Un an après son décès - Malgré son départ, les valeurs de Jack Layton restent

Jack Layton en campagne au Québec
Photo: - Le Devoir Jack Layton en campagne au Québec

Voilà un an déjà que Jack est parti.


Le deuil est un chemin sinueux. La douleur peut surgir à tout moment, sans prévenir, au détour d’une phrase, d’un geste, de l’histoire partagée par quelqu’un dont la vie a été influencée par le passage de Jack.

Mais j’ai la chance d’être entourée d’amour, provenant de ma famille, de mes amis et collègues, et aussi des Canadiennes et des Canadiens.


Ces gestes d’amour prennent plusieurs formes, que ce soit des poèmes, des essais, des peintures, des broderies, des sculptures, des chansons, ou toute autre création remplie d’espoir et de compassion. Vous pouvez en voir des exemples sur le site CherJack.ca, une initiative de l’Institut Broadbent.


Et le message véhiculé ne concerne pas seulement la peine d’avoir perdu un homme nommé Jack. Les Canadiennes et les Canadiens transmettent le message par lequel ils s’engagent à vivre une vie pleine d’amour, d’espoir et d’optimisme, qu’ils s’engagent à faire changer les choses, à faire en sorte d’améliorer la qualité de vie de leurs quartiers, de leurs villes et de leur pays.


Les Canadiennes et les Canadiens ont répondu au défi que Jack leur a lancé dans sa dernière lettre, celui de s’engager et de « changer le monde ».


Je suis extrêmement touchée par tous les témoignages que j’ai reçus. Je tiens à remercier tous ceux qui ont partagé leurs idées et leur passion sur le site CherJack.ca, et j’invite ceux qui ne l’ont pas encore fait à participer à la grande conversation qui s’est amorcée sur la manière dont nous pouvons changer les choses ensemble, dont nous pouvons concrétiser le rêve de Jack d’une société plus équitable et plus juste.


Je vous invite également à venir célébrer la vie et les idéaux de Jack ce mercredi 22 août. Une liste des activités qui ont lieu dans votre région est disponible sur le site CherJack.ca.

 

Des liens profonds avec le Québec


La voix de Jack ne retentit plus, mais ses valeurs de démocratie sociale persistent. Ces valeurs sont bien vivantes dans nos coeurs, et c’est pourquoi, alors même que nous continuons à pleurer le deuil de sa disparition, nous continuons à oeuvrer pour le changement.


Jack était déterminé à tisser des liens avec les Québécoises et les Québécois. Et après plusieurs années de dialogue, vous avez répondu. Vous avez vu que Jack était un homme authentique, vrai, prêt à travailler avec acharnement pour améliorer notre société. Le Jack que vous avez connu n’était pas différent du mien.


Devant comme derrière les caméras, il était à son naturel : souriant, éternel optimiste, rempli d’espoir et assoiffé de justice et de paix.


Il faut savoir que Jack a décidé de s’engager en politique en 1970, en plein coeur de la Crise d’octobre québécoise. Dégoûté par la décision injuste du gouvernement de Pierre Elliot Trudeau d’imposer la Loi sur les mesures de guerre, Jack avait été impressionné par Tommy Douglas, alors à la tête du NPD fédéral, qui était le seul chef à avoir eu le courage de dénoncer à la Chambre des communes une loi qui bafouait totalement les droits de la personne.


Des années plus tard, lorsqu’il est devenu à son tour chef du NPD, Jack a continué d’être animé par la même soif de justice, en plus d’être convaincu de la nécessité de changer les façons de faire en politique.


La nécessaire coopération politique


Comme moi, Jack avait fait ses débuts dans le monde municipal, et il était habitué à ce qu’il existe une certaine coopération entre les différents partis politiques. Il s’était donné pour mission de transporter cette approche coopérative et respectueuse à Ottawa. Plusieurs ont dit que c’était impossible, mais j’ai l’impression que Jack pourrait être en train de gagner son pari.


On le voit, le NPD continue de suivre ses traces et s’assure, jour après jour, d’honorer son héritage.


Sous la direction de mon collègue Thomas Mulcair, notre parti ne se contente pas d’être un parti d’opposition, mais s’efforce aussi d’être un parti de solutions. Le NPD a délaissé les attaques personnelles au profit des enjeux de fond, comme la création d’emplois, l’amélioration de la qualité de vie, les soins de santé et le développement durable de nos ressources naturelles.


Si Jack pouvait être là, je sais qu’il serait fier de voir l’équipe de députés et députées néodémocrates qui siègent au Parlement, une équipe unie, énergique et à l’écoute de la population. Cette équipe travaille chaque jour avec acharnement, en collaboration avec les citoyennes et les citoyens qui ont repris le flambeau de Jack, afin de créer un pays prospère où personne n’est laissé pour compte.


Je sais aussi qu’il dirait à chacun d’entre nous de ne pas se laisser abattre, de rester tourné vers l’avenir et de garder foi en son rêve d’un Canada plus juste, plus solidaire, et plus respectueux du Québec.


Pour ma part, je n’ai pas l’intention de baisser les bras. Le seul moyen de ne pas céder à la tristesse et au désespoir, c’est par l’amour et l’espoir, et en utilisant ma force pour relever le défi que Jack nous a lancé.


Je n’ai aucun doute qu’en 2015, nous pouvons changer le cours des choses et qu’ensemble, nous allons réussir à former un premier gouvernement fédéral du NPD dans l’histoire de notre pays.


Et je vous invite tous et toutes à participer à cette belle aventure.

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