Bientôt 100 ans!

Voici le moment de l'année où la direction du Devoir se doit de rendre ses comptes publics. En plus de nous conformer à une obligation légale envers nos actionnaires, cet exercice nous permet de remplir une autre obligation, morale celle-là, contractée à l'endroit de nos lecteurs, qui nous accompagnent quotidiennement et sont nos plus précieux partenaires. Nous nous devons de partager avec eux nos succès comme nos difficultés, sachant qu'ils entretiennent le même désir de réussite que nous avons pour ce journal qui aura bientôt 100 ans.

Un bilan positif

Pour une quatrième année consécutive, Le Devoir a enregistré un résultat positif en 2007. L'année s'est conclue avec un bénéfice avant intérêts et amortissements de 437 910 $ et notre bénéfice net a été de 317 728 $, soit une légère baisse par rapport aux 438 079 $ de l'année précédente.

Les revenus ont été de 16 589 113 $, en légère hausse par rapport à 2006. Nous avons deux grandes sources de revenus, ceux tirés de la diffusion du journal et ceux provenant de la vente d'espace publicitaire. Il faut signaler la part toujours grandissante de la vente d'abonnements à notre édition électronique. De plus en plus de lecteurs choisissent ce mode d'abonnement.

Les dépenses sont toujours l'objet d'un contrôle serré au Devoir. Ce n'est pas l'austérité, mais il n'y a pas de dépenses inutiles. En 2007, elles ont été de 16 151 203 $, soit une croissance inférieure à 1 %. Ce contrôle ne nous a pas empêchés d'accorder aux employés des augmentations de salaires comparables à celles versées par d'autres entreprises de presse. La rémunération des employés et des collaborateurs est la principale dépense du Devoir.

Il faut, au passage, souligner la qualité du travail de notre salle de rédaction. En 2007, les collègues Manon Cornellier et Christian Rioux ont vu leurs mérites reconnus par des prix Judith-Jasmin tandis qu'une série sur les 25 ans de la Charte canadienne des droits et libertés signée par Manon Cornellier, Hélène Buzzetti et Alec Castonguay a retenu l'attention du jury du prix Justicia.

Impression et distribution

L'impression et la distribution sont pour leur part effectuées en régie par Quebecor World Saint-Jean et Les Messageries Dynamiques. Pour ce qui est de ces deux fonctions, les coûts sont demeurés stables. Nous avons échappé, en 2007, à toute hausse du prix du papier, ce qui ne sera pas le cas en 2008.

Les intérêts et amortissements ont pour leur part atteint 120 182 $. Nous avons poursuivi la mise à niveau de notre parc informatique. Nous avons notamment terminé en fin d'année la mise en place d'une nouvelle base de données pour nos abonnements. Notre service à la clientèle dispose désormais d'un outil moderne pour servir nos abonnés. De plus, ceux-ci peuvent désormais réaliser, s'ils le souhaitent, toutes les transactions ayant trait à leur abonnement directement dans notre site Internet.

Deux cadres supérieurs ont quitté l'entreprise au cours de 2007. Tout d'abord Jules Richer, qui assumait la direction de l'information. Il a été remplacé par la journaliste Josée Boileau. La directrice des ventes publicitaires, Nicole Calestagne, a pris sa retraite en fin d'année. Lui a succédé à ce poste Mme Manon Béland. Nous remercions ces deux collègues de la contribution qu'ils ont apportée au Devoir.

Bientôt 100 ans

Regardons maintenant vers l'avenir et les projets que Le Devoir envisage pour l'année 2008 et les suivantes, au cours desquelles nous attendent plusieurs rendez-vous importants.

La renégociation de nos contrats d'impression et de distribution sont à l'ordre du jour en 2008. Le Devoir a été la première entreprise de presse québécoise à externaliser ces activités. Dans le cas de l'impression, cela a été fait au début des années 1970. Depuis, plusieurs groupes nous ont imités, se rendant compte que cette formule offre beaucoup de souplesse. Nos objectifs seront d'obtenir une impression du journal répondant aux meilleures normes de qualité et une distribution qui soit la plus ponctuelle possible. Nos lecteurs ont, en 2007, souffert de retards dans la livraison du journal pour toutes sortes de raisons. Nous les assurons que tous les efforts sont faits pour corriger la situation.

Le Devoir sera plus que jamais de son temps. Nous mettrons en place ces prochains jours un nouveau service de livraison électronique du journal. Nous avons tout près de 2500 abonnés à cette édition lancée il y a déjà cinq ans. Dans le mode actuel de livraison, celle-ci est téléchargée depuis notre site Internet. Bientôt, ces abonnés pourront également recevoir leur journal sous forme virtuelle. L'expérience de lecture sera similaire à celle du journal papier puisque cette version pourra être feuilletée à l'écran. Elle sera dotée d'un outil de recherche par mots clés. Autre avantage, elle pourra aussi être archivée.

Quant à notre site Internet, LeDevoir.com, son développement se poursuivra. Au cours des prochains mois, nous enrichirons son contenu en y ajoutant des éléments spécifiques au site et en concluant des partenariats avec des sites complémentaires au nôtre. Notons qu'à la rentrée d'automne, Le Devoir lancera une nouvelle campagne de publicité préparée par le cabinet Publicis.

Par ailleurs, nous amorçons la préparation des célébrations qui marqueront le centième anniversaire de fondation du Devoir en 2010. Ce sera l'occasion de rappeler les moments forts de notre histoire et d'affirmer que Le Devoir a devant lui un avenir aussi riche que son passé a pu l'être. Il y aura au cours de cette année plusieurs rendez-vous, le premier étant bien sûr le 10 janvier, jour anniversaire de la parution du premier numéro de notre journal. Pour nous appuyer, un comité d'une douzaine de personnes venues d'horizons divers a été formé. Nous les remercions d'avoir accepté de se joindre à nous et de nous épauler.

Amis du Devoir

Que Le Devoir puisse ainsi voguer vers ses 100 ans, nous le devons à ces amis du Devoir qui forment autour de lui une communauté d'esprit constituée de gens de tous les horizons qui partagent les mêmes valeurs de liberté, d'égalité, de solidarité et d'intégrité. Il en est ainsi depuis la fondation du journal par Henri Bourassa. Ces gens sont nos lecteurs, nos partenaires commerciaux, nos actionnaires, nos employés. Tous ont à coeur le succès de l'entreprise en ce qu'il permet au journal de mieux jouer son rôle, qui est de contribuer à l'avancement de la société québécoise.

La vie au Devoir est tout le contraire d'un long fleuve tranquille. Les obstacles sont toujours nombreux sur la route d'un journal indépendant. Si nous arrivons à les surmonter, c'est grâce à un solide esprit d'équipe qui réunit syndiqués, cadres et administrateurs. Tous méritent notre reconnaissance. On me permettra de saluer tout particulièrement les cadres qui m'entourent à la direction du journal: Jean-Robert Sansfaçon, Catherine Laberge, Josée Boileau, Manon Béland, Christian Goulet, Stéphane Roger, sans oublier Claudette Béliveau, adjointe à la direction. Également, les membres du conseil, dont leur président, Yves L. Duhaime, et Robert Pouliot, qui sera notre lien avec le groupe-pilote des activités du centenaire.

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