Réplique ministérielle - Promesse respectée

Le 11 août dernier, dans les pages du Devoir, l'article «Une vache sacrée nommée CCB» signé par le journaliste Claude Turcotte faisait état de la décision du nouveau gouvernement du Canada de mettre fin au monopole de la Commission canadienne du blé (CCB) pour la commercialisation de l'orge dans l'Ouest canadien. M. Turcotte écrit que «l'Union des producteurs agricoles continue certainement de suivre ce dossier de près, craignant un effet de dominos éventuel. Si M. Harper apporte des changements à la CCB, sera-t-il tenté de faire un jour de même avec la mise en marché collective pour un certain nombre de productions dans l'Est?»

Ici, le journaliste doit faire référence aux productions agricoles gérées par le système de gestion de l'offre. Celles-ci sont surtout concentrées dans l'est du pays. La production laitière par exemple, se concentre majoritairement au Québec et représente l'une des cinq productions agricoles sous gestion de l'offre.

Regrettable

L'insinuation selon laquelle il existe un lien idéologique entre la libre commercialisation de l'orge et la gestion de l'offre est fausse et regrettable. La première n'a strictement rien avoir avec la seconde.

Si idéologie commune il y a, elle se reflète uniquement dans la volonté ferme du premier ministre Stephen Harper de tenir parole et de livrer la marchandise aux agriculteurs, en fonction de leurs besoins réels.

En effet, tout comme l'engagement électoral de mettre fin au monopole de la CCB pour la commercialisation de l'orge, le Parti conservateur s'était aussi engagé lors des dernières élections à défendre la gestion de l'offre au pays. Les deux promesses ont été respectées. Nous avons tenu parole.

Les agriculteurs et leurs représentants savent très bien que le nouveau gouvernement du Canada demeure déterminé à défendre la gestion de l'offre. Nos actions pour la défendre se sont multipliées depuis le début de notre mandat.

Des mesures concrètes et sans précédent ont été enfin prises après 13 longues années d'inaction libérale dans le domaine agricole et surtout pour les secteurs sous gestion de l'offre. Nous avons invoqué l'article 28 du GATT pour freiner l'importation de protéines laitières.

Nous avons aussi mis sur pied des normes de composition du fromage pour protéger les consommateurs. Enfin, nous avons mandaté nos négociateurs à l'OMC pour qu'ils défendent fermement nos industries sous gestion de l'offre.

Les actions de notre gouvernement pour soutenir la gestion de l'offre ont été applaudies par l'ensemble des intervenants québécois. Ceux-ci incluent Laurent Pellerin, président de l'Union des producteurs agricoles (UPA) et Marcel Groleau, président de la Fédération des producteurs de lait du Québec.