Démission du ministre de la Justice - «Cette décision me désole profondément»

C'est avec regret que je reçois la démission de M. Paul Bégin, à la fois à titre de ministre de la Justice, Procureur général du Québec et membre du caucus du Parti québécois. Cette décision me désole profondément. Je voudrais en premier lieu lui rendre hommage et le remercier pour le travail qu'il a accompli au Revenu, à la Capitale nationale, à l'Environnement et à la Justice. Son professionnalisme, sa collaboration dans de nombreux dossiers et son engagement pour la cause du Québec méritent d'être soulignés.

Parmi les raisons qu'il a évoquées pour expliquer sa décision, M. Bégin mentionne sa déception devant le manque d'ardeur du gouvernement à faire la promotion de la souveraineté et le fait qu'il n'a pas accepté la nomination d'un médiateur dans le conflit opposant le gouvernement et les substituts du procureur. Je peux comprendre son impatience en ce qui concerne la souveraineté du Québec, mais je demeure convaincu qu'il faudra tenir un référendum quand nous aurons les chances de le gagner. Je tiens à préciser que l'objectif de la souveraineté demeure mon souhait le plus cher et aussi celui de notre formation politique, le Parti québécois. Cependant, avant d'engager notre nation dans cette voie, il faut s'assurer d'avoir l'appui de la population, car ce sont les intérêts de l'État québécois qui doivent primer sur nos actions.

À cet égard, depuis le dernier conseil national, le Parti mène des actions concrètes sur le terrain pour faire la promotion de la souveraineté. Je termine une tournée des conseils régionaux et je trouve que la mobilisation à laquelle nous avons convié nos membres va bon train. Nous ferons le point sur ce sujet au Conseil national du 29 et 30 novembre prochain.

Je tiens à exprimer mes remerciements à Paul Bégin pour sa compétence et son enthousiasme à offrir des services de grande qualité à la population.