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Lettre à Pauline Marois - Motoneiges: les contradictions du Parti québécois

Nous avons été consternés d'apprendre que le Parti québécois allait peut-être s'opposer à l'interdiction des motoneiges dans les parcs, une mesure qui aurait pourtant dû être mise en oeuvre il y a longtemps afin de respecter ce que sont les parcs et ce à quoi ils servent. Nous considérons que si cette position du PQ s'avérait, cela procéderait d'une vision rétrograde des choses.

Ce serait le monde à l'envers. On se rappellera que le Parti québécois avait dénoncé à juste titre la tentative de briser l'intégralité du parc du Mont-Orford, ce qui témoignait alors d'une prise en compte de l'importance de l'environnement et des lieux dédiés à la nature et au ressourcement qu'on y peut puiser en tant qu'êtres humains. La nature est une immense richesse et un bien collectif à protéger. D'ailleurs, il faudra quantifier ensemble les retombées de tout ordre de cette richesse inestimable que certains oublient cavalièrement comme si elle n'existait pas.

Aller vers l'avenir, ce n'est certainement pas soutenir le développement ou même le maintien à son niveau actuel du loisir motorisé. Aller vers l'avenir, ce n'est certainement pas soutenir une vision privilégiant des considérations économiques à très court terme seulement.

Les députés du Parti québécois ont certainement lu les divers rapports du GIEC parus l'an dernier. Ils savent le caractère urgent de la situation planétaire sur le plan environnemental, ils savent aussi la nécessité absolue de protéger la planète en réduisant les émissions des gaz à effet de serre et, du même coup, la dépendance aux combustibles fossiles. Une pareille conjoncture nous interdit de penser et d'agir comme nous le faisions au siècle dernier. En ce sens, le culte du véhicule qui prévaut ne saurait durer. Il ne doit pas durer parce que c'est de la bêtise.

Il n'est plus à démontrer que la circulation des motoneiges détériore les milieux naturels en plus d'être une source de pollution sonore absolument abominable. Il est faux d'avancer, comme l'a fait Stéphane Bédard, que la cohabitation harmonieuse entre les raquetteurs, les skieurs, les promeneurs et les adeptes de la motoneige est tout à fait possible.

Comme citoyens, comme amateurs de plein air, nous souffrons de la présence des motoneiges dans les parcs, et ce, depuis belle lurette. La réalité est la suivante: les pétaradantes et puantes motoneiges (pas plus que les quads ou les motomarines, d'ailleurs) n'ont strictement rien à faire dans les parcs.

Au nom de ceux qui préfèrent la quiétude et la qualité de vie au vacarme et aux activités polluantes quelles qu'elles soient, je vous remercie de votre attention. Au nom du Regroupement québécois contre le bruit, j'espère vivement que nous pourrons compter sur vous dans ce dossier-ci, de même que dans d'autres dossiers à venir.