Lettres: Combattre la pauvreté pour construire la paix

Plusieurs se félicitent que la politique étrangère devienne enfin un enjeu lors de la prochaine campagne électorale, parce que nous ne sommes pas tous d'accord pour envoyer nos pauvres soldats se faire tuer en Afghanistan.

Et que dire de cet autre enjeu fondamental: un enfant meurt toutes les trois secondes d'une cause reliée directement à la pauvreté? Plus d'un milliard de personnes vivent dans une pauvreté abjecte, subsistant à peine avec moins d'un dollar par jour. Six millions de personnes meurent chaque année du sida, de la tuberculose ou du paludisme. Durant la dernière campagne électorale, M. Harper s'était engagé non seulement à maintenir la promesse (libérale) d'augmenter de 8 % par année l'aide internationale du Canada, mais aussi à y ajouter 425 millions et à prendre des mesures pour que le Canada rejoigne la moyenne de l'OCDE dans ce domaine. Mais le sujet de l'aide canadienne à la lutte globale contre la pauvreté a disparu du programme du gouvernement conservateur. Aucune mention n'a été faite par le ministre des Finances lors de son énoncé d'octobre dernier. M. Harper n'a pas voulu se présenter à la conférence internationale contre le sida à Toronto. Et son gouvernement n'a pas daigné augmenter son soutien aux programmes de microcrédit, même si nous avions la visite du professeur Yunus, son inventeur, qui a reçu le prix Nobel de la paix 2006! Eh oui, combattre la pauvreté est un élément fondamental pour construire la paix. Pourtant, le surplus fédéral était de 13 milliards l'an passé! Alors, M. Harper, allez-vous tenir vos promesses?

Mario Renaud

Gatineau, décembre 2006

L'auteur de cette lettre est membres-fondateurs du tout nouveau Regroupement québécois contre le bruit (RQCB), qui a pour mission centrale de lutter contre la pollution sonore du Québec et pour objectif premier d'améliorer notre qualité de vie.