Conflit étudiant - La prochaine étape sera celle des urnes

Québec solidaire a fait preuve de solidarité avec le mouvement étudiant.
Photo: Annik MH de Carufel - Le Devoir Québec solidaire a fait preuve de solidarité avec le mouvement étudiant.

À la suite d’une mobilisation sans précédent, la prochaine bataille étudiante risque de se dérouler sur le terrain électoral. Pour éviter quatre autres années de noirceur, les militants du mouvement étudiant devront investir les structures des partis politiques.

Il n’est pas question de faire ici un appel aux votes des jeunes. Trop de personnes l’ont fait jusqu’à maintenant. Les étudiants voteront en masse aux prochaines élections, c’est presque une certitude. Ce qui est nécessaire : répéter les exploits qui ont été faits dans la rue lors de la prochaine campagne électorale. Il faut traduire sur le plan de l’organisation des partis les idées qui ont été portées par notre mouvement. Il faut passer du refus et de la négation à la construction d’un projet politique. Il est nécessaire de faire du rejet du néolibéralisme et du projet de construction d’une société plus égalitaire et écologiste les vecteurs de la prochaine campagne électorale.

Pour ce faire, il est impératif que les différentes personnes impliquées de près ou de loin dans le printemps québécois investissent massivement les structures des partis politiques afin d’intégrer notre projet poussé à bout de bras lors de la grève. La mobilisation populaire ne doit jamais cesser, la rue restera toujours l’endroit où se déroulera la majeure partie de la lutte. Mais durant les cinq semaines que durera la prochaine campagne, nous devons nous donner comme objectif une victoire électorale étudiante. Il est important de mentionner que ces élections ne sont pas une finalité, mais bien une étape vers la solidarité et une meilleure redistribution de la richesse.


Faire rayonner les idées progressistes


Le conflit étudiant a prouvé une chose. La jeunesse du Québec ne dort plus et les mouvements sociaux non plus. Nous avons investi massivement la rue par la protestation et l’espace public médiatisé par notre message et nos idées. Il ne faut pas faire l’erreur de négliger le terrain électoral. Les militants de la grève ne doivent pas ignorer la campagne électorale et continuer la lutte comme si de rien n’était. La grève a connu son lot d’événements et nous avons su, à travers ceux-ci, faire passer notre message. Il faut le prendre à bras-le-corps à l’intérieur des structures progressistes qui se mettent en place depuis plusieurs années. Reste qu’il est primordial de le faire à titre de militants. Les organisations étudiantes locales et nationales se doivent d’être totalement indépendantes des partis politiques : il s’agit de l’une des forces du mouvement étudiant québécois.

 

Avec Québec solidaire


Depuis 2007, Québec solidaire s’efforce de bâtir un Québec différent et a fait preuve d’une sincère solidarité avec le mouvement étudiant. Amir Khadir a été le premier député à porter le carré rouge. Il l’a fait par principe et conviction, et non pas par nécessité de marquer son opposition. Jamais Québec solidaire n’a laissé tomber notre mouvement. Ce parti aspire, tout comme nous, à un arrêt des réformes néolibérales et à l’instauration de mesures de justice sociale comme la gratuité scolaire.


Il ne faut pas rêver, il est en pratique impossible que Québec solidaire prenne le pouvoir lors des prochaines élections. Cependant, il est tout à fait réaliste de penser faire élire des députés dans des circonscriptions montréalaises comme Hochelaga-Maisonneuve, Sainte-Marie -Saint-Jacques, Laurier-Dorion, Gouin et Rosemont.


Une campagne électorale, ce n’est pas seulement la diffusion de publicités. Il faut entrer en contact avec les électeurs, faire du porte-à-porte, des appels téléphoniques et organiser des événements.


Si les organisations étudiantes ont été en mesure de réaliser les plus grosses manifestations de l’histoire du Québec, des spectacles-bénéfices ainsi qu’une campagne de financement monstre, il faut s’imaginer à quel point les étudiantes et étudiants seraient efficaces lors d’une campagne électorale.


