Politique - Appel à la nation québécoise

Le but de cet appel est d’unir les forces pour favoriser l’élection d’un gouvernement progressiste et démocratique.

Pourquoi unir les forces ? Parce que la division du vote, particulièrement chez les francophones, favorise la réélection du Parti libéral. Un front commun ultradynamique permettrait de faire voter les abstentionnistes qui sont les seuls à pouvoir mettre les libéraux dans l’opposition.

 

Avantage aux libéraux


Lorsqu’une circonscription est composée de moins de 70 % de francophones, un candidat libéral du PLQ s’y fait élire presque assurément. À la prochaine élection, le PLQ est d’ores et déjà certain de faire élire de 35 à 42 députés. Par conséquent, les libéraux n’ont à faire élire que 21 à 28 autres députés pour obtenir les 63 sièges qui leur assureront une autre majorité de quatre ans. Comme il y a 125 députés à l’Assemblée nationale, il faut qu’un parti, ou une coalition de partis, obtienne 63 des 83 à 90 sièges restants pour être majoritaire. Ce n’est pas une mince affaire puisque le vote francophone est très divisé et cela permet aux libéraux de se faufiler dans un bon nombre de circonscriptions.


Outre le comportement électoral des groupes linguistiques aux Québec, il n’y a qu’une raison qui explique pourquoi les libéraux ont pu être majoritaires aux dernières élections avec seulement 1,4 million de voix. Ce sont les abstentionnistes qui ont été extrêmement nombreux à ne pas se présenter aux urnes. Près de 2,5 millions de Québécois, soit 43 % des électeurs inscrits, ne se sont pas déplacés le jour du vote.


En moyenne, c’est 20 000 électeurs par circonscription qui sont restés froids devant l’offre du PQ (1,14 million de votes ou 35 %), de QS (125 000 ou 4 %), de l’ADQ (530 000 ou 16 %) ou des Verts (71 000 ou 2 %). Les 79 % de francophones de ces 2,5 millions de Québécois représentent près de deux millions de citoyens qui ont, potentiellement, un comportement électoral qui pourrait donner un gouvernement majoritaire autre que celui des libéraux.

 

Masse critique


Au cours des quatre dernières élections, le taux de participation a fléchi, mais les libéraux ont toujours réussi à maintenir une masse critique de votants, chose que le PQ n’a pas réussi à faire pour deux raisons. D’abord, le PQ a perdu des votes à gauche et à droite depuis 1994 puisque les débats politiques sont passés de l’axe du statut politique particulier du Québec au sein du Canada à un axe gauche-droite. Ensuite, les abstentionnistes ont fait beaucoup plus mal au PQ qu’au PLQ.


Si le PQ avait été en mesure d’attirer le quart des abstentionnistes de 2008, soient 625 000 personnes, il aurait obtenu facilement un gouvernement majoritaire. Ce n’est pas la division du vote qui a permis aux libéraux de gagner en 2008, mais l’abstentionnisme. Le PLQ a une clientèle fiable qui se mobilise le jour de l’élection, c’est sa plus grande force. Malgré tous les scandales qui collent à la peau des libéraux, ils risquent de reprendre le pouvoir parce qu’ils ont de fidèles partisans qui ne s’abstiennent pas.


Des 66 circonscriptions gagnées par les libéraux en 2008, 42 ont été gagnées par une majorité de plus de 3000 voix, dont 30 par des majorités de plus de 5000 voix. Avec en moyenne 20 000 abstentionnistes par circonscription, il n’y a qu’une seule façon de battre le PLQ, faire sortir le vote ! La clé de la prochaine élection, ce sont d’abord les abstentionnistes !

 

Quel front commun ?


Depuis 1994, l’appui populaire à l’ADQ a toujours été significativement plus élevé qu’à QS. L’allié pour battre les libéraux aurait dû être l’ADQ, car la position nationaliste, autonomiste et identitaire de l’ADQ n’était pas antinomique avec les aspirations d’indépendance nationale du PQ. Dans le contexte actuel, la position de la CAQ-ADQ va à l’encontre d’absolument tous les principes péquistes. L’ADQ renouvelée est une copie conforme des libéraux.


