Lettres: Une pinacothèque pour l'édifice Saint-Sulpice

Je viens vous parler de l'édifice Saint-Sulpice, rue Saint-Denis. Il y a deux ans, il était vacant, ayant été vidé de ses livres. J'avais demandé que l'on en fasse une pinacothèque. Peu après, on apprenait que l'UQAM achetait l'édifice pour 2,6 millions. Mais, après cet achat, les administrateurs s'aperçurent que l'édifice en question se prêtait mal à l'usage qu'ils voulaient en faire (N'auraient-ils pas pu le voir avant de l'acheter?). Puis est venu l'énorme magouillage financier et administratif que tout le monde connaît. Bref, l'édifice Saint-Sulpice se retrouve malgré lui à la case départ: à nouveau, il est à vendre.

J'ose donc revenir à la charge. Oui, je voudrais fonder en ce lieu une pinacothèque, c'est-à-dire un endroit voué à l'exposition de peintures. Je dis bien: de peintures. C'est clair et ça exclut tout ce qui n'est pas peinture et dessin. Il n'en existe pas une seule encore au Québec.

Pourquoi une pinacothèque en cet endroit? Parce que ça va dans la continuité de la vocation de cet édifice qui a abrité dans le passé plusieurs expositions de peintres alors peu connus tels que Adrien Hébert ou Marc-Aurèle Fortin, pour ne donner que ces deux exemples. Cela prouve que ce bâtiment convient parfaitement pour ce genre de manifestation artistique.

Cette pinacothèque aurait une collection permanente, tout en organisant des expositions temporaires pour faire connaître avant tout les peintres du Montréal métropolitain et du Québec. J'y organiserais une exposition annuelle pour peintres indépendants, manifestation que j'ai déjà organisée moi-même dans le passé.

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