Lettre - Le logo de Montréal

Je serais curieux de savoir d'où émanent les pressions pour radicalement transformer le logo de Montréal, maintenant que la métropole recouvre toute l'île. Cette rosace à laquelle les populations tant du centre que de la périphérie ont fini par s'habituer, identifie depuis plus de 20 ans le nom de Montréal. Si, dès lors, Montréal, même agrandie, conserve son nom, qu'est-ce qui justifie que le logo qui jusque-là allait avec le nom perde soudain sa qualité d'emblème?

Le souci d'intégration des ex-municipalités de l'île est compréhensible si mis en oeuvre avec circonspection. Il n'est pas certain que l'abandon de la rosace irait dans ce sens, ni non plus qu'un sondage paninsulaire démontrerait une évidente volonté populaire de changer ce symbole, surtout si on spécifie le montant appréhendé de la facture.


Il y a peut-être une idée qui saurait rapprocher les partis concernés par le débat, celle d'une modification au présent logo qui, à l'instar de celle ayant contribué à réunir les citoyens de l'île, ajouterait visuellement un élément de rapprochement. Il s'agirait tout simplement de répéter le contour de la rosace et, en l'agrandissant, de le placer sur le pourtour du logo original. D'une pierre, deux coups... Le symbole de Montréal, maintenu, serait augmenté de l'auréole de ses nouveaux arrondissements.


Chacun y trouverait son compte: le centre, sa pérennité, et le tour, la marque de son influence.