Bilan environnemental de Jean Charest - Se comparer à l'idiot du village global

Depuis Copenhague, l'ineptie mondialement reconnue du gouvernement de Stephen Harper en matière d'environnement fait en sorte que le gouvernement du Québec est perçu comme LE grand défenseur de l'environnement. Si Jean Charest a certes démontré que les provinces n'approuvent pas la politique honteuse de Stephen Harper dans la lutte contre les changements climatiques, il reste qu'après sept ans à gouverner le Québec, son bilan environnemental, malgré certains bons coups, est beaucoup plus sombre qu'il ne le laisse entrevoir. Voici un aperçu de la situation.

Dossier nucléaire: même si, en 2003, M. Charest avait promis qu'il ne nous engagerait plus dans le nucléaire, Hydro-Québec projette d'acquérir la centrale Pointe Lepreau au Nouveau-Brunswick. De plus, il veut construire un nouveau réacteur nucléaire sur le site de Gentilly-2 au coût officiel de 2 milliards (montant qui sera largement dépassé), et ce, sans aucun débat public. Nous alourdirons ainsi notre héritage lié à cette source d'énergie aux déchets très polluants, dangereuse pour la santé et dont les coûts sont reconnus comme les plus élevés au monde.

- Dossier des forêts: l'année 2010 a été décrétée l'année de la biodiversité par l'ONU. Or, seulement 5,1 % de notre forêt boréale commerciale est protégée. Malgré plusieurs améliorations présentées dans le projet de loi 57 sur l'aménagement durable des forêts, les efforts en matière de conservation des forêts intactes pour la biodiversité restent minces. 88 % de nos forêts publiques productives seront réallouées à l'exploitation industrielle sans même qu'il y ait de marge de manoeuvre pour protéger ce qu'il reste de plus précieux, soit 10 % de notre territoire forestier, les dernières forêts n'ayant pas été encore exploitées.

- Dossier transport: alors qu'au Québec, entre 1998 et 2008, la population a crû de 6 %, le nombre de voitures et camions légers a crû de 31 %, soit cinq fois plus! La première source d'émissions de CO2 du Québec est le transport (40 %) et celles-ci ont augmenté de 36,7 % entre 1990 et 2007. Pourtant, le ministère des Transports du Québec dépensera 15 milliards en infrastructures pour le transport individuel, contre 2 milliards en transport collectif, ce qui ne tient pas compte des plans d'urbanisme municipaux. Trois exemples: le pont de l'autoroute 25, les reconstructions de l'autoroute Notre-Dame et de l'échangeur Turcot.

- Dossier des mines: comme l'a démontré le vérificateur général du Québec, non seulement nous avons payé plus de 600 millions entre 2002 et 2008 pour que des compagnies minières exploitent NOS ressources (non renouvelables), mais nous avons également hérité au fil des ans d'un lourd passif environnemental, présentement évalué à plus de 300 millions, pour restaurer des centaines de sites abandonnés. Le Québec s'apprête à se lancer dans l'exploitation de plusieurs mégamines à ciel ouvert à «faible teneur - forts impacts», sans pourtant obliger leur restauration complète, ni restreindre leur consommation phénoménale d'eau, d'énergie et de produits chimiques. Autre enjeu crucial: le gouvernement refuse toujours d'imposer un moratoire sur les mines d'uranium, alors que le temps presse et que les impacts sur la santé et l'environnement l'exigeraient.

- Les barrages contre l'efficacité énergétique: après l'Islande, c'est au Québec qu'il se consomme le plus d'électricité par habitant sur la planète. L'électricité la plus rentable est celle que nous économisons. À la suite de la commission parlementaire sur l'énergie de 2005, l'Agence d'efficacité énergétique a de nouveau reçu des budgets dignes de ce nom. Or, le plan de l'agence couvrant la période de 2007 à 2010 se fait toujours attendre...

En pleine période de surplus énergétique, le gouvernement relance des projets de mégacentrales comme La Romaine et relance les projets tant décriés de petites centrales hydroélectriques dont il est déjà prévu que le coût marginal dépassera la valeur à l'exportation. Ainsi, nous allons détruire des écosystèmes de façon durable pour perdre collectivement de l'argent... après que les Américains eurent statué que cette énergie n'est pas verte.

