Lettres: Maya Lightbody, 1933-2006, peintre et céramiste

La dernière semaine de décembre nous apporte un bilan des personnalités qui nous ont quittés durant l'année. Parmi les artistes en arts visuels de ce triste épilogue annuel, nous devons signaler au Québec le départ discret, en juin dernier, de Maya Lightbody, peintre, graphiste et céramiste.

Maya Lightbody, née Maria Smodbowska, vit le jour à Lwow, en Pologne. En octobre 1951, elle émigre au Canada et s'établit à Montréal où, pendant trois ans, elle étudie à l'école du Musée des beaux-arts. Par la suite, elle participe à de nombreuses expositions tant au Canada qu'aux États-Unis, remporte deux premiers prix en graphisme aux expositions de la province de Québec et un premier prix d'artisanat de la Ville de Montréal. Boursière du gouvernement du Québec, elle représente le Canada au Symposium international de céramique à Gmunden, en Autriche.

En 1963, elle s'installe avec sa jeune famille dans les Cantons-de-l'Est. Son aptitude en gestion la mène à collaborer activement, avec d'autres collègues, à la mise sur pied d'initiatives voulant rapprocher artistes et collectionneurs. La Coopérative d'artisanat farfelu de Montréal et de Sutton, le Tour des arts des Cantons-de-l'Est et l'exposition annuelle CeraMystic sont autant d'activités auxquelles elle s'est dévouée. Maya Lightbody laisse derrière elle non seulement un corpus d'oeuvres exceptionnelles mais aussi un legs d'initiatives sociales que nous nous devons de souligner.

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