Lettres: Un rapport Grenier sans délai, svp!

Qu'attend le commissaire Bernard Grenier pour mettre un terme à son enquête sur les manoeuvres d'Option Canada au référendum de 1995?

Est-il possible qu'il attende lui aussi après les élections que le premier ministre Jean Charest s'apprête à déclencher en 2007? Les trois prolongations successives obtenues pour son rapport au Directeur général des élections laissent planer une très mauvaise impression sur les motifs de ces reports.

Au nom de la simple démocratie et du respect dû aux électeurs par le commissaire mandataire et son mandant, le Directeur général des élections, il devrait apparaître particulièrement urgent que la solution judiciaire ou politique de faits présumés aussi grossiers et survenus il y a plus de 11 ans soit publiée et connue des électeurs, au moins avant que le «chef du NON de 1995», Jean Charest lui-même, ne puisse organiser une autre fois sa propre réélection.

Il y a là un sérieux problème de crédibilité et de conflit d'intérêts que les reports ont amplifié. Une réflexion de La Rochefoucauld énonce que «les vertus se perdent dans l'intérêt comme les fleuves se perdent dans la mer». Il nous faut donc le rapport Grenier sans délai ou, à tout le moins, un rapport intérimaire.

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