- L'indépendance face au pétrole... et la dépendance au gaz naturel: le lobby du gaz naturel semble avoir pris le contrôle de ce gouvernement. Après le Suroît, la centrale de Bécancour (fermée après un an, alors que nous paierons à TCE Energy au moins 1,5 milliard sur 10 ans pour qu'elle NE PRODUISE PAS d'électricité), les ports méthaniers Rabaska et Cacouna d'importation de gaz naturel ainsi que l'exploration et l'exploitation tous azimuts de gaz dans le golfe du Saint-Laurent et les schistes (très polluants et sans redevance pendant cinq ans), voilà maintenant que le gouvernement finance une tournée panquébécoise sur l'indépendance face au pétrole avec comme partenaire Gaz Métro, qui veut nous débarrasser du pétrole... pour le remplacer par du gaz naturel.

- Dossier changements climatiques: malgré une énième augmentation annuelle des GES, Québec prétend encore qu'une réduction de 6 % en 2012 par rapport à 1990 est à notre portée. Or, les objectifs de Kyoto ne sont pas de -6 % pour 2012, mais bien d'une baisse de 6 % en moyenne durant les cinq années incluses entre 2008 et 2012! Si les secteurs autres que le transport, tel que le secteur industriel (32 % des émissions) qui a réussi à baisser ses émissions de 6,2 % depuis 1990, se maintiennent, le secteur des transports, lui, devra réduire ses propres émissions de 24 %! Malgré l'application positive des normes californiennes, les objectifs de Kyoto ne seront de toute évidence pas atteints.

Il y a d'autres dossiers problématiques. Sept ans après l'avoir promis, le non-étiquetage des OGM et l'application de la politique nationale de l'eau; le tablettage de la révision du règlement sur la qualité de l'air; le Plan Nord; le BAPE rendu inoffensif; le développement anarchique de l'éolien; sans oublier l'amiante, qui, comme première cause de décès des travailleurs du Québec, mine notre crédibilité internationale; et, pour couronner le tout, le nouveau soutien aux entreprises qui veulent «profiter des occasions d'affaires dans les sables bitumineux».

Voilà pourquoi se comparer au gouvernement canadien pour démontrer combien nous sommes verts équivaut à se comparer à l'idiot du village global pour illustrer notre génie. Notre bilan environnemental est bien moins reluisant que le gouvernement le prétend. C'est pourquoi, avec l'aide de ce commissaire à l'éthique qu'il nous promet depuis sept ans, ce gouvernement devra se distancer des lobbies miniers, forestiers, de génie-conseil, de la construction et de l'énergie pour se concentrer sur des actions réellement fidèles à l'esprit du VRAI développement durable. À la veille du budget et en pleine négociation sur plusieurs des dossiers évoqués ici, ceci est essentiel pour l'avenir écologique ET économique du Québec.

***

Ont signé ce texte: Daniel Breton, Xavier Daxhelet, Vincent François, Denis L'Homme, Henri Jacob, Nicolas Mainville, Melissa Filion, Virginie Lambert-Ferry, Paul Piché, Ugo Lapointe, François Lapierre, Sophie Thiébaut, Michel Duguay, Philippe Giroul, Michel Fugère, Nicole Béland, Yvan Croteau, Pierre Jasmin, Daniel-Jean Primeau, Pierre Lambert, Jean-Guy Vaillancourt, Pierre Gauthier, Jean Décarie, Éric Notebaert, Jacques Levasseur, Pierre Véronneau.
10 commentaires
  • Godfax - Inscrit 22 février 2010 04 h 05

    L'acharnement contre la civilisation

    Il est clair que vous n’avez pas lu la demande finale de Copenhague. Il se trouve que l’élite financière a tout simplement demandé au pays du sud le non développement et la création d’une nouvelle bulle financière carbone en plus d’un gouvernement autoritaire sous contrôles des grands cartels financier et des plus grands cartels de multinational.

    Cette histoire pathétique illustre encore de façon magistrale la gauche des valeurs qui couche avec la droite financière. L’accord n’a pas passé car les pays du sud on dit NON à l’austérité sociale imposée par l’empire.

    J’ai connu personnellement un ami de Maurice Strong et je peux vous certifier que l’élite financière (Prince Bernhard, Golden Sachs, cartel du luxe comme PPR sont derrière cette mascarade) c’est même leur vieille marionnette de Margaret Thatcher qui a lancé le GIEC. (Sorte d’hybride politico-médiatico-pseudo-scientifique mondial)

    Ce qui est certain et jamais dit (car trop bizarre)que Stephen Harper a tout intérêt à la création d’une bourse carbone. Taxé le co2 va faire monté le cout de l’énergie substantiellement donc le pétrole va se vendre encore plus chère; c’est une évidence. Les actionnaires des cartels pétroliers anciens amis de Maurice Strong (père de l’écologie Malthusienne et maitre penseur de plusieurs ong) et fréquentation de Desmarais on tous financé cette supercherie.

