Vote des jeunes - De la rue à l’isoloir: pourquoi la discipline?

Cet appel à l’ordre et aux urnes est d’autant plus étonnant que depuis des mois, la FECQ et la FEUQ expliquent qu’elles entendent se mobiliser dans la prochaine campagne électorale.
Photo: Yan Doublet - Le Devoir Cet appel à l’ordre et aux urnes est d’autant plus étonnant que depuis des mois, la FECQ et la FEUQ expliquent qu’elles entendent se mobiliser dans la prochaine campagne électorale.

Les auteurs sont membres du Groupe de recherche sur l’action collective (GRAC)


Alors que le mouvement étudiant était encore à ses débuts, des intellectuels respectables mais plutôt à droite l’interpellaient pour lui recommander avec paternalisme de cesser toute turbulence et d’attendre les élections pour que la question de la hausse des droits de scolarité soit tranchée par les urnes. Avec l’imminence d’élections cet automne et au regard de différents sondages, cette attitude déborde la droite et semble devenir un véritable dogme.

Depuis environ deux semaines, le journal Le Devoir, pourtant sympathique au mouvement étudiant, a publié plusieurs textes reprenant ce discours. Ainsi, un éditorial de Marie-Andrée Chouinard (« Le tout pour le tout », 6 juillet 2012) invite « la jeunesse à pousser l’exercice de la démocratie jusqu’à sa fonction la plus concrète : voter ». D’autres textes d’opinion affichent un ton plus disciplinaire : « Rentrez en classe à la mi-août et étudiez. Enlevez à M. Charest son principal argument pour la campagne électorale » (« Le panneau tendu aux étudiants », 14-15 juillet 2012).


Bref, toute autre option que les urnes, toute autre stratégie que celle des partis ne seraient que l’expression d’une dérive radicale et d’un infantilisme politique qui permettraient « au gouvernement Charest de marquer des points dans l’opinion publique en augmentant ses chances de se faire réélire » (« Carré rouge : maintenant, on fait quoi ? », 11 juillet 2012). Poursuivre la grève à la reprise des cours en août transformerait le mouvement étudiant en « principal allié du gouvernement en place afin que ce dernier se fasse réélire » (« Mouvement étudiant : le défi électoral », 6 juillet 2012). Bref, la rue serait l’alliée objective de Jean Charest. Par conséquent, une éclipse de la grève servirait la cause étudiante.

 

Faire le jeu de l’adversaire ?


Pourquoi les alliés du mouvement étudiant décident-ils à leur tour d’adopter ce discours paternaliste et disciplinaire, alors qu’ils ont l’embarras du choix en matière de sujets qui permettraient d’affaiblir le Parti libéral du Québec (PLQ) : expliquer à nouveau en quoi la hausse des droits de scolarité est un mauvais choix économique et en profiter pour mettre à nu la rhétorique (néo)libérale du gouvernement (« la juste part », « 50¢ par jour », etc.) ; s’attaquer à la « révolution culturelle » du ministre Raymond Bachand qui vise à naturaliser le principe de l’utilisateur-payeur (qu’on pense à la tarification régressive de l’assurance médicale) ; dénoncer la façon dont le gouvernement libéral prétend faire du pillage des ressources naturelles du Québec une stratégie de développement aux dépens de l’environnement et du bien commun ; publiciser les cas de corruption déjà documentés qui mettent en cause le PLQ ; etc.


Or, ces alliés du mouvement étudiant proposent plutôt de reprendre le discours de la droite et du gouvernement : taisez-vous pour qu’on puisse voter dans le calme ! Pourquoi ajouter sa voix à la chorale (néo)libérale, qui compte déjà tant de choristes qui ont pignon sur rue dans les médias ?


La diversité du mouvement


Cet appel à l’ordre et aux urnes est d’autant plus étonnant que depuis des mois, la FECQ et la FEUQ expliquent qu’elles entendent se mobiliser dans la prochaine campagne électorale, surtout dans des circonscriptions où les candidatures libérales ne sont pas assurées d’une victoire facile (ce que rappelait Marie-Andrée Chouinard dans son éditorial). C’est sans compter les étudiants qui militent dans des partis politiques, surtout du côté du Parti québécois et de Québec solidaire.


Enfin, les analyses des comportements électoraux suggèrent que les étudiants les plus engagés dans leur association, leur assemblée et leur grève, auront sans doute plus tendance à voter que leurs collègues qui n’ont pas participé à la grève. Le pouvoir de la rue ne se construit pas contre la démocratie ; il en est à la fois l’incarnation et le fondement. Le mouvement étudiant l’avait compris avant qu’on lui fasse la leçon.


