Fermeture du Café Sarajevo - L'ordre ou la vie (2)

Ramenons donc Montréal à l’ordre. Pour que les autorités – qui n’expriment que leur sympathie dans l’affaire – puissent agir, il existe des solutions juridiques pratiques. Il faut surtout donner expression légale à la réalité.

D’abord, en changeant le zonage sur le tronçon approprié de la rue Clark. Par ailleurs, il est bien connu que c’est grâce aux trésors d’ingéniosité, de passion et d’effort déployés par les restaurateurs que les tables de la belle province sont garnies de la bonne chère où se déploie la convivialité au quotidien, et qui font sa renommée en Amérique du nord; c’est par leur sueur, leur sang et leurs larmes, par les risques énormes qu’ils prennent (seuls trois nouveaux restos sur dix, voire un sur dix, survivent à la longue) qu’ils mettent leurs couleurs au pays. Or, comme le Parti Vert du Québec l’a souligné, les restaurants naissent comme des prolongements du foyer des restaurateurs, et doivent être légalement considérés comme tels, donc comme un espace privé. Il suffirait éventuellement d’une loi-cadre dans ce sens pour les libérer de l’avalanche de réglementations qui les étouffent pour rien, afin de leur restituer le plein contrôle de ce qu’ils font chez eux : il faut en effet appuyer systématiquement, et consolider, l’autonomie des restaurateurs, ainsi que celle des travailleurs autonomes, les libérant de toute une variété de contrôles collectifs qui, comme le montrerait très clairement une analyse détaillée, ne sont pertinents que dans la sphère proprement publique.

On veut de l’air frais ! Ce n’est pas seulement le Café Sarajevo qu’il s’agit de sauver. L’enjeu n’est rien d’autre que la culture au quotidien. C’st donc le moment de prendre ls armes : à vos plumes, citoyens ! A vos guitares et à vos tambours ! Faites voir votre panache !

Ce soir, à compter de 19h00, nous, amants de la vie à la Mani-Fête pour la paix, la vie et la poésie. Vive la vie !.