    Les médias martèlent à longueur de journée la religion économique anglo-saxonne malthusienne fondés sur la gestion d’un monde fini condamné à l’épuisement; le matérialisme à l’état brute. « Nous vivons dans un monde fini et surpeuplé » Quel délire. C’est un nihiliste total envers l’humanité.

    L’histoire de notre espèce c’est notre capacité de découvrir sans cesse des principes physiques nouveaux, des potentiels de la nature que nous ignorions, créant tout autant de ressources jusqu’alors inexistante. La vrai richesse c’est la créativité humaine; son esprit.

    Nous serions encore dans une niche écologique si Adam Smith et Karl Marx avais raison. La créativité humaine tout comme l’univers est infini est insondable.

    Depuis plus de 40 ans l’économie réel et l’écologie ont complètement été mystifié par les médias et université et sont devenu une sorte de pensé unique. C’est vraiment triste à voir, il est temps que cela cesse.

    Laissez-moi analyser vos propos sur l’environnement au Québec; et svp ne croyez pas que je manque d’honnêteté; car oui il existe encore des humanistes amoureux de la civilisation qui regarde l’écologie humaine et qui ce passionne d’économie physique. Qui croient que l’histoire de l’humanité est celle de l’avancement de sa créativité, de sa compréhension et de sa faculté à transformé la nature pour augmenté son potentiel d’émancipation et démographique.

    Alors oui, en temps qu’humaniste je me permets de répondre à ses attaques répété contre la science civile; je pense que vous avez été greenwacher.

    -Dossier nucléaire: En écologie humaine on peut considérer le nucléaire comme un avancement incroyable. Sont flux énergétique est excellant et sont évolution fait rêvé. La pollution est minime et temporaire par rapport à l’énergie générée (dépendamment du temps avant la maitrise de la fusion nucléaire qui promet un flux incroyable et qui pourra détruire tout les déchets radioactifs et faire des ressources lucratives). Et sur la santé vous êtes dans l’erreur, c’est un des énergies qui cause le moins de mort et qui permet le plus d’avancé en medecine…


    - Dossier des forêts et de la biodiversité.
    Vous n’avez pas trop l’aire de comprendre c’est quoi un écosystème. En économie physique on doit la calculé par biotype et unité de surface pour gérer une exploitation intelligente.
    Or la forêt boréale est un des écosystèmes qui a le plus bas taux de biotype par unité de surface environ même 50 000 fois plus bas qu’en Amazonie. Il est donc beaucoup plus sain de l’exploité que tous les autres types de foret. Moins l’industrie coupe d’arbre dans le boréal plus la biodiversité mondial est menacé; c’est la simple logique, la réglementation ne réduit pas la demande.

    - Dossier des mines: Si on les attaques, il y a de forte chance qu’il déménage en Amérique du sud pour faire encore plus de dégâts et exploité un prolétariat non protégé.

    -L'efficacité énergétique : On rentre ici dans les histoires de pègres de la construction qui fabrique des condos et maison de scraps à la grandeur du pays. Ce dossier devrais être judiciaire, c’est une longue histoire de corruption, j’espère que je vous apprends rien.



    Les OGM n’ont rien de démoniaque. Oui les cartels de multinational font un sacré dégât (le meurtre de l’agriculture) mais les OGM sont tellement prometteur qu’il est vraiment ridicule de les attaquer à tout va. Ils pourraient fertiliser les déserts dans le future.

    Relancer des projets de mégacentrales comme La Romaine est essentiel pendant que le pétrole est encore accessible. Si vous voulez des tramways, des autos éclectiques et une justice social, vous devez être POUR tous grand projet d’infrastructure d’énergie. Nous somme les meilleurs au monde en la matière hydroélectrique et on peut faire bien mieux que les anciens, ce domaine a beaucoup évoluer et la Québec a avantage à rester à la pointe dans ce domaine. Même si l’on fessait des barrages sur toute les grandes rivières (je ne suis pas pour ça) jamais l’écosystème boréal serais menacé. Il suffit de dessoucher l’ensemble du territoire qui sera inondé pour éviter les émanations de mercure.
    Je crois que nos ancêtres qui se sont tué à l’ouvrage pour nous faire les barrages qui nous on donné notre qualité de vie, serais bien triste et complètement abasourdi de voir l’état d’esprit du Québec Postmoderne.

    Gabriel Claveau

  • Amie du Richelieu - Inscrit 22 février 2010 07 h 17

    Oui, on fait dur!