Mouvements sociaux et démocratie


Enfin, il est possible de considérer non seulement que la démocratie ne se réduit pas aux élections, mais aussi que celles-ci n’incarnent pas la souveraineté du peuple. Parmi les critiques du régime électoral, rappelons que le PLQ gouverne depuis quatre ans avec l’appui de seulement 24 % des suffrages, que rien n’oblige le parti au pouvoir à respecter ses promesses électorales et son programme, qu’aucun parti n’a de programme satisfaisant dans tous les domaines, que les élections font particulièrement bon ménage avec l’argent et la corruption, que voter signifie, entre autres, se donner soi-même des maîtres.


Depuis des siècles, les mouvements sociaux proposent une autre façon de penser et de vivre la démocratie, soit de manière directe en comités, en assemblées et dans la rue. C’est de cette tradition que le mouvement étudiant québécois est l’héritier. Sous le couvert de la sagesse, on lui dira qu’il faut savoir marier les deux conceptions de la démocratie, celle des urnes et celle de la rue. Mais il est possible que pour plusieurs du mouvement étudiant, la mobilisation doive continuer pour que vive vraiment la démocratie étudiante et, par extension, la démocratie politique.


Se souvenir de Mai 68


Quelques voix ont tenu à rappeler une leçon de Mai 68 : quelques semaines après la révolte étudiante, c’est la droite du général de Gaulle qui a remporté les élections. À ce sujet, le philosophe Herbert Marcuse citait le journal communiste français L’Humanité : « Chaque barricade, chaque voiture incendiée, a fourni au parti gaulliste des dizaines de milliers de voix. » « Cet énoncé est parfaitement exact », admettait alors Marcuse.


Du coup, est-ce faire le jeu de Charest et de son parti que de poursuivre la grève étudiante avant les élections ? Si le mouvement étudiant reste calme, met fin à la grève et s’investit exclusivement dans la lutte électorale, le premier ministre ne pourra-t-il pas vanter les bienfaits de sa loi spéciale en montrant du doigt des rues vides et des classes pleines ? La logique politique d’un mouvement social n’est pas toujours compatible avec celle du jeu électoral, et mettre un terme à la stratégie de la rue ne sert pas forcément la stratégie des urnes.


D’ailleurs, Marcuse précisait au sujet de Mai 68 que « sans les barricades, sans les voitures incendiées, le pouvoir n’aurait rien perdu de son assurance ni de sa force. […] L’opposition radicale se heurte inévitablement à la défaite de son action directe et extraparlementaire, de sa désobéissance civile ; mais, dans certaines situations, elle doit prendre le risque de cette défaite, si cela doit consolider sa force et démontrer la nature destructrice de l’obéissance civile à un régime réactionnaire » (Vers la libération, p. 93).


Prendre le risque d’une défaite ? C’est le pari désespérant que font tous les matins en se levant beaucoup de militants, car les victoires, grandes et petites, des mouvements sociaux et leurs effets ne se réduisent pas au nombre de députés élus. La démocratie est un vain mot si les politiciens en ont le monopole.

34 commentaires
  • Yves Claudé - Inscrit 18 juillet 2012 03 h 11

    Discipline : la diversité … et la confusion des sens !

    M. Ancelovici joue-t-il sur les mots, consciemment ou non, en faisant valoir au nom de la discipline sociologie, que le fait de participer à la démocratie représentative relèverait d’un ordre disciplinaire, foucaldien … sans doute ?

    Durkheim ne renierait pas la discipline, dans le sens d’une normativité préservant de l’anomie et de la désintégration des structures sociales de base : la famille, l’école, etc. Attentif aux faits religieux, il relèverait aussi, dans la dynamique du mouvement étudiant, une mythologie fondatrice, comprenant plusieurs éléments symboliques, associés ou conflictuels, témoignant d’un ordre inachevé … voire inachevable, entre autres : la rue, comme espace fondateur dont on revendique la propriété («À qui la rue ?») au risque de se prendre pour le «peuple»; les corps et les esprits de la militance, joyeux ou souffrants, dépouillés ou masqués, soumis à la dualité de la violence et de la non-violence; l’adversaire personnifié par des forces policières qui sont à la fois le bras armé d’un pouvoir aussi invisible que son capital virtualisé, et les victimes émissaires d’une théâtralité sacrificielle faisant fonction de diversion.

    Marx rappellerait la nécessaire discipline prévalant à une lutte organisée contre l’ordre capitaliste, non sans souligner la misère d’une philosophie qui se complaît dans le spontanéisme et l’absence d’analyse au profit de fantasmes insurrectionnels.

