Lettres: Et l'essentiel ?

Lorsque Bernard Landry a accepté d'être chef du PQ, il a déclaré ceci: «C'est à moi qu'il revient désormais de réaliser la souveraineté du Québec.» Plus tard, sur un coup de tête, dans un mouvement d'orgueil mal placé, il a démissionné de son poste et a renoncé à son destin. Mal lui en prit, et l'on dit qu'il s'en repent amèrement. Les événements des derniers jours en témoignent. Mais si Bernard Landry veut reprendre du service, qu'il se présente à une élection. En attendant, qu'il avale sa pilule.

Quant aux militants du parti, ils ont préféré André Boisclair à Pauline Marois pour remplacer le chef démissionnaire. Certains semblent s'en mordre les doigts et la déroute actuelle les justifie d'accabler un chef dont le comportement, admettons-le, en laisse plus d'un perplexe.

Le drame de tout ce théâtre, c'est que les hommes qui en sont les acteurs passeront pour avoir négligé l'essentiel, soit l'absolue nécessité pour le Québec et le Canada de défaire un lien constitutionnel qui ne profite ni à l'un ni à l'autre et de fonder deux pays souverains amis. Tel est l'enjeu. L'heure est à la cohérence des idées et à la solidarité de tous ceux qui croient en la souveraineté du Québec et en l'avenir d'un vrai pays de langue et de culture françaises en Amérique du Nord. Tout le reste est vanité.

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