    J'aimerais ajouter à votre bilan de Jean Charest le dossier agriculture que vous avez effleuré avec les OGM: depuis l'annonce de la mort prochaine de la rivière Richelieu en 1998, il n'y a pas eu de progrès dans son assainissement, ni de suivi scientifique pour le constater. Au contraire, après le supposé moratoire de la production porcine qui a continué de voir une augmentation de cochons au Québec, les bandes riveraines sont de plus en plus étroites, les petites fermes disparaissent au profit des intégrateurs, le fumier solide passe au liquide, et les champs sont pratiquement tous dédiés aux monocultures d'OGM. Les subventions agricoles continuent de bénéficier aux plus gros pollueurs, i.e. élevages intensifs et monocultures d'OGM, et la rivière devant chez moi, autrefois baignable, est maintenant un égout à ciel ouvert. De plus, avec le Premier Ministre Jean Charest, le peuple n'a pas un mot à dire dans l'occupation du territoire, comme dans tous les autres dossiers, ce sont les grosses affaires qui semblent motiver toutes les décisions, et on n'a qu'à bien se tenir!

  • Francois Bouchard - Inscrit 22 février 2010 09 h 18

    Si nos ancêtres nous voyaient!

    Godfax a raison pour l'essentiel, sauf pour le nucléaire, bien que les avancées scientifiques en ce domaine nous promettent le meilleur. Les ressources sont là pour être exploitées, et non pillées. Il n'y aurait ni Canada, ni Québec, ni peuples autochtones si nos ancêtres avaient raisonné comme les écologistes contemporains.

  • Gilbert Troutet - Abonné 22 février 2010 17 h 54

    Penser à nos enfants plutôt qu'à nos ancêtres

    Si l'on «fessait» des barrages sur toutes les grandes rivières, comme le suggère Godfax, on pourrait vendre de l'électricité jusqu'au Japon. Le Québec serait le plus riche pays au monde et le grand nord enfin colonisé jusqu'au pôle. Pour boire il faut vendre dit la chanson...
    Est-ce qu'on pourrait commencer à penser autrement que ces «apôtres du progrès» qui regardent l'avenir dans leur rétroviseur?

  • Jean-Pierre Plourde - Inscrit 22 février 2010 18 h 31

    Comment s’occuper d’économie sans notre coffre à outil!

    Lucien Bouchard nous demande de s’occuper d’économie :


    M. Bouchard, vous faites montre d’une absence totale du sens de la réalité.

    Comment pouvez-vous ne pas voir le dépouillement systématique de nos actifs par les agents fédéraux et M. Charest.
    La Caisse de dépôt n’investit plus chez-nous. M. Sabia va jusqu’à demander des actionnaires étrangers à nos intérêts, voir l’article, Caisse de dépôt : Actionnaires étrangers recherchés, Presse Canadienne, Journal Le Quotidien de Chicoutimi, du vendredi 19 février 2010, p. 19. Quelle belle façon élégante de disperser nos actifs afin qu’ils profitent à d’autres que nous.
    La recherche d’actionnaires étrangers signifie, vente d’actions à des étrangers, donc, transfert de droit de propriété. Ces actions vendus hors Québec seront retirées de nos actifs collectifs pour devenir privés, entraînant la réduction du contrôle de l’état du Québec sur les investissements.
    Avec le temps, le contrôle de la CDPQ pourra passer entre les mains d’actionnaires étrangers aux dépends des intérêts des investisseurs comme les caisses de retraites, le fond consolidé de l’état du Québec et autres investisseurs qui ont cru dans le rôle de la Caisse comme développeur économique du Québec.
    On peut déduire que la recherche d’actionnaires étrangers pourrait être le début du transfert de cet important actif vers l’étranger.
    Si l’on devait croire que la perte des premiers 40 milliards était prévue, on pourrait également conclure qu’il s’agit d’une stratégie d’appauvrissement et/ou d’exportation de l’économie du Québec par l’État à l’insu de la connaissance des enjeux par les citoyens électeurs.

    L’Hydro-Québec de son côté sera impliqué à l’extérieur de nos territoires dans un gouffre sans fond impliquant l’énergie nucléaire de Pointe Lepreau. Je crois que ces investissements auraient beaucoup mieux servi les intérêts Québécois si on se faisait confiance dans des projets innovateurs comme les éoliennes dans la Toundra. Ce couloir des vents ou les arbres sont nains, pourrait devenir le producteur de l’hydrogène dont l’Amérique a besoin, on encore, l’exploitation du pétrole du St-Laurent dont on connaît l’existence et qui sera probablement exploité en catimini par des multinationales, au lieu de servir de bras de levier économique pour le bien être de nos citoyens.

