'éducation pour les autochtones. Les Autochtones ne sont peut être pas nombreux à s'inscrirent au HEC, mais je vous assure que l'éducation est un souci prépondérant pour eux. Le problème n'est pas la forme que veulent bien donner à leur éducation les Premières Nations, (cela, ça les regarde!)le problème est l'abondance de petits esprits comme le votre qui sont incapables de concevoir une réalité au-delà de celle, très limitée, que leurs confèrent leurs perpétuelles œillères. Votre conception de la "question autochtone" ne participe aucunement à la résoudre ou même à simplement l'éclairer. Elle constitue plutôt le cœur et l'essence de la problématique.

    • Solange Bolduc - Abonnée 6 janvier 2013 10 h 38

      M. Michaud, c'est tout simplement abjecte ce que vous dites ! C'est vous qui devriez avoir honte, et tous ceux qui pensent comme vous!

      Votre mépris vous en empêche, hélas !

  • Gilles Bousquet - Abonné 5 janvier 2013 12 h 24

    Nous venons tous d'Afrique

    Selon les scientifiques, mais pas par le même chemin.

  • daniel POUPART - Inscrit 5 janvier 2013 13 h 08

    LES INDIENS VUS PAR UN EUROPÉEN

    Toute ma reconnaissance à Monsieur Bernard Roy pour cet article.
    Comme beaucoup d'européens l'indien d'Amérique a été un personnage de wesrtern avec tous les côtés négatifs. Mes opinions ont changés lorsque j'ai lu "de la démocratie en Amérique" d’Alexis deTocqueville. Cet essayiste du 19 siècle avait déjà analysé l'avenir des indiens aux contacts des européens. Le drame de l'indien n'est-il pas dans sa rencontre avec l’homme blanc?
    Quant à Monsieur Michaud je dirais ceci. Je comprends son analyse, comme les indiens dans le nouveau monde, en France on aide des familles pour qu'elles s'en sortent, et sans avoir les succès attendus. Maintenant faut-il appliquer le principe de Darwin? Si c'est le cas il faut l'appliquer à Research In Motion, s'adapter à son environnement ou disparaître.
    Pour conclure que vaut l’opinion d’un européen ? Je vous avoue que j’ai l’impression de me mêler d’affaires qui ne me regardent pas, ce qui m'a dèjà été reproché.


    PS C'est toujours avec beaucoup d'émotions que je lis le chapitre 10 du tome 1 de la démocratie en Amérique. Son discours sur les noirs et les indiens est saisissant (en particulier le passage du Mississipi par les Chactas en 1831) et je m'étonne toujours que de tels écrits viennent d'un aristocrate français issu de la vielle noblesse bas normande dont la famille vue vaincue par la Révolution Française.

    Daniel Poupart

    • Solange Bolduc - Abonnée 6 janvier 2013 10 h 43

      @ M. Poupart

      Aucun blâme, bien au contraire! Et votre référence à Tocqueville me donne l'envie d'aller tout de go m'y plonger (Chapitre 10)...Et Rousseau en a parlé également !

      Merci !

    • Solange Bolduc - Abonnée 6 janvier 2013 10 h 54

      M. Poupart, je vous reviens sur la référence "De la Démocratie en Amérique" et pour ceux qui voudraient lire , on retrouve le passage dont vous parlez dans la collection 1018, à la page 179, et suiv...

      Bonne lecture !!

    • Solange Bolduc - Abonnée 6 janvier 2013 11 h 54

      Pour ceux qui ne connaîtraient pas Tocqueville, je cite un passage du chapitre intitulé "Problèmes raciaux" où il est question des Noirs et des Indiens ...:

      "Le nègre est placé aux dernières bornes de la servitude; l'Indien, aux limites extrêmes de la liberté. L'esclavage ne produit chez le premier des effets plus funestes que l'indépendance chez le second. Le nègre a perdu jusqu'à la propriété de sa personne, et il ne saurait disposer de sa propre existence sans commettre une sorte de larcin. Le sauvage est livré à lui-même dès qu'il peut agir. À peine s'il a connu l'autorité de la famille; il n'a jamais plié sa volonté devant celle de ses semblables; nul ne lui a appris à discerner une obéissance volontaire d'une honteuse sujétion, et il ignore jusqu'au nom de la loi. Pour lui, être libre, c'est échapper à presque tous les liens des sociétés. Il se complaît dans cette indépendance barbare, et il aimerait mieux périr que d'en sacrifier la moindre partie. La civilisation a peu de prise sur un pareil homme ."(p.181)

      Ce passage ne me semble pas inutile pour comprendre ce qui se passe en ce moment entre la "main de fer" du gouvernement Harper et le respect des droits de nos " Premières Nations".

      "En affaiblissant parmi les Indiens de l'Amérique du Nord le sentiment de la patrie, écrit Tocqueville, en dispersant leurs familles, en obscurcissant leurs traditions, en interrompant la chaîne des souvenirs, en changeant toutes leurs habitudes, et en accroissant outre mesure leurs besoins, la tyrannie européenne les a rendus plus désordonnés et moins civilisés qu'ils n'étaient déjà.(...) Toutefois, les Européens n'ont pu modifier entièrement le caractère des Indiens, et avec le pouvoir de les détruire, ils n'ont jamais eu celui de les policer et de les soumettre." Écrit en 1830..

      Fidèles à elles-mêmes, les Premières Nations n'ont pas dit leur dernier mot, il va sans dire !

  • Marc Rainville - Inscrit 5 janvier 2013 19 h 47

    Témoignage fort apprécié

    J'ai moi aussi eu un premier contact avec les Innuat (Les Montagnais), le peuple innu vers 1986. J'ai assisté en touriste au Festival annuel de musique Innu Nikamu (L'être humain chante) dans la petite communauté de Malioténam ou Mani-Utenam (Village de Marie) près de Sept-îles. Bon an, mal an j'ai renouvelé l'expérience jusqu'à devenir un mélomane averti, en tous cas en ce qui concerne la musique autochtone. En passant, ce festival, en 2012, en était rendu à sa 28e édition, toujours tenu la 1ere fin de semaine du mois d'août. Je suis également devenu un fin connaisseur de la table amérindienne, ayant eu la chance au cours de mes nombreux séjours de goûter à tout, castor, porc-épic, outarde, caribou, alouette ! Non, pas l'alouette. Je me suis fait des amis pour la vie dans cette communauté, plus que des amis, des parents proches par le coeur. Quoi d'autre ? Je sais que la pharmacopée innue est à nulle autre pareille. Que leur spiritualité ... Mais ne me croyez pas sur parole. Allez y voir vous aussi.

  • Djosef Bouteu - Inscrit 5 janvier 2013 20 h 20

    Les Montagnais (Innuat en montangais) sont un peuple, et on peut aller à leur rencontre comme on va à la rencontre d'un autre peuple ; Avec respect et ouverture.

    On peut également s'y intégrer, car comme l'auteur le souligne, des «blancs» (Que ce mot écorche. Ce n'est même pas une identité culturelle.) à Unamen Shipu (La Romaine en français) sont souvent intégrés à la culture montagnaise, assez pour en parler la langue (nommée innu-aimun en montagnais).

    Niaut (au revoir).

    P.S. : Dire «Montagnais» en français au lieu «Innu» n'est pas moins respectueux que de dire «Gallois» au lieu de «Cymro» en parlant d'un habitant du Pays de Galles.