Nous devons saisir cette occasion afin de progressivement mettre en place à long terme les idées qui ont alimenté notre grève au sein des institutions politiques et continuer à construire une société un peu plus à notre image.

30 commentaires
  • Yves Claudé - Inscrit 14 juillet 2012 05 h 34

    Narcissisme ou nombrilisme ? Vers … la défaite finale ?

    En mettant de l’avant une «victoire électorale étudiante», les deux «anciens» leaders ne semblent pas réaliser qu’ils confortent l’impression d’un narcissisme ou d’un nombrilisme, qui a tendance à faire oublier qu’il n’y a pas que les étudiants qui vivent des difficultés dans la dynamique antisociale du néolibéralisme. La petite-bougeoisie radicale, malgré ses discours gauchisants, ne vit pas les drames des travailleurs privés de leurs emplois, des exclus et marginalisés de différents milieux, y compris celui des nations autochtones.

    Après quelques arguments convenus sur l’«indépendance» politique des associations étudiantes…, on comprend que cette «victoire électorale étudiante» souhaitée serait celle de Québec solidaire ! Voilà qui jette implicitement un certain éclairage sur le manifeste publié abusivement au nom des membres de la CLASSE, et sur la tentative de récupération électorale du mouvement étudiant de la part de QS.

    Peut-on ignorer le fait que les circonscriptions visées par QS sont, comme par hasard, celles dans lesquelles résident une bonne proportion d’étudiants … ?

    Il est affligeant de constater que l’on prétend, dans cette stratégie électorale, «éviter quatre autres années de noirceur», alors qu’il est clair que le choix de QS est de privilégier une vaine tentative d’obtenir une demi-douzaine de députés, quitte à favoriser la réélection du gouvernement Charest.

    QS devrait avoir l’honnêteté de reconnaître que c’est l’espoir de quelques gains électoraux qui motive son action politique, et ceci au détriment des intérêts de la majorité de la population !

    Yves Claudé

    • Solange Bolduc - Inscrite 14 juillet 2012 18 h 03

      Je n'arrive pas à comprendre tant de défaîtisme de votre part, en plus de porter des jugements de valeur qui n'ont rien à voir avec le contenu du texte en question.

      Je n'élaborerai pas davantage, cela n'en vaut pas la peine! Car vous êtes en train de creuser votre propre tombe, la vôtre et celle duparti politique que vous défendez de manière si intempestive, et si maladroitement !

      Si vous croyez détenir la vérité, rien que la vérité, vous ne pourriez pas avoir une critique plus positive au lieu de briller par votre acharnement sur eux, pour les détruire ?

    • Jacques Morissette - Inscrit 14 juillet 2012 18 h 37


      Il n'y a aucun lien entre QS et les mouvements étudiants, si ce n'est que QS est sympathique à la cause des mouvements étudiants. Ce narcissisme dont vous parlez, je le verrais si les étudiants ne se questionnaient pas sur leur avenir. Ceux-ci pourraient tout aussi bien être narcissiques en acceptant passivement les demandes néolibérale, sans trop se questionner.

      Comme vous dites, les problèmes que vivent les étudiants sont les mêmes chez les travailleurs. Ces problèmes sont mêmes mondiaux. Beaucoup de populations vivent à peu près les mêmes problèmes en Occident (Grèce, Espagne, Portugal, etc.)

      Les solutions proposées par le néolibéralisme sont toujours les mêmes. À force de constater où conduisent toutes leurs solutions, de plus en plus de citoyens prennent conscience que ce ne sont pas les solutions néolibérales proposées qui vont régler les choses, puisqu'on constate que ça empire tout le temps.

      Que font les étudiants dans tout ça, ils essaient simplement de voir d'autres façons de solutionner les problèmes. Même ailleurs dans le monde, des mouvements de solidarité se forger opportunément quand ils en ont l'occasion. En peu de mots, il y a comme un éveil de conscience partout en Occident. Cette prise de conscience est même mondiale dans une certaine mesure.

      Les mouvements étudiants ne sont pas du tout narcissique. Par contre, au pouvoir, il y en qui essaie stratégiquement de faire passer ces mouvements comme étant narcissiques. Vous ne parlez pas de narcissisme comme ces opportunistes. Je sens chez vous tellement d'honnêteté à l'avenant dans ce que vous dites.

