Lettres: Le mépris de Watson

Quelle crédibilité pouvons-nous accorder aux environnementalistes en général, et à Paul Watson en particulier, lorsqu'ils nous demandent d'éprouver de la compassion envers les blanchons et les phoques, quand Paul Watson fait lui-même preuve d'une cruauté inhumaine en affirmant que la mort des jeunes phoques est une «tragédie plus grande encore» que la perte de quatre vies humaines.

L'accident qui a coûté la vie aux quatre chasseurs madelinots est une tragédie, et ces personnes, dotées d'âme et de raison, contrairement aux phoques, sont mortes dans des circonstances effroyables et peut-être pas aussi accidentelles qu'on le croit. Le deuil que vivent les familles des disparus n'a pas à être entaché par les déclarations d'un être qui, sous de prétendues bonnes causes, fait montre d'une malveillance extrême en banalisant la mort de ces quatre hommes et en la déclarant moins tragique que celles d'animaux. Comment peut-on prétendre vouloir défendre la vie, notamment celle des phoques, quand on banalise celle de ces semblables? Je pense que, dans le fond, Watson se fout des phoques. Ils ne sont qu'un prétexte pour jeter son mépris au visage de l'humanité.

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