    Que peut-il advenir dans cet affrontement entre la normativité militante et théâtrale de la rue, et celle de l’État qui lui répond par sa normativité militaire tout aussi théâtralisée, le tout devant le miroir amplifiant et déformant des médias de masse ?

    Peut-on imaginer la naissance d’un monde nouveau émergeant de cette dramaturgie ? Est-ce possible sans une institutionnalisation, fut-elle celle des contre-normes, et sans une formalisation dans le politique et dans l’État, au nom de la société toute entière ?

    Yves Claudé

    • Jean-François René - Abonné 18 juillet 2012 09 h 07

      Si des jeunes et des moins jeunes prennent la rue, c'est qu'ils ont bien peu confiance en des institutions qui sont devenues, comme le souligne Rancière, des oligarchies. Tout y est toléré, et possible, tant que l'on ne dérange pas ceux qui monopolisent le pouvoir, le capitalisme financiarisé. En fait, on souhaiterait que l'auteur de ces billets quotidiens contre le mouvement étudiant soit plus prompt à attaquer d'autres biais de la démocratie représentative. Dans ces pages, aujourd'hui, il est question du coût d'une candidature. Ça aussi Rancière en parle. Dans une oligarchie, on peut le faire, ce n'est pas interdit. Comme fonder un journal, en contrepoids aux journaux québécois dominés par les valeurs néolibérales. Mais la vraie question. Est-ce que l'on a les moyens de le faire ? Combien ça prend d'argent pour être candidat avec une chance de se faire pour un parti qui va prendre le pouvoir ? En ce sens, le politique, institutionnalisé dans le pouvoir d'État, a pour ainsi dire disparu. Il nous reste la plaque tournante des partis forts, dans une démocratie sans proportionnelle, pour exprimer notre voix, faire le choix d'une autre voie. La rue sera toujours nécessaire. Elle le sera encore plus tant que le politique ne retrouvera pas son sens premier, à travers des institutions démocratiques, et des formes de participation citoyenne, renouvelées. En attendant, les différents acteurs du printemps québécois, ceux des casseroles aussi, s’organisent un peu partout pour vivre la démocratie autrement.

    • Jacques Patenaude - Abonné 18 juillet 2012 09 h 58

      On juge les arbres à leurs fruits non pas à la symétrie de ses branches. Tout ce beau blabla de sociologue et d'étudiants sociologues devra être jugé par le test de ce qu'aura produit cette mobilisation. À lire le texte et les commentaires avec leur référence au mythe de mai 68, j'ai bien l'impression que dans les futures classes de socio on étudiera plus le mythe de 2012 que la réalité qu'il aura produit. Amusez-vous bien dans vos futurs cours. Ils seront surement très divertissants.

    • Yves Claudé - Inscrit 18 juillet 2012 12 h 21

      À Monsieur Jean-François René

      Des interventions «contre le mouvement étudiant» ?

      -Merci de ne pas déformer mes propos.
      -Aucune de mes interventions ne s’est faite «contre le mouvement étudiant».
      -Les auteurs du «manifeste» de la CLASSE ne sont pas LE mouvement étudiant. La base militante d’une des quatre associations étudiantes ne représente pas non plus LE mouvement étudiant, et encore moins le milieu social étudiant.
      -Un soutien critique au mouvement me semble préférable au paternalisme pontifiant et irresponsable d’individus qui instrumentalisent leurs titres professoraux à des fins idéologiques. Une posture critique de personnes engagées de diverses manières dans leur milieu, est d’autant plus essentielle que les deux prochains mois risquent d’être à la fois tumultueux, complexes, et déterminants pour la société québécoise.
      -L’ensemble de mes interventions en tant que citoyen, depuis bientôt cinq mois témoigne plutôt d’une solidarité active avec le mouvement étudiant.
      -Les caractéristiques de la crise conjoncturelle actuelle centrée sur la question étudiante, dans laquelle le gouvernement Charest se présente comme un acteur déterminant, ne doivent pas faire oublier les autres mouvements sociaux et les autres groupes sociaux qui ont des revendications légitimes.
      -Une certaine culture qui émane des réseaux “sociaux” virtuels tend à privilégier la réaction aux dépens de la réflexion, les attaques personnelles aux dépens de l’argumentation, voire l’abandon ou l’ignorance d’une éthique de la discipline et de la responsabilité, c’est-à-dire les bases mêmes de la socialisation. Voilà une forme de désordre que n’auraient pas manqué de déplorer les libertaires qui clamaient : « À bas le désordre, vive l’Anarchie ! ».