      Croyez-moi, en toute honnêteté, on ne peut pas dire que les mouvements étudiants sont narcissiques. Quand vous dites ce genre de chose, vous ne faites que tombez dans le piège de ceux qui, profitant du système, cherchent à influencer les gens à penser comme eux pour renverser la vapeur de ces mouvements étudiants, dont les tentacules s'étendent à toute la société.

    • Laurence Cabanié - Inscrite 14 juillet 2012 18 h 56

      Ouep.

    • Yves Claudé - Inscrit 14 juillet 2012 23 h 06

      Monsieur Jacques Morissette,

      Je suis tout à fait d’accord avec vous en ce qui concerne la critique du néolibéralisme. La question qui importe est celle des stratégies de lutte contre cette nouvelle forme du capitalisme, dans sa version financière en particulier. Elle est du même type que celle que posait Lénine il y a 110 ans («Que faire ?»), dans un contexte tout autre, alors que le féodalisme n’était pas encore éradiqué. Il n’est pas inutile de lire ou relire les classiques…

      J’apprécierais cependant que vous ne déformiez pas mes propos qui concernaient exclusivement les deux auteurs du texte, transfuges du mouvement étudiant vers QS. Je n’ai aucunement affirmé que «les mouvements étudiants sont narcissiques». Une certaine culture virtuelle, de l’instantané, privilégiant la réaction aux dépens de la réflexion, me paraît nuire à la qualité et à la pertinence d’un nécessaire débat.

      Solidairement

      Yves Claudé

    • Daniel Nadeau - Inscrit 15 juillet 2012 11 h 28

      Complètement idiot de parler de narcissisme et de lier QS seulement à la cause étudiante. QS se bat depuis des années pour la justice sociale toutes cause confondues bien avant la crise étudiante. Le fait de dire que la position de QS a tendance à nous faire oublier qu'il n'y a pas que les étudiants qui vivent des difficultés dans la dynamique antisociale du néolibéralisme est totalement démagogique. Pensez-vous que la chef de votre PQ vit ces drames que vous nous dictez, elle en a créé pas mal de drame cette dame quand le peuple avait prêté le pouvoir à son parti il y a quelque années...vous vous souvenez pas.....pourtant la devise du Québec est bien " JE ME SOUVIENS" n'est-ce pas. C'est vrai qu'elle a le carré rouge dans son coeur y paraît....tabar....il faut tu ce foutre de notre geule...

      Il ne faut pas oublier surtout que le parti québécois est responsable en partie de ce marasme politique que l'on vit présentement dû à ses prisent de positions poltiques dans le passé quand il était au pouvoir.....

      Je suis prêts à sacrifier 4 ans encore avec les libéraux au pouvoir, j'aime mieux me faire mentir de face que par derrière par un parti ce disant sociale démocrate et centre gauche...alors que la seule différence entre eux et les rouges est l'option référendaire.....ça fait 30 and que l'on me ment alors 4 ans de plus....ce n'est que le début du combat une étape de fait, un jour nous aurons notre pays et surtout le gouvernement que l'on veut, surtout pas un gouvernement pseudo gauchiste...qui est friand du corporatisme à la solde des banques et des multinationales...ou pour satisfaire l'égo de quelques politiciens.

      Je termine en parodiant Péloquin" Vous êtes pas tannés de vous faire fourrer intellectuelement bande de caves"

      Danad

    • Sylvie Chiasson - Inscrite 15 juillet 2012 12 h 43

      Vraiment M. Claudé, que de mauvaise foi! Et cela jour après jour. Vous rabâchez constamment la même chose. Je crois que dorénavant je vais sauter vos commentaires puisqu'après la lecture d'un ou deux, tout est dit.

      Notre PM passe son temps à associer étudiantEs et violence avec le plus grand mépris pour l'honnêteté intellectuelle et l'intelligence des arguments.

      Vous, quand ce n'est pas QS et commuisme, c'est QS et PLQ, etc., etc., etc. Décidez-vous... de droite ou de gauche, QS?

