Lettres: Une école laïque pour tous

Il n'y a pas si longtemps, les Québécois se sont donné un système d'éducation laïque pour tous. Dans la plupart des anciens collèges classiques devenus des cégeps ou des universités, on a éliminé ou transformé les chapelles pour ne pas léser les subtilités ou les croyances de chacun.

Les différents mouvements laïcs, les journalistes et les animateurs de la presse écrite et électronique ont combattu en faveur de cette école laïque québécoise affirmant, avec raison, que la religion était une affaire personnelle et que la pratique devait se faire dans la famille, dans les églises, les temples et autres endroits réservés aux différentes pratiques religieuses. Afin de recevoir les étudiants de toutes cultures et religions, nous avons transformé les chapelles (qui faisaient de notre patrimoine religieux) de nos anciens collèges classiques devenus des institutions collégiales et universitaires pour accueillir les nouveaux «arrivants» québécois. En vertu de quel principe doit-on, aujourd'hui, tolérer des «lieux de prière» pour les musulmans qui font des études dans nos institutions scolaires?

En 2006, où sont passés tous ces mouvements et tous ces mêmes journalistes et animateurs? Qu'attendent-ils pour hurler aussi fort que dans le temps alors qu'ils réclamaient une école laïque pour tous?

Pourquoi sommes-nous forcés de tolérer les intégrismes religieux des autres (les nouveaux «arrivants») alors que nous avons jeté par-dessus bord la religion héritée de nos ancêtres? D'accord pour la tolérance et l'intégration des nouveaux «arrivants» et, surtout, d'accord pour partager leurs cultures. C'est un enrichissement pour le Québec. Mais la stupidité, non!

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