Lettres: Qui dirige ?

Qui dirige le ministère québécois de l'Environnement, le ministre ou Greenpeace? Voilà la question que je me suis posée en regardant la conférence de presse à Nairobi de monsieur Steven Guilbault de Greenpeace, entouré des représentants du Parti québécois, du Parti libéral du Canada et du ministre Claude Béchard.

Pourtant, à Nairobi, les délégués ne peuvent s'entendre pour revoir les objectifs de Kyoto, car les données scientifiques sont jugées insuffisantes. Il est curieux que l'on puisse nous annoncer des catastrophes climatiques alors que les météorologues ont du mal à nous donner l'heure juste sur la météo dans quelques jours. Par contre, il est prouvé scientifiquement que la vapeur d'eau crée un effet de serre dix fois plus puissant que le gaz carbonique (CO2).

Le fait d'ériger des barrages à la baie de James et à la Manicouagan ou de harnacher les rivières de la Côte-Nord contribue à créer plus de gaz à effet de serre que l'usine Laprade, les incinérateurs municipaux, les usines de pâtes et papiers et les raffineries de tout le Québec réunis. Il y a de quoi faire se retourner dans leurs tombes messieurs René Lévesque et Robert Bourassa, deux grands défenseurs d'Hydro-Québec et de son hydroélectricité.

Si nous suivons ces messieurs Guilbault et Béchard dans leur raisonnement, enlevons nos barrages et installons des éoliennes partout au Québec pour produire de l'électricité propre. Ainsi on aura un plan québécois qui respectera les échéances de Kyoto et permettra aux manchots de l'Antarctique de voir rapetisser leur banquise moins vite...

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Fernand Trudel

Québec, le 14 novembre 2006

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