Lettres: Tout le monde tout nu !

Il y a de la folie dans les médias. Afin de régler le problème des accommodements raisonnables, je suggère qu'on établisse des périodes pour chaque culture et chaque religion, et également pour les athées. Qu'on divise le calendrier et qu'on alloue du temps à chacun. Une semaine, on porterait tous la djellaba. La semaine suivante, le tchador. La suivante, la soutane, puis le kimono, la toge, la ceinture fléchée, la minijupe. Et une semaine par année, on se retrouve tous et toutes tout nus.

L'été, on organiserait un grand festival de la diversité, un genre de rencontre médiévale où tout le monde se promènerait à poil à Hérouxville. Une semaine juive, une musulmane, une chrétienne, une protestante, une mormone, un potlach amérindien: on les passe toutes et, chaque jour, on célèbre une fête différente. Le party à l'année. Et qui finance tout ça? Ça va se financer tout seul. Bienvenue au grand bal populaire Shalom et Shilum. Comme dirait Richard Desjardins: «Allah est grand, Bouddha est gros, in God we trust, others pay cash.»

Pour ce qui est de ma religion, c'est celle de la folie, et là, tout le monde va s'habiller de couleurs vives et se mette à créer de la poésie, de l'amour, du rock'n'roll. Je réclame, au nom de ma différence, le droit de ne pas travailler et de me faire vivre par la société. Je réclame le droit à la paresse.

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