Lettres: Je me souviens...

Dans une lettre que Le Devoir a publiée le 30 janvier dernier, Diane Bélanger s'indignait de ce que M. Harper fasse référence au 400e anniversaire du Canada plutôt qu'au 400e anniversaire de la ville de Québec (Le Devoir, «Une erreur de date... », page A 6). Je m'indigne aussi de ce que le fédéral récupère l'événement et se l'approprie. Cependant, contrairement à Mme Bélanger, je déplore aussi le fait que la Ville de Québec et le comité organisateur des célébrations du 400e réduisent l'événement à l'anniversaire d'une ville, comme on le ferait pour n'importe quelle municipalité du Québec.

La fondation de Québec par Champlain constitue l'acte fondateur de notre nation. C'est le point de départ de la colonisation française en Amérique, c'est le début de l'aventure de tout un peuple sur ce continent. En 1608, Champlain a voulu fonder un établissement permanent qui marquait la présence française en Amérique et devenait le point de départ pour la colonisation du continent. Cet événement n'est absolument pas de même nature que la fondation des autres villes et villages du Québec.

En 2004, l'Acadie fêta son 400e anniversaire et non pas l'île Sainte-Croix, lieu du premier établissement. En 2007, les Américains fêtent leur 400e anniversaire («America's 400th») et non pas le 400e anniversaire de Jamestown. Qu'est-ce qu'on attend pour donner à l'événement le sens qu'il mérite et reconnaître l'importance qu'il a eu pour tout le Québec?

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