«Il a tout dit. Les autres répètent.»

Pierre Godin, biographe de René Lévesque<br />
Photo: - Archives Le Devoir Pierre Godin, biographe de René Lévesque

Ce qui m’a frappé au cours des dix années que j’ai consacrées à Lévesque, c’est cette impression qu’il a tout dit durant les années 60 et 70 et que, depuis, les autres politiciens ne font que répéter. Dès qu’il est entré en politique en 1960, ce fut sa lubie [comme ministre des Travaux publics] d’essayer de lutter contre la corruption et de purifier le financement des partis politiques.

On voit que le sujet est encore très actuel… Lévesque a essayé de pousser sa réforme - abolir les caisses électorales occultes et instaurer le financement public - sous Jean Lesage, qui ne s’est toutefois pas rendu aussi loin que Lévesque le voulait. Il est revenu à la charge et ç’a été plus tard sa première grande loi. Il en était très fier. Et cette loi traduit bien ce que Lévesque pensait au fond : qu’il est possible de faire de la politique et de rester honnête.

Quand on regarde les années Lévesque, il n’y a pas eu de gros scandale éthique, d’ailleurs - surtout si on compare aux dernières années. C’est pour ça que la réputation de Lévesque est demeurée intacte. C’est devenu une espèce de point de repère dans notre histoire. La référence ultime.

Pierre Godin, biographe de René Lévesque
Propos recueillis par Guillaume Bourgault-Côté

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