Lettres: Les Québécois et leur avenir

L'indépendance serait remise aux calendes grecques. Le peuple agonisera en 2075, selon Jacques Godbout. Je ne suis pas un «pur et dur» de la réalisation à court terme de la souveraineté.

Mais que de temps précieux a été perdu à ne pas expliquer les tenants et aboutissants de ce projet afin d'assurer la sauvegarde de notre nation! Il est peut-être trop tard pour aller de l'avant, c'est-à-dire relancer le débat. Mon pessimisme se fonde sur une société individualiste souvent complaisante et trop soucieuse de son bien-être immédiat. Les jeunes, les gens de la classe moyenne et les baby-boomers pensent, dans l'ensemble, à jouir le plus possible de la vie. Un peuple réagit au changement lorsqu'il a faim. Les Patriotes l'ont fait en 1837-38. La mondialisation commence à faire mal. Plusieurs d'entre nous vont bientôt se retrouver dans la dèche. Les militants souverainistes n'ont pas su expliquer depuis plus de 40 ans les causes et les conséquences de l'indépendance nationale, d'autant que ceux-ci vieillissent inexorablement et que la relève de la jeunesse n'est pas au rendez-vous. Quel défi pour vous, Mme Marois et le Parti québécois!

Les Québécois son frileux. Les souverainistes ne cessent de se perdre en tribulations et en chicanes fratricides. Soyons réalistes. Les Québécois ne connaissent pas leur histoire et, par voie de conséquence, les rouages principaux du système fédéral dans lequel ils vivent. Ils sont soumis à une information instantanée sans faire preuve d'esprit critique. Ils sont influencés par des sondages et plusieurs d'entre eux orientent leur vote en ce sens.

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