Les principes de la CAQ se résument à la génuflexion à perpétuité devant le gouvernement fédéral et à mettre sous le tapis la question nationale. Sur la question identitaire, c’est le vide. C’est le parti qui a appuyé l’antidémocratique loi 78. La CAQ a la même approche que les libéraux sur le gaz de schiste, le Plan Nord et sur la privatisation du pétrole d’Anticosti, donc aucunement nationaliste. Il n’y a pas front commun possible avec cette formation. C’est plutôt une coalition entre caquistes et libéraux que l’on risque de retrouver si les libéraux deviennent minoritaires.

 

QS, ON et le PQ se nuisent mutuellement


À la lumière de la tendance des derniers sondages, le PQ aura de la difficulté à devenir majoritaire et même minoritaire à la prochaine élection si les abstentionnistes boudent encore les urnes. Il y a certes une mobilisation contre les libéraux dans le Printemps érable québécois, mais rien ne garantit que les abstentionnistes se présenteront aux urnes. En fait, personne ne sait si ceux qui sortent dans la rue sont ceux qui s’abstiennent. Même avec un très grand nombre de nouveaux votants, les libéraux peuvent se maintenir au pouvoir si ces nouveaux votants se répartissent entre la CAQ, le PQ, QS, ON et les Verts.


Admettons que le quart des abstentionnistes de 2008 se déplacent à cause de l’effervescence du printemps québécois, il se peut fort bien que la répartition soit telle que le PQ ne puisse pas aller chercher suffisamment d’appuis pour devenir majoritaire. Par conséquent, la deuxième condition de victoire contre le PLQ est de minimiser la division des forces contre ces derniers.


Québec solidaire et Option nationale n’iront chercher aucune circonscription au PLQ. Pire, dans plusieurs circonscriptions comme Crémazie où le PQ a gagné par 1400 voix, le transfert politique d’électeurs péquistes vers Québec solidaire fera passer un candidat libéral. Avec le mode de scrutin uninominal à un tour, la montée en popularité de QS va directement avantager le PLQ.


Programme électoral


QS, ON et le PQ veulent ce que nombre de Québécois veulent. Ce sont des partis indépendantistes, à divers degrés certes, mais indépendantistes avoués. Les trois partis veulent qu’on redonne de la vigueur à la loi 101. Tous les membres de ces formations politiques désirent que les Québécois se réapproprient leurs ressources naturelles afin que les bénéfices tirés profitent à la nation québécoise et non aux intérêts privés.


Les trois partis ont vraiment à coeur la protection de l’environnement, la transition vers les énergies alternatives ainsi que l’indépendance énergétique. Tous portent le carré rouge, ce qui signifie une unité contre la hausse drastique des droits de scolarité. Tous veulent nettoyer l’État québécois de la corruption.


N’est-ce pas là un programme électoral simple à vendre et excitant pour les 2,5 millions d’abstentionnistes ? Finalement, ils ont tous intérêt à sortir le pire gouvernement de l’histoire du Québec. Au nom de l’intérêt suprême de la nation, pendant combien de temps encore peuvent-ils être désunis ?


Est-ce que Québec solidaire serait prêt à reconnaître Pauline Marois comme chef de gouvernement de coalition ? Au nom du programme électoral cité plus haut, est-ce que les coporte-parole de Québec solidaire seraient prêts à suggérer fortement à leurs membres une alliance stratégique avec le PQ ? Est-ce que les membres de QS seraient prêts à sacrifier la société idéale de leur programme au nom de la nécessité de mettre au débarras le gouvernement libéral ? Pour le PQ, est-on prêt à partager une parcelle de pouvoir avec un ou deux candidats élus de QS ? C’est simple, un minime partage du pouvoir contre l’acceptation d’un programme moins idéal, mais réalisable à court terme.


Des primaires pour le front commun


Pour éviter les tractations politiques, pour que le processus soit plus démocratique, pour mobiliser les membres de chaque parti et pour créer une effervescence dans les circonscriptions, il faut que les primaires du front commun soient organisées. À la limite, des candidats indépendants pourraient s’y présenter. Ce serait les membres en règle de chaque parti qui auraient le droit de vote.


