Lettres: Pour ne pas retourner 60 ans en arrière

Le gouvernement fédéral cherche à priver de subventions les productions audiovisuelles «contraires à l'ordre public» par l'introduction du projet de loi C-10 que Stephen Harper et son parti ont réussi à faire passer de la Chambre des communes au Sénat avant que le Globe and Mail ne découvre le pot aux roses, la semaine dernière.

Je suis troublé par le fait que l'argent prélevé par le fisc sur mes revenus soit consenti sous forme de crédits d'impôt alloués à des productions promouvant des croyances religieuses qui n'entraînent que guerres et violations des droits de la personne depuis des millénaires. Le projet de loi C-10 contraindra-t-il ce genre de production au même type de censure?

Quant au sexe et à la violence sous le voile desquels le projet de loi C-10 camoufle sa facilité de passage, nous avons déjà un système doté de sévères balises.

Si le projet de loi C-10 reçoit la sanction royale du Sénat, ce sera d'ici deux ans un adieu à Laflaque et à La Petite Vie, aux Bougon, aux Boys et à Bob «Elvis» Gratton... et peut-être même à Tout le monde en parle.

Il faut absolument que meure au feuilleton ce projet de loi rétrograde qui risque de nous ramener 60 ans en arrière. Autrement, il va nous falloir refaire la Révolution tranquille, mais cette fois-ci non seulement au Québec mais dans l'ensemble du Canada.

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