Je voterai pour l'ADQ

Je ne m'en cacherai pas: j'ai toujours voté pour le Parti québécois. Demain, dans six mois, dans un an, je voterai pour l'ADQ. La raison en est simple: j'en ai ras le bol du Parti québécois. Celui-ci, sous un voile social-démocrate, s'amuse à virer à droite, doucement, subrepticement; j'en ai marre de ses envolées nationalistes qui ne mènent nulle part; j'en ai des hauts-le-coeur de ces drapeaux brandis pour un oui ou pour un non.

D'autre part, je ne peux pas voter pour le Parti libéral parce que je ne peux accepter la dominance du lobby anglophone — celui des Thomas Mulcair et compagnie — qui voit la paille dans l'oeil du voisin mais pas la poutre dans le sien, qui pousse les hauts cris de la vertu mais qui compagnonne (sic) avec les hérauts de la défusion, embriqués pourtant dans mille esclandres, et qui — surtout — cherche le pouvoir pour le pouvoir (et y aura des copains à remercier).


Je voterai donc pour l'ADQ. Non pas pour ses politiques, non pas même pour son programme. Même pas pour «le candidat», comme se plaisent si souvent à le dire les partis politiques. Je voterai pour le changement, en espérant l'honnêteté. En espérant de nouveaux décideurs qui, étonnés eux-mêmes d'avoir pris le pouvoir, sauront prendre le pas sur les fonctionnaires et non pas se soumettre à eux sous prétexte qu'ils détiennent la «vérité».


Je voterai pour l'ADQ — et plein de gens autour de moi, membres de la famille, amis, relations — feront de même. Et dans les questionnaires des sondeurs, nous ne l'avons même pas dit!