      Et de grâce cessez de me prendre pour une idiote parce que je voterai pour QS. Je réfléchis tout comme vous à mon vote. Et j'en suis arrivée à la même conclusion que M. Nadeau, ci-haut " je suis prêt(e) à sacrifier 4 ans encore avec les libéraux au pouvoir, j'aime mieux me faire mentir de face que par derrière par un parti se disant social-démocrate et centre gauche...alors que la seule différence entre eux et les rouges est l'option référendaire.....ça fait 30 ans que l'on me ment alors 4 ans de plus...."

      C'est le peuple qui vote pas seulement vous et moi. Et si le peuple est prêt à réélire le PLQ, SUR UNE SEULE QUESTION, LE CONFLIT ÉTUDIANT !!!! ben il aura le gouvernement qu'il mérite... Et moi, je voterai... enfin... en mon âme et conscience. Et par honnêteté envers moi-même, mes valeurs et mes idéaux.

      Comme bien d'autres, j'ai déjà voté PQ, au début ce fut la joie et l'espoir et quand même bien des réussites, mais maintenant, depuis plusieurs années... rien... pourquoi voudriez-vous que je recommence? Et ce n'est pas à cause de "la Marois" comme certains aiment la mépriser (je crois d'ailleurs que c'est parce que c'est une femme qu'elle est si mal reçue, mais ça c'est une autre histoire). Non, j'ai le plus grand respect pour cette femme d'expérience. C'est le parti en entier que je rejette. François Legault et Joseph Facal viennent quand même de ce parti, non! Ce n'est pas rien...

      Alors, s'il-vous-plaît respectez mon choix électoral et discutez-en à partir de sa plateforme, de

    • Yves Claudé - Inscrit 15 juillet 2012 14 h 00

      Monsieur Daniel Nadeau

      Vous affirmez : «Je suis prêt à sacrifier 4 ans encore avec les libéraux au pouvoir».

      Voilà qui a le mérite de l’honnêteté et de la clarté, c’est ce courage politique qui fait défaut à la direction de QS !

      Tout en appréciant grandement votre franchise, je suis d’un avis différent, et, malgré les limites et contradictions du PQ, je crois sincèrement, en prenant comme base de réflexion les intérêts de la grande majorité de la population, qu’un autre mandat accordé au PLQ serait globalement néfaste et compromettrait l’avenir de notre société et de la nation québécoise.

      Par ailleurs, je me demande comment vous pouvez concilier votre indépendantisme affirmé avec le soutien de QS à un parti anti-indépendantiste comme le NPD ?

      En solidarité avec les idées que vous défendez, mais en dissidence, quant aux moyens d’y parvenir …

      Yves Claudé

    • Sylvie Chiasson - Inscrite 15 juillet 2012 16 h 52

      La suite...

      SVP respectez mon choix électoral et discutez-en à partir des idées, des propositions, et pas à courte vue, mais pour le long terme.

      Et pour finir, ne demandez pas aux étudiantEs d'être plus vertueux(ses) que la vertu. Les étudiantEs parlent de la réalité des étudiantEs, les travailleurEs de celle des travailleurEs, les syndicats des syndiquéEs, les chômeurEs des chômeurEs, les médecins du système de santé... ainsi va la vie. Ce qui ne veut pas dire que les étudiantEs ne s'intéressent pas au sort des travailleurEs, les travailleurEs à celui des malades et les médecins à celui des chômeurEs.

      Sans compter que si vous lisez bien les propos de la CLASSE, ce dont il est question c'est de la société toute entière. Vouloir à tout prix les confiner au conflit actuel qui les oppose aux libéraux, c'est soit une mauvaise lecture, soit de la mauvaise foi. C'est vous qui savez.

      Et j'ajoute à cette suite... Qu'est-ce que cela veut dire:

      "QS devrait avoir l’honnêteté de reconnaître que c’est l’espoir de quelques gains électoraux qui motive son action politique, et ceci au détriment des intérêts de la majorité de la population !"

