La défaite...

Dans le dossier du Devoir, le journaliste écrit: «Alors que la France se bat sur tous les fronts, la Grande-Bretagne, dirigée par son premier ministre William Pitt, a clairement choisi son objectif: le Canada. La France centre sa stratégie sur le continent et caresse un temps l'idée d'un débarquement en Grande-Bretagne pour lequel elle garde précieusement ses rares navires qui n'ont pas été coulés par les Britanniques.»

La France, puissance continentale de l'Europe, a toujours eu ses vues sur l'Europe pendant que l'Angleterre, rivalisant difficilement avec la France en Europe, eut davantage d'intérêt guerrier de long terme dans le reste du monde. On peut argumenter pour argumenter, mais il sera toujours difficile d'affirmer qu'une armée française plus nombreuse, dirigée davantage par Vaudreuil, aurait aussi nécessairement perdu cette bataille qui a finalement changé à jamais la face du monde.

Cependant, rien ne pourra jamais ternir la force et la bravoure de nos combattants canadiens, qui, bien qu'inférieurs en nombre, furent de fiers et féroces combattants jusqu'à la fin face aux Anglais mieux équipés et mieux dirigés au bout du compte. La force des Canadiens est telle que malgré toute cette puissance anglo-saxonne nous entourant depuis le début, elle nous a permis de survivre à des siècles de domination britannique.

Malgré le vol de notre identité canadienne par les Anglais, nous sommes toujours vivants malgré tout en Amérique. La véritable race canadienne, ce mélange de Français et d'Amérindiens, représente tout ce qui a terrorisé les Anglais depuis le début de l'aventure européenne en Amérique. La force culturelle de notre peuple est telle que 40 fois moins nombreux que les Anglo-Américains, nous les combattons encore aujourd'hui par notre existence et notre succès culturel planétaire.

Alors que notre démographie devient de plus en plus précaire, notre véritable destin collectif se jouerait-il maintenant? La démographie — toujours la démographie! — demeure notre principale menace. Malgré toute sa soumission face aux Britanniques, l'Église catholique a quand même permis la survie de notre peuple en forçant nos mères à faire des petits. Ne l'oublions jamais, n'oublions pas surtout l'importance du nombre pour notre survie comme peuple.

En ce sens, toute politique de notre seul État majoritairement francophone, le Québec, doit prioriser le peuplement du Québec français. Tout gouvernement se prétendant nationaliste ne priorisant pas le peuplement du Québec doit être considéré comme dangereux pour notre existence comme peuple.

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