Loi 101 - Des mesures structurantes pour le français

Léo Bureau-Blouin, alors qu’il était le président de la Fédération étudiante collégiale du Québec
Photo: La Presse canadienne (photo) Clément Allard Léo Bureau-Blouin, alors qu’il était le président de la Fédération étudiante collégiale du Québec

Le Parti québécois a annoncé hier son intention d’appliquer la Charte de la langue française aux entreprises de 11 à 49 employés, d’abolir les écoles passerelles et de renforcer l’application des mesures déjà prévues par la loi 101. De plus, Pauline Marois s’est engagée à étendre l’application de la loi 101 aux cégeps et aux écoles professionnelles.


Comme ancien représentant étudiant, ce dernier engagement m’interpelle plus particulièrement. Encore aujourd’hui, près de la moitié des immigrants choisissent le collège anglophone. L’intégration est par la suite beaucoup plus difficile, et plusieurs conserveront l’anglais comme langue d’usage.


Alors que j’étais président de la Fédération étudiante collégiale du Québec (FECQ), les associations étudiantes que je représentais avaient effectué de vastes consultations auprès des cégépiens sur la question. À la suite de ces consultations, il n’avait pas été possible de trouver un consensus sur la question. Une motion visant à soutenir la loi au collégial avait été battue, et une motion visant à s’y opposer avait reçu le même traitement. Les représentants étudiants alléguaient que cette seule mesure ne suffirait pas à régler le problème de l’anglicisation du grand Montréal et que des mesures plus structurantes devaient être trouvées.

 

Situation trop inquiétante


Le plan présenté par le Parti québécois intègre désormais une série de mesures pour faire une véritable différence dans l’intégration des nouveaux arrivants et je crois que la loi 101 au cégep doit en faire partie. La situation est trop inquiétante pour que nous restions les bras croisés. Bien sûr, des mesures particulières devront être trouvées pour les cégeps bilingues que sont le Cégep de Gaspé et de Sept-Îles, mais je ne crois pas que ces détails techniques devraient nous arrêter.


Le laxisme dont ont fait preuve les libéraux depuis neuf ans n’a certainement pas aidé, alors que les couronnes nord et sud de Montréal voient une hausse fulgurante du nombre de locuteurs anglophones. Pour maintenir le fait français en Amérique du Nord, il faudra poser des gestes courageux. Je suis conscient qu’un futur gouvernement péquiste devra consulter les étudiants et la population sur les nouvelles mesures proposées. J’ai cependant la ferme conviction qu’une réflexion d’ensemble combinée à des mesures structurantes permettra de rallier une majorité de Québécois et de préserver notre identité.

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Léo Bureau-Blouin - Candidat du Parti québécois dans la circonscription de Laval-des-Rapides, Ancien président de la Fédération étudiante collégiale du Québec

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