Évidemment, le PQ a un appui populaire plus fort et a plus de membres, il part donc avantagé. Cependant, rien ne garantit qu’un candidat dit « péquiste » gagnerait. Par exemple, dans Nicolet-Yamaska, Jean-Martin Aussant, chef d’Option nationale, serait favori même si le PQ à plus de membres qu’ON. Si Québec solidaire réussit à présenter une grosse pointure dans Rosemont, ses chances sont très bonnes.


Enfin, le fameux comté de Gouin ! Le député péquiste d’expérience Nicolas Girard, qui a mis au jour le scandale des garderies, contre la coporte-parole de QS, Françoise David. De toute façon, un des deux (ou peut-être même les deux) sera éliminé à l’élection. Autant procéder à l’élimination avant le jour du vote, car il ne faudrait surtout pas donner la chance aux libéraux de se faufiler le jour de l’élection.


Les intérêts de la nation


Le plus grand obstacle n’est pas la complexité du processus, mais le fait de faire passer les intérêts de la nation devant les intérêts du parti.


Il faut unifier les forces avant la prochaine élection afin de simplifier le choix des électeurs le jour du vote. Il faut surtout créer un sentiment de puissance et de force pour amener les 2,5 millions d’abstentionnistes de l’élection de 2008 à renverser le gouvernement qui divise la nation québécoise pour mieux régner et partager avec les amis du régime.


Québécoise, Québécois, exigez un front commun ! La nation ne peut plus se payer le luxe d’un autre gouvernement libéral !

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60 commentaires
  • Yves Claudé - Inscrit 5 juin 2012 02 h 22

    Québec solidaire : un pion dans la stratégie du PLQ !

    En considérant les deux dernières élections, on peut constater que QS se comporte comme un pion soumis d’une manière acritique et automatique aux stratégies du PLQ, ce qui explique assez bien à la fois son aversion pour les considérations de stratégie, et son incapacité à prendre en compte les intérêts de la majorité de la population qu’elle prétend défendre.

    Face aux enjeux de la prochaine élection, et en considération du potentiel de nuisance sociale de QS, il faudra analyser adéquatement la composition idéologique interne de ce parti, et d’autre part sa zone d’influence.

    Il faut se résoudre à un constat désolant, celui d’une dérive sectaire majoritaire au sein de QS, celle qui a mis en échec l’ouverture d’Amir Khadir à une entente unitaire. Cet enfermement sectaire, polarisé autour de la co-cheffe, s’est accentué à la faveur d’un “révolutionnarisme” qui amène certains militants à confondre la crise actuelle avec le “Grand Soir”, et d’autre part avec le recrutement de pseudo “anarchistes” anti-indépendantistes.

    À moins d’un sursaut d'humanité de la part de Mme David et de ses fidèles, il faut s’attendre à une accentuation de la dérive et de l’aveuglement sectaires de QS.

    C’est donc surtout dans la zone d’influence de QS qu’une mobilisation progressiste et stratégique est possible. En effet, comme le Front national français, QS est pour ses électeurs un parti protestataire, qui recueille des votes dans différents milieux sociaux et idéologiques. Ainsi, on a pu constater qu’une partie des électeurs potentiels de QS étaient aussi attirés par les promesses de “changement” de la CAQ.

    Si les nouveaux “créditistes” de QS persistent dans leur credo antisocial, il faudra s’adresser en priorité à leur sympathisants, généralement plus lucides et plus solidaires.

    Yves Claudé

    • Lysette Laurier - Inscrite 5 juin 2012 10 h 37

      Attention à votre propre sectarisme!

    • Raymond Saint-Arnaud - Abonné 5 juin 2012 11 h 21

      La présence de plusieurs groupements indépendantistes, souverainistes, et autonomistes exprimant plusieurs tendances est une très bonne chose pour l'affirmation des aspirations du Québec. Cependant, quand il s'agit d'élections, il est essentiel que toutes ces tendances agissent dans le même sens dans un seul parti.

