Les grands savent quand partir

Je ne sais pas qui a dit ça, mais ça sert bien mon propos. Ce n'est pas Jean Chrétien qui est fort, quoique je lui reconnaisse beaucoup de combativité, mais le Parti libéral qui, dans l'histoire du Canada, a été le plus grand des partis à diriger ce pays malgré les erreurs, surtout celle de 1982, qui doit être réparée si on veut sauver ce pays-là.

C'est parce qu'il n'y a pas d'opposition valable à ce parti. Chaque fois que les conservateurs ont pris le pouvoir, les pauvres sont devenus plus pauvres et la francophonie a été en recul. Et que dire de ce trouduc de Harper qui vomit sur la francophonie, le bilinguisme et les frontières du Québec?


René Lévesque et Jacques Parizeau, par conscience démocratique, sont partis trop vite. Trudeau est parti deux fois sans se faire prier. Mais Chrétien s'entête à rester, même si le Canada est de plus en plus vulnérable face aux Américains, même si la moitié du Québec a dit non à ce pays en 1995 et même si le sort du Québec au sein de la Confédération canadienne n'est toujours pas réglé. Le Canada a besoin d'un nouveau leadership pour sortir de l'impasse. Jean Chrétien doit comprendre que dans l'intérêt du pays et de son parti, il doit partir.