      QS n'existe pas depuis les derniers mois. Son action politique n'est pas à courte vue. Il vise le long terme POUR les intérêts de la majorité de la population. Il vise comme tous les autres partis en liste (vous ne me direz quand même pas le contraire!) des gains électoraux afin d'avoir l'espace et les moyens de faire connaître ses idées et ses propositions... en ayant en tête, et ça vous pouvez en être certain, les intérêts de la majorité de la population. Qu'est-ce que vous croyez? Que je ne souhaite pas le mieux pour mes concitoyens uniquement parce que je ne pense pas comme vous?

      C'est un peu simpliste comme argumentaire.

      Vous, vous voyez qu'un vote pour QS est néfaste au PQ, moi je me plais à penser qu'un vote pour la CAQ en est un de moins pour le PLQ. YYYES!! C'est comme le verre à moitié.. plein... ou vide?? C'est selon...

  • Jean Claude Pomerleau - Inscrit 14 juillet 2012 08 h 23

    Québec Solidaire de ... Charest

    La politique est d'abord fait d'intérêts, et non d'idées, qui ne sont qu'accessoires aux intérêts. Les prédateurs de notre État le savent les idéalistes l'ignorent.

    L'intérêt des citoyens du Québec c'est de sortir de toute urgence du pouvoir le gouvernement le plus corrompu de notre histoire;, et on y arrivera pas en divisant le vote.

    Dans la vrai vie, diviser le vote équivaut à devenir un allié objectif des libéraux. À voter idiot utile.

    Québec solidaire vise à faire battre Daniel Breton (Ste Marie St Jacques) le porteur du projet Maitre chez nous phase 2 (PQ) et Nicolas Girard dans Gouin pour faire élire Francoise David, (qui a déclarer vque le déclin du francais à Montréal, on s'en péocupera quand on sera à 20 %).

    N'en déplaise aux idéaliste, dans le contexte, on peut dire :

    Québec Solidaire de ... Charest

    • Christian Montmarquette - Inscrit 14 juillet 2012 23 h 04

      «L'intérêt des citoyens du Québec c'est de sortir de toute urgence du pouvoir le gouvernement le plus corrompu de notre histoire...»

      Quand vous accusez le PLQ d'être le gouvernement le plus corrompu de notre histoire, vous éclaboussez en même temps le PQ de la même accusation, car ces deux partis ont à tour de rôle profité de leur pouvoir contre la population en général afin de privilégier le privé. Il n'y a entre eux qu'une longue guerre de pouvoir sans égard à l'amélioration de notre société.

      Oui, il existe une différence: le PLQ admet sans vergogne qu'il est du coté des compagnies, qu'il veut privatiser le système public et le PQ lui, nous emballe cela de sa cause nationaliste. Se faire avoir dans une province ou dans un pays ça porte le même nom.

      Profiter de la population qui en a marre du néolibéralisme pour vanter un parti qui s'y complait tout autant, mais qui est juste plus hypocrite n'est vraiment pas honnête.

      Un pays de droite nous en avons déjà un. Du changement oui, mais cela doit être pour un monde meilleur et ce n'est qu'avec la gauche que ça se passera. Voter Québec Solidaire c'est dire haut et fort que nous voulons que ça change et que quelque soit le parti au pouvoir nous suivrons l'exemple des étudiants et combattront pour la justice.

    • Christian Montmarquette - Abonné 15 juillet 2012 07 h 55



      « PLQ, CAQ et PQ : Du pareil au même ?»

      À voir les péquistes combattre aussi fortement Québec Solidaire, ils ne font que démontrer à quel point ce sont eux-aussi des néolibéraux.

      Comme l'a dit Léo-Paul Lauzon dans un récent article..

      «Il semble n'y avoir qu'une lettre qui sépare véritablement le PLQ du PQ...»

      Et ils ont la trouille parce qu'ils savent très bien qu'ils n'incarnent pas le changement, mais qu'un changement de visages..

      Le véritable changement, c'est Québec Solidaire.

      Aucun doute là-dessus !

      Christian Montmarquette
      Montréal

      Référence :

      «PLQ, CAQ et PQ : Du pareil au même?» :

      http://blogues.journaldemontreal.com/lauzon/actual



      .