      Sinon la division des francophones mènera inéluctablement à leur minorisation, comme on l'a vu aux élections générales de 2007, où même Jean Charest aurait été défait dans son comté n'eussent été les votes que Québec solidaire a détournés du Parti québécois.

      Aux élections du 26 mars 2007, Jean Charest a obtenu 13 136 votes, soit seulement 1 332 de plus que le candidat du Parti québécois qui en a obtenu 11 804. Le candidat de Québec solidaire a obtenu 2 263 votes.

      L'angélisme du parti Québec solidaire nous a valu un gouvernement de droite avec les libéraux aux commandes. Québec solidaire poursuit de bonnes intentions largement partagée dans le public, mais il est devenu l'allié objectif de ce gouvernement de droite. C'est triste et navrant. Il y a sûrement un groupe puissant qui a intérêt à alimenter cette division du vote des francophones.


      M. Charest est fort de l'appui quasi unanime des anglophones et des allophones anglicisés, mais il profite surtout de la division des francophones pour se glisser au pouvoir. Il gagne pour ainsi dire par défaut. Il ne représente pas la majorité des Québécois.

    • Serge Grenier - Inscrit 5 juin 2012 12 h 07

      Si on écoutait vos conseils et qu'on sabordait QS pour faire passer le PQ, on ne réglerait aucun des problèmes du néolibéralisme qui nous afflige et on aurait compromis l'intégrité du seul parti capable de nous en sortir un jour.

      Mauvais calcul !

      Serge Grenier

    • Pierre-E. Paradis - Inscrit 5 juin 2012 14 h 36

      Je suis tout à fait d'accord avec l'analyse de M. Claudé.

      Les seules sorties médiatiques qu'a faites Françoise David, de mémoire récente, ont eu pour but de rabrouer et «remettre à sa place» Amir Khadir.

      Par ailleurs, Québec solidaire est copain-copain avec le NPD fédéraliste et centralisateur, et place la souveraineté du Québec au 99e rang de ses priorités. J'en conclus que ce parti est de facto fédéraliste. Le seul avantage que j'y vois, c'est qu'il pourrait glaner quelques votes chez les Mulcairistes, dans les circonscriptions anglophones – mais pas assez pour faire échec aux Libéraux malheureusement.

      Enfin, plutôt que de défendre l'identité québécoise et le modèle économique québécois, QS ne cesse de nous casser les pieds avec son multiculturalisme hérité de Trudeau – si ce n'est Lord Durham. Ce parti est un ramassis d'idéologues qui se crispent dans leur posture anti-nationaliste.

      QS est l'équivalent du «Front de gauche» de Jean-Luc Mélenchon, ce Franc-maçon stratégiquement «positionné» par les élites pour diviser le vote au premier tour de la présidentielle française.

      QS nous propose de vivre dans l'illusion du Grand Soir où nous serons débarrassés du capitalisme. Or la gravité de la situation requiert le PRAGMATISME et une redéfinition des règles du jeu en période d'élections.

    • Yves Claudé - Inscrit 5 juin 2012 16 h 03

      À Madame Lysette Laurier,

      Vous pouvez qualifier mes propos à votre guise … mais ils se rattachent plutôt à l’adage selon lequel « Qui aime bien châtie bien ! ». À me lire dans d’autres contextes on constatera que je ne suis pas complaisant envers le PQ, dont je suis membre, et dont je souhaite une victoire conjointe à celles de QS et ON.

      Yves Claudé

    • Catherine Brunelle - Inscrite 6 juin 2012 14 h 35

      Il est faux de croire que quelqu'un qui vote QS vole automatiquement un vote au PQ. Évidemment cela arrive, mais beaucoup de gens ne veulent plus rien savoir du PQ. Le PQ n'est pas étranger à la corruption, même si ça n'atteint pas le niveau outrageux du PLQ. Beaucoup de gens n'ont plus confiance, ceux qui souhaitent exercer leur droit démocratique votent donc pour un autre parti, comme QS s'il s'y sentent représentés (on appelle ça de la démocratie!). Mais, si QS n'existait pas ils voteraient pour un autre parti ou ne voterait pas du tout. Le haut taux d'absentéiste est selon moi beaucoup dû au fait que ces gens n'ont pas confiance aux grands partis comme le PQ et les petits partis sont trop marginalisés par les médias pour les intéresser.