      Yves Claudé

    • Pierre-Alexandre Paquet - Inscrit 18 juillet 2012 13 h 38

      Bonjour M. Claudé,

      Je trouve improbable que vous mobilisiez de Marx afin de vanter en ultime instance les mécanismes d'institutionalisation que vous postulez au fondement de l'État. (Je ne parlerai pas de votre comparaison tronquée entre Foucault et Durkheim... qui ne s'invente pas.)

      "The state is too serious a thing to be turned into a kind of harlequinade. A ship full of fools could perhaps be allowed to drift for quite a time at the mercy of the wind, but it would be driven to meet its fate precisely because the foolds would not believe this. This fate is the impending revolution." - Marx

      Parler de la "discipline" marxienne en termes d'Étatisation du politique, c'est visiblement ne rien comprendre la dialectique qui anime les travaux de Marx !

      En marge de cette exégèse marxiste, vous envisagez aussi que l'État soit consituté, soit la "formalisation" des normes (par magie ?) "au nom de la société toute entière", (pour être exact, vous présentez l'État dans une fausse-question comme une incontournable "form des normes" avec comme seule limite que les normes-substances de l'État s'appliquent/soit appliquées "au nom la société entière"), vraiment ? N'est-ce pas ce que vous reprochez à la CLASSE et aux mouvements sociaux semblables que vous démonisez dans vos commentaires, parfois ditait-on "inconsciemment", que de vouloir faire de ses contre-normes la substance de la société ? Retour à la dialectique : en observant certains groupes (la CLASSE en premier lieu), vous posez l'État en contraire de la société civile. C'est l'antithèse de votre "au nom de la société" ! Pas votre première antithèse cette semaine d'ailleurs.

    • Solange Bolduc - Inscrite 18 juillet 2012 13 h 48

      @ J.-F. René : Votre point de vue est complémentaire à l'analyse intelleligente des professeurs, Marcos Ancelovici et Francis Dupuis-Déri, ce qui me réjouit, car on peut au moins réfléchir à ce vous avancez comme constat! Merci...

      On se sent plus intelligent après de telles lectures !

  • André Vallée - Inscrit 18 juillet 2012 06 h 04

    Chers amis étudiants...

    D'abord, étudiez; puis exprimez-vous par la parole et les manifestations; enfin, allez voter en masse.
    Alors la population vous devra écoute et respect; c'est quand même elle qui paye.

    • Dominic Cliche - Inscrit 18 juillet 2012 09 h 45

      Juste pour être certain, sous-entendez-vous un des points suivants ?
      1- Les étudiants (eux) sont un groupe distinct de la population (nous) ;
      2- Celui qui paie, ou qui paie davantage, a plus de droits politiques que celui qui paie moins, c'est-à-dire que sa voix vaut plus au plan politique.

      Rassurez-moi...

    • Sylvain Auclair - Abonné 18 juillet 2012 10 h 09

      Considérez-vous que les étudiants (dont une forte proportion travaille) ne font pas partie de la population?

  • Claude Poulin - Abonné 18 juillet 2012 07 h 28

    Se méfier du radicalisme

    À propos de la pensée de Marcuse et de son l’influence chez les étudiants dans le crise de Mai 68, Raymond Aron écrivait ceci dans ses Mémoires : ¨La théorie critique de la société, sous sa forme ultime, souffre d’une contradiction interne. Elle déplore l’absence d’une négation radicale et simultanément elle se donne pour suprême idéal la pacification des relations humaines. Le Grand Refus n’a jamais passé pour un appel à la paix. Si, dans les circonstances actuelles, le Grande Refus n’a pas de caractère belliqueux, c’est qu’en fait il se situe hors de l’histoire. Pendant les semaines chaudes de mai 1968, les étudiants se réclamèrent souvent de Marcuse que, la plupart n’avaient pas lu. Les terroristes allemands et italiens incarnent un Grand Refus que l’ancien assistant de Martin Heidegger n’avait pas prévu et qu’il n’approuva jamais¨. En somme, la leçon à tirer de cette critique c'est qu'il faut toujours se méfier des spéculations sociologiques et au radicalisme de la censure de la société. Claude Poulin Québec

  • Jean Lapointe - Abonné 18 juillet 2012 08 h 09

    Et vous vous en prenez des risques tous les matins?

    Vous écrivez: «Prendre le risque d’une défaite ? C’est le pari désespérant que font tous les matins en se levant beaucoup de militants, car les victoires, grandes et petites, des mouvements sociaux et leurs effets ne se réduisent pas au nombre de députés élus. La démocratie est un vain mot si les politiciens en ont le monopole.»

