Lettres: Les fenêtres du YMCA

Le problème des fenêtres givrées du YMCA du Parc a suscité de nombreuses réactions à la radio et dans la presse. J'aimerais apporter mon point de vue sur la question.

Je prends des cours de tai-chi depuis plus de deux ans au Y dans la salle où se trouvent les fenêtres «litigieuses». Lorsqu'on passe près des fenêtres pour y déposer des effets personnels avant le cours, il était fort possible de voir ce qui se passe dans les cours, en contrebas, de l'autre côté de la ruelle. Cela semble être un lieu de détente où, parfois, des juifs hassidims se regroupent, discutent ou grillent une cigarette.

Par contre, il était très difficile (à mon avis) de voir ce qui se passe dans notre salle d'entraînement. Cette salle est située au deuxième étage, qui est très haut. On l'atteint après trois volées de marches. Si nous étions à quelques pieds des fenêtres, il n'était pas possible depuis cette ruelle de voir nos costumes, le centre du litige. À mon avis, le problème n'est pas politico-religieux, mais concerne le droit de regard d'une fenêtre du deuxième étage sur une cour privée.

Ces fenêtres ayant été transparentes depuis plus de 10 ans, je crois qu'il n'y a pas de base juridique pour imposer des fenêtres givrées dans ce local. Ce que je n'aime pas dans cette affaire, c'est de faire hypocritement porter le blâme sur notre prétendue «indécence».

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Hélène Bruderlein, Montréal, le 8 novembre 2006

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