Sommet de Copenhague - Un climat favorable

À compter d'aujourd'hui, des leaders mondiaux, des scientifiques et des militants écologiques se réunissent à Copenhague dans le cadre de la 15e convention-cadre des Nations unies sur les changements climatiques. Ils tenteront d'établir un accord sur le climat planétaire afin d'en arriver à une diminution des émissions de gaz à effet de serre au cours des cinquante prochaines années.

Ce sera sans doute l'impératif environnemental le plus crucial et le plus difficile auquel l'humanité aura eu à faire face à ce jour. Pourtant, je continue de croire que le monde saura relever ce défi.

Les derniers jours nous ont apporté des motifs supplémentaires d'espérer que Copenhague débouche sur une entente solide alors que le président américain Barack Obama a proposé une baisse des émissions de gaz à effet de serre et promet de lutter contre les changements climatiques, à l'instar de son homologue, le premier ministre de l'Inde, Manmohan Singh.

Par ailleurs, de plus en plus de politiciens s'entendent sur la nécessité d'un réchauffement global maximal de deux degrés Celsius, que la plupart des scientifiques considèrent comme acceptable pour éviter un dérapage climatique.

Deux degrés

Aussi, une équipe internationale d'éminents chercheurs a publié le Copenhagen Diagnosis, rapport qui présente les avancées de la recherche en climatologie depuis deux ans. Ce document insiste sur l'accélération des effets des changements climatiques et établit la justification scientifique d'une intervention substantielle à Copenhague.

Les études récemment menées par notre équipe confirment l'importance d'agir dont fait état le

Copenhagen Diagnosis. En utilisant des modèles climatiques mondiaux de pointe, nous avons découvert qu'au cours des deux derniers siècles, l'être humain a épuisé près de la moitié du quota d'émissions autorisé pour ne pas dépasser un réchauffement climatique de deux degrés. Pour stabiliser la température du globe, il faudra finalement réduire les émissions de dioxyde de carbone à zéro.

D'un point de vue scientifique, la solution à la crise climatique est simple: nous devons réduire radicalement, puis éliminer entièrement les émissions mondiales de dioxyde de carbone et d'autres gaz à effet de serre. Évidemment, de telles mesures ne sont pas faciles à mettre en place, mais il est encore temps d'agir afin d'éviter les conséquences néfastes d'un réchauffement climatique non maîtrisé.

Inertie canadienne

À Copenhague, les Canadiens pourraient donner l'exemple aux autres pays. Toutefois, en matière de climat mondial, le Canada est bien loin d'être à la hauteur de sa réputation de leader écologique progressiste. L'heure du changement est venue. Les responsables canadiens doivent se faire dire clairement que leur inertie est inacceptable et qu'elle est en décalage par rapport à l'opinion publique au pays et à l'étranger.

Certes, le réchauffement climatique n'est pas la seule difficulté à laquelle se heurtent les dirigeants politiques du monde, mais il existe des liens critiques entre le climat et les autres défis planétaires, liens qui donnent l'occasion de trouver des solutions conjointes. L'incidence prévue sur le climat sera telle que ce sont les moins bien nantis qui seront les plus touchés par les changements environnementaux.

Le développement basé sur les combustibles fossiles aggravera le réchauffement mondial; si nous n'agissons pas, les conséquences des changements climatiques mineront toutes les interventions mondiales en matière de développement. La crise actuelle est une occasion exceptionnelle pour apporter les changements voulus, reconstruire notre système économique sur la base de la durabilité et ouvrir la voie à la «décarbonisation» de nos modes de vie.

Pour ce faire, il nous faut pouvoir compter sur un leadership mondial éclairé et nous rallier autour d'un objectif commun. À Copenhague, le Canada doit s'affirmer comme partie prenante aux efforts internationaux en vue d'adopter les solutions qui s'imposent..

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Damon Matthews - Professeur adjoint au département de géographie, urbanisme et environnement de l'Université Concordia
1 commentaire
  • Dominic Pageau - Inscrit 7 décembre 2009 04 h 35

    D'un point vie scientifique la solution est simple?

    Ce n'est pas très scientifique comme affirmation et surtout sans fondement scientifique digne de ce nom.

    D'ailleurs, cet alarmisme a été totalement contredis en octobre par les recherches de Richard Lidzen du MIT qui démontre que les modèles exagérent d'au moins 6 fois l'impact du CO2 sur la température moyenne et que les modèles ne prennent aucunement comptent des facteurs de rétroactions négatives qui peuvent refroidir la température moyenne en cas d'élévation. La conclusion est que la hausse de CO2 d'origine humaine dans l'atmosphère a un impact minime sur l'évolution de la température et que cet impact est noyé dans les nombreux autres phénomènes d'origine naturelle qui influencent le climat.

    Voici un liens vers un article écrit pas un professeur en météorologie du MIT Alfred P. Sloan

    http://wattsupwiththat.com/2009/03/30/lindzen-on-n

    En fait, la solution envasigée, c'est à dire une bourse de CO2 et l'augmentation du prix de l'énergie va faire bien plus mal aux pauvres de ce monde que n'importe quel changement climatique réel ou imaginaire. Comme l'alimentation est très dépendante du cout de production et que cette production est dépendante du cout de l'énergie, la production de bouffe va couter plus cher et la transporter va aussi couter plus cher. Le transport et le chauffage va aussi couter plus cher, toutes des choses dont les pauvres ne peuvent se passer, donc, il vont moins manger, plus marcher et plus geler, mais on voudrait me faire croire que c'est serait moins pire que l'impact qu'aurait les catastrophes climatiques annoncées?

    C'est ridicule ! L'appauvrissement des pauvres et la classe moyenne si la bourse du carbone est instauré mondialement, ce n'est pas une possibilité peu probable comme les catastrophes annoncées, c'est une certitude.

    En passant, parmi les 26 "scientifiques du GIEC" qui ont produit le Copenhagen diagnosis, plusieurs sont impliqué dans le climategate. D'ailleurs ce diagnostic conclut que les choses s'aggravent depuis 2007. Ce qui est faux, la glace a repris en Arctique depuis 2007, les océans ne se réchauffent plius depuis 2003 et l'année la plus chaude enregistrée c'est 1998. Les faits ne supportent pas les conclusions des scientifiques de ce Copenhagen diagnosis.