    Est-ce que vous en prenez vous des risques messieurs les professeurs-chercheurs ?

    J'en doute fort, et je ne le vous reproche pas pas, mais c'est facile de parler pour les autres quand son avenir financier et professionnel est assuré, n'est-ce-pas?

    • Brigitte Desharnais - Abonné 18 juillet 2012 09 h 36

      M. Lapointe,
      J'aimerais simplement vous indiquer que l'avenir financier et professionnel de tous les professeurs-chercheurs n'est pas si certain. Le financement pour la recherche est de plus en plus difficile à obtenir et les renvois sont plutôt fréquents dans les premières années de travail. Sans parler des années et des années d'études et des dizaines de publications requises pour seulement être considéré à l'embauche. Se lancer dans une carrière académique est à la base en soi un risque.

    • Émile Essent - Inscrit 18 juillet 2012 11 h 40

      Désolé de vous l'apprendre, M. Lapointe, mais le fait qu'il soit facile/risqué ou non de parler ne nous dit rien sur la pertinence de ce qui est dit.

      À titre d'exemple il vous est très facile de vous exprimer ici sans aucun risque...

    • Viviane Genest - Inscrite 18 juillet 2012 11 h 42

      Bien dit Madame Desharnais.

    • Solange Bolduc - Inscrite 18 juillet 2012 13 h 55

      Le risque fait souvent parti des décisions que l'on prend dans la vie, de ses choix! Quand on fait un choix, on risque de perdre quelque chose, bien évidemment! . La victoire vient du fait qu'on accepte de perdre puisqu'on a déjà arrêté son choix sur quelque chose que l'on peut soit perdre ou gagner !

      Autrement, on ne prend jamais de risque, on perd davantage, car on ne fait rien pour provoquer un événement , dans le bon ou le mauvais sens...C'est la règle du risque et heureusement que ça existe !

  • François Dugal - Inscrit 18 juillet 2012 08 h 30

    La proximité des urnes

    Et si on installait des bureaux de votation dans les cégeps et universités?
    Bonne idée?

    • Sylvain Auclair - Abonné 18 juillet 2012 09 h 42

      C'est très compliqué. On vote là où on habite. Si, par exemple, vous habitez... Valleyfield et étudiez à Montréal, il doit exister un processus permettant de transférer votre inscription du bureau situé à Valleyfield à celui situé dans votre institution d'enseignement, où on devra vous fournir le bulletin de vote correspondant à votre circonscription de résidence, bulletin qui devra être dépouillé par une équipe qui devra ensuite transmettre le résultat à Valleyfield, tout en assurant le secret de votre vote, ce qui n'est pas évident, surtout si vous êtes la seule personne de cette circonscription dans votre école. Le tout en empêchant qu'une personne se faisant passer pour vous vote chez vous, alors que vous votez à Montréal...

      C'est pour cela qu'il fallait des changements à la loi, pour encadrer tout le processus. Or, ces changements ne se font qu'à l'unanimité des partis, pour éviter des décisions favorisant le parti au pouvoir, et le PLQ a refusé.

    • Paul Gagnon - Inscrit 18 juillet 2012 09 h 56

      Encore faudrait-il que ces institutions soient ouvertes!
      Rien n'est moins certain...

    • Viviane Genest - Inscrite 18 juillet 2012 12 h 02

      Le DGE a effectivement proposé de permettre aux étudiants de voter à partir de leur lieu d'études, entre autre pour donner une chance à ceux qui étudient loin de leur circonscription. Des bureaux de scrutin sont déjà installés dans les résidences pour personnes âgées. Charest a dit NON, il a bien trop peur des étudiants.

    • Alexandre Trottier - Inscrit 19 juillet 2012 00 h 58

      En effet, le PLQ a dit non alors que tous les autres partis ont dit oui (c'est quand même important de le rappeler). Le vote des jeunes est rarement favorable au gouvernement en place...

      Pour les élections fédérales, il peut y avoir des bureaux de vote dans les établissements scolaires et ce depuis assez longtemps via un bulletin de vote spécial.
      Si je ne me trompe pas, le vote se fait par anticipation, donc limite les problèmes mentionnés par M. Auclair ci-haut. À noter que cela n'élimine pas les problème comme ceux liés au vol d'une urne par un candidat conservateur (voir scrutin 2011 à l'université de Guelph).

      A priori, ce serait assez facile de faire des bureaux de votes par anticipation dans les université...