      Quant au reste, je crois que c'est une grosse part de désinformation, volontaire ou pas, et j'invite tout le monde à mieux s'informer sur QS avant de les calomnié.

  • Yvan Lachapelle - Abonné 5 juin 2012 03 h 26

    Ça urge.

    Il nous faut agir rapidement car le déclenchement des élections est imminent.Charest ne vous laissera pas le temps de vous unir.Organiser ces primaires est beaucoup trop long.C'est aux 3 chefs (QS-ON-PQ et indépendants) de discuter entre eux et de s'entendre le plus vite possibleC'est là que nous allons voir qui sont ceux qui ont à coeur le QUÉBEC ou leur gros EGO.

  • Louis Maxime - Inscrit 5 juin 2012 04 h 54

    REMPLAÇONS PÔLINE pour MARTINE !!


    UNE IDÉE !

    Et si on remplaçait la Pôline pour MARTINE DESJARDINS, pas mal certain que le PQ rentrerait HAUT les MAINS cette fois-ci!!

    Marois est beaucoup trop bourgeoise et usée politiquement pour le peuple Québécois et en plus, c'est une "Germaine" qui n'as malheureusement pas encore appris à compter jusqu'à 2 ! Trop EGO-CENTRIQUE et pas assez rassembleuse. Son énergie ne sent que l'avidité du POUVOIR (qu'elle connait malheureusement trop bien) et la construction future de nouvelles toilettes parlementaire ultra-luxe nous fera encore rager.

    On éteint pas le feu avec le feu. Marois / Charest, c'est la même pathologie de coulisse !

    Cependant au Parti Québécois, on observe qu'il y a plusieurs bons candidats qui méritent d'être mis(e) de l'avant et un excellent programme qui prévoit ( entre autre) la fermeture de la centrale Atomique et plusieurs autres bonnes choses pour faire évoluer le Québec. J'espère juste que QUÉBEC SOLIDAIRE fera front commun afin de faire sortir dans un premier temps les dictateurs Libéraux qui ont vraiment outrepassés les limites de l'opression d'une jeunesse et d'un peuple encore trop endormi par les tété, les sondages organisés et les journeaux poubelles.

  • Atim Léon - Abonné 5 juin 2012 06 h 17

    Bravo! J'appuie!

    J'appuie sans réserves cet appel à la nation. Et j'appelle mes amis péquistes à y réfléchir sérieusement.

    Dans la situation actuelle, la potentielle réélection d'un gouvernement libéral serait une catastrophe pour le Québec. Et, au-delà, ce serait une catastrophe historique pour le mouvement souverainiste dans son ensemble et pour le PQ en particulier.

    Des trois partis, ce dernier est celui qui a le plus à perdre d'une défaite (les autres n'aspirant pas à une majorité immédiate mais plus simplement à exister à l'Assemblée nationale).

    Raison pour laquelle, je pense (ce serait ma seule réserve à l'égard de ce texte de Pierre Curzi) que cela prendrait plus qu'une "parcelle" de pouvoir pour attirer QS et ON dans un front commun. Une réelle négociation avec eux implique d'admettre ce fait fondamental: le PQ est celui qui a le plus à perdre, il doit donc se montrer grand seigneur...

    Atïm LEON

  • François Ricard - Inscrit 5 juin 2012 06 h 24

    Mme Marois: leader véritable ou simple chef de parti?

    Les forces souverainistes actuelles sont les seuls mouvements québécois qui ont à coeur de mener le Québec vers une plus grande démocratie, vers une véritable démocratie. Car nous sommes sous un double joug: un système fédéral bancal qui nous force à toujours batailler pour notre survie en tant que nation et une oligarchie qui est au service des riches.
    Pour nous défaire de ce double joug, l'union des forces vives de la souveraineté est absolument essentielle. Pour le bien de notre nation, tous ces gens doivent accepter de délibérer et de présenter un front commun.
    Et cette coalition est entre les mains de deux femmes: l'ambitieuse Mme Marois et la dogmatique Mme David.
    Ce n'est pas chose faite.