Le drame de la politique en milieu scolaire

En réaction à l'éditorial de Paule des Rivières intitulé «Pour des partis politiques scolaires».

Est-il pertinent de permettre la formation de partis politiques scolaires? À la CSDM, le débat n'est que théorique. En réalité, les regroupements existent déjà. Et l'unique souci que devrait être l'enfant y passe au second plan.


Pas plus tard que la semaine dernière, lors d'une réunion d'information à l'école, nous avons été instruits des règles de la «démocratie». L'une des deux écoles primaires du Mile-End doit fermer car il n'y a pas assez d'enfants. À la question: «Quels critères ont orienté le choix de la bâtisse pour l'école de quartier?», la réponse a été que le langage de la majorité (au conseil des commissaires, s'entend) avait parlé.


Les conséquences: neuf classes d'enfants en difficulté, provenant des deux écoles actuelles, devront quitter leur milieu d'appartenance car il n'y aura pas de place pour eux dans la bâtisse retenue.


Le choix inverse aurait permis de maintenir l'intégration de ces enfants avec leurs pairs des classes régulières.


La décision est politique. Notre commissaire, Louise Mainville, est dans l'opposition.


Le drame, c'est que c'est légal. La majorité «élue» décide. Le drame, c'est que personne ne s'en préoccupe.