Restauration du site East Malartic - Les contribuables économiseront des millions

Le 30 mars dernier, Le Devoir a publié un article intitulé «Mine Osisko de Malartic: les contribuables paieront la note», dans lequel des groupes écologistes étaient cités. Nous souhaitons ajouter notre version et dire qu'en fait, c'est tout le contraire: grâce au projet d'Osisko, les contribuables économiseront des millions de dollars.

Osisko a un projet de mine d'or à ciel ouvert juste au sud de Malartic en Abitibi. La compagnie a trouvé le moyen non seulement de disposer de ses résidus miniers dans le respect de l'environnement, mais en même temps de réhabiliter un des plus importants sites à résidus miniers abandonnés au Québec: une surface de 500 hectares où des résidus miniers générateurs d'acide se sont accumulés de 1936 à 2002.

En 2004, le ministère des Ressources naturelles et de la Faune (MRNF) a hérité du site à la suite de la faillite de son propriétaire. Le MRNF en assume depuis toute la responsabilité aux frais du contribuable, responsabilité qui comprend la gestion du risque environnemental et éventuellement sa restauration. Bien que le MRNF gère le site de façon responsable, il présente un risque bien réel.

Selon les estimations du MRNF, la seule restauration du site coûterait quelque 20 millions de dollars. Nos propres estimations, selon la technologie adoptée, suggèrent un coût beaucoup plus élevé.

Grâce aux technologies de pointe choisies par Osisko, on pourra acheminer les résidus de sa mine sous forme de pulpe épaissie et en recouvrir les résidus du site East Malartic. Contrairement aux résidus actuels, ceux de la mine d'Osisko ne généreront ni acides, ni d'autres éléments polluants dans le milieu au cours du temps.

Excluant les 22 millions de dollars qu'Osisko devra consacrer au traitement de ses résidus, la mise en oeuvre de ce scénario coûtera environ 23 millions de dollars — en comparaison avec les 20 millions que le MRNF prévoyait devoir consacrer à la seule réhabilitation. Osisko et le MRNF ont convenu de partager cette facture à parts égales: 11,5 millions chacun. Le MRNF — donc le contribuable québécois — économisera ainsi un minimum de 8,5 millions de dollars, voire plus encore.

Osisko procédera à ses frais à la restauration en continu de ce parc à résidus, de sorte qu'à la fin de l'exploitation de la mine, il aura déjà été restauré à 65 %. Osisko complétera les travaux de restauration après la fermeture de la mine, toujours à ses frais.

L'approche adoptée par Osisko et le MRNF constitue véritablement une solution gagnante pour la société québécoise: elle permettra la restauration d'un des plus grands sites à résidus miniers abandonnés du Québec; elle permettra à Osisko de créer des emplois et de la richesse à Malartic en récupérant un site déjà perturbé; et elle permettra la restauration de ce site en ôtant des millions de dollars à la facture du contribuable du Québec.

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