Lettres: Les 25-35 décideront du vainqueur

Le chef du Parti québécois est-il assez mature pour occuper le poste de premier ministre? Est-il assez intègre, avec son passé «trouble», pour y arriver? Et le Parti québécois est-il en position de remporter les élections du 26 mars? Dans les journaux, les médias, les radios, les sondages placent les libéraux devant les péquistes. Le chef du PQ est attaquable, soit, mais Jean Charest l'est-il moins?

Il faut comprendre que le PQ se retrouve dans une situation assez complexe. On lui reproche de se déchirer de l'intérieur, d'être dur à l'égard de ses chefs. Mais, à mon avis, c'est le prix à payer pour avoir une organisation démocratique saine. Les membres choisissent leurs candidats, ils choisissent leur chef, leur plate-forme.

Mais le PQ doit également conjuguer avec la génération 25-35 ans, ces jeunes qui, arrivés dans le monde du travail avec les acquis sociaux obtenus par les syndicats, ont peut-être l'impression que tout a toujours été rose. Ces jeunes parents qui sont tentés par le parti de Mario Dumont et l'alternative plus à droite qu'il leur offre.

Je pense que c'est cette génération qui décidera du prochain gouvernement du Québec. Pas que l'ADQ risque d'accéder au pouvoir, mais il divisera les votes et permettra peut-être à certains candidats libéraux de se tailler une place.

Que devrait faire le PQ pour conquérir une clientèle aussi critique à l'égard de ses politiciens? Faire à l'image du gouvernement de Harper. Il faut l'avouer, même si nous ne sommes pas en accord avec ses politiques, Harper propose et, surtout, exécute. Le Parti québécois devra, pour amener dans ses rangs cet électorat versatile, proposer des mesures concrètes à l'égard des familles et des gens de la classe moyenne. Dumont propose 100 dollars par semaine pour les enfants d'âge préscolaire qui ne fréquentent pas la garderie? Le PQ doit analyser les finances et faire des propositions semblables. [...]

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