  • Hubert Larocque - Abonné 14 juillet 2012 08 h 49

    L'avenir du conflit étudiant


    Ce qui condamne à l’échec la révolte étudiante, c’est qu’elle n’est ni pensée, ni formulée, ni mise en œuvre dans la conscience et la réalité de notre question nationale, reprise à partir de 1760. Aussi sombrera-t-elle vite dans une cacophonie de revendications secondaires. Elle se dissoudra dans diverses récupérations et le repli sur un micro-social à la taille du Plateau. D’un certain point de vue, les jeunes ressemblent à leurs aînés par leur incapacité à aller au fond des choses, à unifier leurs désirs et leurs démarches sous une seule idée-force. Pour changer une société, il faut un point d’appui, une intentionnalité rattachée à quelque chose de fondamental qui ne peut être que le destin de notre peuple. La mondialisation, qui nous a distraits un moment, marque déjà ses limites qui résident dans l’affaiblissement voire la destruction des identités et dans son caractère quasi exclusif de règlementation judiciaire, commerciale et financière au service des grandes puissances et de multinationales anonymes. C’est donc en repensant la nation d’origine, la nôtre, et en motivant par elle les changements sociaux que les étudiants trouveront la cohérence et la force, la ferveur et la clarté d’une action vraiment politique qui aille au-delà d’un printemps qui s’achemine vers la stérilité et l’échec.
    Hubert Larocque, Gatineau.

    • Solange Bolduc - Inscrite 14 juillet 2012 18 h 09

      Il m'arrive souvent de rencontrer des jeunes étudiants et je suis surprise de constater que la question nationale ne les préoccupe pas. Qu'est-ce qu'on fait alors ? On écoute ce qu'ils ont à dire, s'apercevant que dans le fond ils souhaitent la même chose que nous: plus de justice sociale et tout ce que cela comprend !

      Avant de croire en la stérilité du mouvement étudiant, interrogez-vous donc sur la vôtre ? Quand on croit si peu à la jeunesse, pourtant intelligente, je me demande comment on peut prétendre faire mieux que ce qu'elle aimerait réaliser ?

  • Guillaume L'altermontréaliste Blouin-Beaudoin - Inscrit 14 juillet 2012 09 h 00

    révolution boite de carton

    En période électorale, et le DGEQ a surement écoeuré la CLASSE et la FEUQ avec ça plus qu'elle l'a fait avec F.Legault et le financement de sa CAQ quand elle était OSBL, il faut s'enregistrer comme intervenant particulier pour effectuer des dépenses électorales et afficher sur l'espace public, dans les mêmes conditions et avec les mêmes protections que les partis. Voir www.electionsquebec.qc.ca/documents/pdf/loi_elec_i

    Une campagne électorale, ce n'est pas qu'une publicité, c'est une diffusion d'idées. Certes il faut faire des contacts un à un avec nos voisins, par du porte à porte ou des appels téléphoniques (même avec un "robo-caller"), il faut aussi occuper l'espace public avec ces idées.

    Tannés de voir les affiches de ces politiciens qui tentent de convaincre avec leur slogans creux? : dans la diversité de tactiques possibles, j'invite à chacun stocker des boites de carton pour en faire des affiches pour exprimer vos idées dès le 1er soir des élections.

    Il faut faire rayonner les idéaux de cette nouvelle démocratie à laquelle on aspire dans la rue, sur chaque poteau. Sortons en masse pour couvrir la ville entière d'idées dès le déclanchement des élections.

    Guillaume Blouin-Beaudoin

  • Georges Ouellet - Abonné 14 juillet 2012 09 h 06

    Erreur Stratégique

    La CLASSE risque malheureusement de se transformer en alliée pour les Libéraux. Comment leur faire comprendre que tant que nous n'avons pas un système électoral proportionnel, Québec Solidaire ne sert que les Libéraux?

    • Sylvie Chiasson - Inscrite 15 juillet 2012 16 h 12

      Et la CAQ dessert le PLQ. C'est de bonne guerre.