Lettre - L'union civile

Depuis quelque temps et à diverses occasions, je reçois des messages ou des commentaires en lien avec le projet de loi 84 sur l'union civile, à la suite d'un article paru dans Le Devoir du 10 février 2002 faisant référence à certains propos tenus à ce sujet. Comme mes paroles ont été à plusieurs reprises mal interprétées, je me dois de clarifier certains points.

Tout d'abord, il ne s'agit pas d'un texte écrit par moi mais d'un entretien téléphonique dans lequel mon point de vue se résumait à ces quelques phrases répétées pour bien marquer l'essentiel: «Le modèle à suivre reste celui d'une famille avec un père et une mère. C'est le noyau fondamental, l'expérience la plus favorable. C'est de l'ordre du sacré. C'est un projet de vie appelé à porter la vie. La paternité et la maternité répondent à un appel de Dieu, et la famille, en ce sens, demeure la base de la société.»


À propos de l'expression «belle trouvaille», je l'ai utilisée avec une pointe d'ironie et sur un ton qui voulait dire tout le contraire de ce qu'on rapporte depuis. Cette expression n'est pas des plus heureuses, je l'admets bien volontiers, mais il faut la situer dans le contexte de l'entretien téléphonique.


Je dois préciser que c'est la seule fois où je me suis exprimé sur le sujet. Aussi, depuis, certains autres de mes propos n'ont pas été utilisés correctement, soit par manque de clarté de ma part, soit à cause de la rapidité avec laquelle s'est déroulée la conversation.


Jamais mon intention n'a été de parler dans le sens contraire de l'enseignement de l'Église et de ce que le Saint Père dit sur le couple et la famille. Je regrette que certaines ambiguïtés aient bouleversé des personnes, mais soyez assurés que, comme vous, je suis engagé pour soutenir la famille comme projet de Dieu.