    Les infrastructures à investir au Nouveau-Brunswick sont si énormes que nous devrons nous priver des redevances 500 à 800 millions par année que donnait l’Hydro-Québec dans les coffres du Québec. Ce manque à gagner devra être pris dans les poches des citoyens. Je crois qu’on est loin d’une bonne affaire.

    M. Bouchard, les fédéraux se sont imposer violemment aux Québécois, lors du référendum de 1995.
    Ces gens ont brisés les reins des biens pensant Québécois qui croyaient jusque-là, vivre dans un pays libre , guidé par la démocratie.

    Les gestes disgracieux comme les commandites, la naturalisation d’immigrants, l’implication d’entreprises d’états et de milliers de fonctionnaires contre le Québec et bien d’autres gestes disgracieux ont créés un choc chez la population qui ne s’en n’est pas encore remise. Résultat, les citoyens font le contraire de ce qu’ils devraient faire, contester et voter parce qu’ils ont perdu confiance à leur état.

    Suivant l’implication fédérale du référendum de 1995, ce pays à pris tous les aspects de la dictature envers le Québec. Il a pris le contrôle de l’information dans les médias, voir, ameriquebec.net, les articles suivants : Le contrôle fédéral de l’information Québécoise et Canadienne, et, Forum sur l’apprentissage à l’UQAC.
    M. Charest a reçu d’Ottawa, le mandat de prendre le pouvoir dans la bourgade Québec. Pour se faire élire, il a promis une réduction d’impôt de $1 milliard par année pendant cinq ans, ce qui était à mon avis tout à fait irréaliste.
    Après son élection, M. Charest a nommé un grand nombre de serviteurs de l’état fédéral à la direction de nos bras de levier comme :
    1. M. Yves Fortier fut nommé le représentant de nos intérêts dans les négociations dites de l’approche commune. M. Fortier est un avocat réputé, membre important du groupe Option Canada lors du référendum de 1995 et président du groupe Alcan. Cette entreprise exploite déjà pour elle-même une partie de nos ressources naturelles, voir, Conflits d’intérêts, voir aussi, http://akakia.blogspot.com/search?q=rio tinto, recherchez en bas de page du dimanche, juillet 15, 2007, Fusion Rio-Tinto-Alcan…et Approche commune. Danger! Danger!! M. Fortier possède un CV impressionnant disponible via le net. Par ce traité, une très grande partie de la propriété de nos territoires va passée aux mains d’un groupe choisi d’Amérindiens représentant moins de 1 % de la population du Québec. Dans la négociation de ce traité, il n’y a personne pour défendre les intérêts des Québécois, des représentants du Canada sont assis des deux côtés de la table de négociation. Ce scénario s’apparente au transfert du Labrador du Québec vers Terre-Neuve en 1949.
    2. M. Sabia à la Caisse de dépôt,
    3. M. Daniel Gagné, un autre membre important du groupe Alcan fut nommé chef de cabinet de M. Charest. M. Gagné avait été délégué à Londre la veille du référendum afin d’influencer le gouvernement Britannique advenant un oui gagnant.
    Toutes ces informations sont du domaine public.
    M. Bouchard, le développement économique passe par l’investissement chez soi, une ouverture d’esprit dans le développement de projets d’avenir, éoliennes, pétrole et gaz du St-Laurent, hydro-électricité, eau potable, forêts, dont les poêles à bois devraient faire parti des solutions et non de contraintes et de taxes additionnelles, voir mon texte : Poêles à bois et autres commentaires d’actualité.
    Sans nos outils que sont nos bras de levier, le Québec n’ira nul part, voir, Montréal, le traité de l’approche commune va te faire mal!.
    M. Bouchard, comment pouvez-vous nous demander de s’occuper d’économie sans même mentionner le retrait de nos outils de développement par notre gouvernement, vous tirez sur les mauvais chevaux.
    Votre intervention me laisse sans voix. Je vous invite à consulter le graphique représentant le fonctionnement d’une société en lisant mon texte, Vivre libre ou disparaître, http://vigile.net/Vivre-libre-ou-disparaitre.
    Nous allons tous souffrir de notre inaction, nous refilons une facture très amère à nos enfants.
    Le Québec a besoin d’une révolution sociale massive et d’urgence. Il est temps de sortir du deuil et de se retrousser les manches en se faisant confiance avec des politiques, des écoles, et une société qui nous ressemble et parle français.
    M. Bouchard, on a un grand ménage à faire, vous avez raté une très belle occasion de marquer l’histoire et de sonner le réveil.

    Jean-Pierre Plourde.
    Saglacweb.blogspot.com, saglacweb.com, vigile.net, ameriquebec.net, etc.